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Heureuse et blasée

Ouest canadienPar Ariane Néron Lapointe, étudiante au Baccalauréat en science politique

Hello everybody!
J’ai traversé le deuxième plus grand pays du monde pour me retrouver nez à nez avec de l’anglais par-dessus la tête et j’y ai jeté l’ancre pour cinq semaines. En visitant les recoins de la Colombie-Britannique et en me conformant à un cadre d’apprentissage rigoureux, j’ai pu perfectionner mon anglais, et si je suis bien loin de l’enviable bilinguisme, j’ai toutefois acquis une confiance qui me faisait défaut dans l’apprentissage de cette langue. Y étant immergée, j’ai vu mes faiblesses, mes limites, et cela m’a permis de les dépasser. Désormais, j’ai vaincu, du moins partiellement, ce qui jusqu’ici m’avait nuit le plus dans l’atteinte de mes buts.
Après les cours, les travaux et les sorties, je ne me suis toutefois pas fait prier pour revenir dans mon coin de pays. En vérité, Explore m’a aidé à acquérir une nouvelle confiance, mais n’a pas comblé la voyageuse en moi. L’Ouest c’est beau, l’Ouest c’est différent, mais l’Ouest ne m’a pas dépaysé. Peut-être l’ai-je un peu trop analysé avec mon bagage en science politique? Qui sait!

Par ailleurs, la Colombie-Britannique m’a quelque peu épuisée. À vouloir rentabiliser mon temps entre l’école et les nombreuses activités offertes par le programme, j’ai décroché. C’est en décrochant que j’ai pu rencontrer des gens extraordinaires qui, je l’espère, resteront plus que de simples connaissances, car ils ont façonné une nouvelle partie de moi, plus mature et plus réfléchie. Une partie de moi qui aimerait plus souvent lâcher prise.

Je crois que tout étudiant devrait vivre l’aventure Explore car cette expérience fait grandir, et ce, peu importe l’âge que l’on a. Maintenant, que j’ai vu, que j’ai connu et que j’ai vaincu l’Ouest canadien, il est temps pour moi de me reposer et d’essayer de me motiver pour mes cours d’été… ☺

L’Envie

AvionPar Ariane Néron Lapointe, étudiante au Baccalauréat en science politique

L’envie est un sentiment qui tient nos vies. Pour ma part, c’est l’« intelligence » qui me fait envie. C’est ma plus grande faiblesse. Qu’un homme puisse créer de l’imprévu et du superbe à travers une quelconque forme d’expression – livre, article, film, conférence – me met dans tous mes états, ça me bouleverse littéralement. Bref, cela me fait envie, car ça me confine à ma propre médiocrité; loin d’être médiocre, je ne peux me contenter de peu. Je suis toutefois conscience des contingences historiques et des particularismes humains qui composent et influencent notre époque et pourtant. Cet été, j’ai donc fait le choix (certaines contingences obligent!) de refouler en moi cette fascination que j’éprouve envers bon nombre d’intellectuels en passant l’été à m’imprégner de leur « intelligence » et à être plus que jamais bouleversée.
La vie va parfois trop vite et l’on y néglige certains aspects : des bancs de l’université à notre travail étudiant, on profite de moments par-ci, par-là, pour donner un sens à notre vie. Cet été sera donc égoïstement créateur de sens pour ma part. À moi les livres, les musées, les dessins, les films, et j’en passe. Il est grand temps que je mette mon intelligence à jour ! Pour les quatre prochains mois, c’est le luxe que je veux et que je peux m’offrir pour arrêter d’être envieuse, et ce, tout en faisant des cours d’été, car comme je vous le disais dans mon article précédent, on n’échappe jamais à l’université… Qui sait? Peut-être que ce sont les autres qui m’envieront de savourer l’« intelligence de ces hommes et de ces femmes qui nous font envie par leur vivacité sur les plages du Lac-Saint-Jean, au cœur de la métropole québécoise ou encore au sommet des Rocheuses canadiennes. J’avais oublié de vous préciser que je participe au programme Explore! Je pars donc en Colombie-Britannique pour perfectionner mon anglais; la capacité à comprendre une langue et à pouvoir jouer avec elle, ce qui n’est pas mon cas, m’a toujours (trop) fait envie. Je dois maintenant y aller, mon avion m’attend!
Bon été et au plaisir de vous faire envie!

Étudier, d’un océan à l’autre

avion-de-ligne-avec-la-terre-9487055Par Hugo Deschênes, étudiant à la Maîtrise en informatique (profil professionnel)

L’UQAC est une institution reconnue pour son ouverture sur le monde. Des gens d’une panoplie d’universités étrangères viennent étudier ici pour diverses raisons : pour obtenir un diplôme québécois, pour apprendre une nouvelle langue, ou encore pour l’aventure, tout simplement. Ce fait est bien connu de la population. Ce qui est plutôt moins connu, c’est d’effectuer le chemin inverse : au lieu de voir des gens d’une autre nationalité venir à nous, d’aller les voir dans leur milieu. Chez eux. Devenir, à notre tour, un étranger.

« One’s destination is never a place, but a new way of seeing things. » – [Henry Miller]

Henry Miller est un romancier du XXe siècle préconisant la liberté de vivre sa vie. C’est lui qui a apporté la citation précédente, mentionnant que la destination de l’un n’est pas un lieu, mais un nouveau chemin pour ouvrir son esprit, voir ce qui nous entoure avec nouvelle perspective. En quelque sorte, les échanges étudiants inter-universités est le meilleur moyen pour nous d’ouvrir notre esprit. D’aborder les problèmes auxquels on fait face avec un point de vu différent. Ce concept est indéniable, peu importe la discipline. On ne le réalise pleinement que lorsque l’on s’immerge dans une toute nouvelle culture. Effectivement, différentes nationalités ont une culture différente, et aborde les éléments qui nous entoure d’une manière plus ou moins similaire. Peut-être pas drastiquement différente, mais sous un angle tout de même légèrement divergent.

Aller étudier à l’étranger est en soi une preuve d’ouverture d’esprit, mais surtout une déclaration de courage. Plusieurs n’oseront pas aller à l’étranger, car ceci va à l’encontre de leur zone de confort. Il n’y a rien de mal à cela, seulement une préférence pour la stabilité. C’est un choix tout à fait respectable. À l’opposé, certaines personnes ont besoin de relever un défi, d’aller s’immerger dans une culture totalement différente. N’est-ce pas une preuve de courage que d’accepter d’intégrer une culture différente de la nôtre, dans un milieu où l’on ne connait personne, et acceptant de se faire juger au moindre coup d’oeil? Et pourquoi ce jugement? Parce que nous sommes différents des autres. Nous nous sommes imprégné s d’une culture dès notre enfance, et cette culture reste avec nous lorsque nous traversons l’océan. Elle transparait dans nos gestes, nos paroles, et nos réflexions. C’est cette culture s’exprimant à travers nous qui se fait juger. Grâce aux réseaux sociaux et à l’Internet, les gens s’informent davantage des autres cultures. Nous prenons de plus en plus conscience de la diversité culturelle sur notre planète.

Et grâce à cette prise de conscience, nous, étudiants, avons la possibilité de vivre une aventure inoubliable de l’autre côté de l’Atlantique.

Hugo Deschênes
Étudiant qui fera la première session de son doctorat à Reims, France

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Pour connaître les aventures de Sheilany en Islande, vous pouvez lire son blog ici.