Archives pour l'étiquette vedette

Kinésiologie et épigénétisme, un lien étroit

Par Baptiste Hagège, étudiant au Baccalauréat en kinésiologie

Dans une époque où notre système de santé privilégie largement l’économie pharmaceutique à la santé humaine, il est essentiel d’adopter le plus possible un comportement autonome et indépendant. L’activité physique est un précurseur pour un corps en santé physique, mentale et émotionnelle. Le professeur Carl Johan Sundberg (chef d’équipe au Karolinska Institutet de Stockholm) travaille à résoudre cette affirmation : « Il est couramment admis que l’activité physique améliore l’état de santé, la qualité de vie et la longévité, mais les mécanismes impliqués dans ce lien restaient incertains ». Dans une étude parue en décembre 2015 dans la revue Epigenetics, l’équipe du chercheur prouve que l’exercice physique régulier a un effet au niveau épigénétique, dans le noyau des cellules musculaires.

Qu’est-ce que l’épigénétique ? C’est un phénomène qui explique l’impact de l’environnement sur l’expression des gènes. L’épigénétique va à la fois jouer le rôle d’inhibiteur et d’activateur du gène à travers la traduction protéique. Ce processus est dépendant de facteurs environnementaux comme l’alimentation, l’âge, la pratique d’un sport, l’exposition aux polluants… Ainsi l’état de santé d’une personne est modulé par l’épigénétique.

veloLes chercheurs se sont intéressés à la méthylation de l’ADN (assemblage d’atomes se fixant à un gène et qui le rend plus ou moins sensible aux signaux biologiques). Ils ont entrainé 23 jeunes hommes et femmes 45 minutes, 4 fois par semaine, et pendant 3 mois. Les sujets ont pédalé avec seulement une seule jambe, l’autre jambe était celle de contrôle. Les résultats nous montrent d’énormes différences dans les cellules musculaires entre les deux jambes au niveau de plus de 5000 sites d’ADN (impliqué dans la formation des muscles, l’apport d’énergie, les mécanismes inflammatoires et les processus immunologiques).

« De telles informations peuvent servir de base à de nouvelles études sur le traitement de pathologies courantes, comme le diabète et les maladies cardio-vasculaires ». (Matthias Baudot doctorant en physiopathologie cardiaque à l’Institut de génomique fonctionnelle de Montpellier)

« Et comme les phénomènes épigénétiques sont propres à chaque individu, leur étude peut aussi mener à des thérapies plus personnalisées », ajoute-t-il.

« Des différences propres aux deux sexes ont ainsi été observées par l’équipe, ce qui pourrait être d’une grande importance pour développer des traitements spécifiques au genre » (Carl Johan Sundberg).

Une autre étude dirigée par la Pr Charlotte Ling, de l’université de Lund à Malmö (Suède) démontre qu’après six mois d’activité physique régulière, les gènes des cellules adipeuses du corps fonctionnent dans un sens plus favorable à la santé.

« C’est la première fois que l’on démontre que l’exercice physique, à raison de deux séances par semaine pendant six mois, peut modifier la méthylation de plus de 7 000 gènes contenus dans les cellules adipeuses d’hommes d’âge moyen » explique au Figaro la Pr Charlotte Ling,

Une amélioration qui se voit aussi dans des paramètres plus classiques, ajoute la chercheuse: « Réduction du rapport taille-hanches, augmentation de la condition physique, diminution de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque ». Pour le Pr Amouyel, « le profil de risque cardiovasculaire s’améliore indéniablement », mais il est trop tôt pour tirer des conclusions en ce qui concerne les modifications observées sur les gènes impliqués dans l’obésité et le diabète.

Le rôle du kinésiologue sera de sensibiliser la population obèse ou à risque des méfaits de cette pathologie sur leur santé ainsi que sur celle de leurs futurs enfants. De plus ils arriveront à créer un programme adapté physique et motivationnelle afin que la perte de poids soit durable et maintenue.

L’AEI se démarque à nouveau !

Logo AEIPar Alain Zingongo, étudiant au Baccalauréat en génie civil

Il y a plusieurs mois que l’Association des Étudiants Internationaux (AEI) a proposé des activités visibles à la vie estudiantine de l’Université du Québec à Chicoutimi.

En mars dernier,, l’Association a renoué avec son habitude, celle de nous proposer des activités culturelles. Le 8 mars 2016, lors de la Journée de la femme, en l’honneur de cette merveilleuse journée, une démonstration de salsa et de kizomba a été organisée au centre social.  Le samedi 19 mars 2016, une deuxième activité a été proposée, soit une sortie à l’Éternel spa. La communauté des étudiants internationaux est en train de retrouver son creuset d’échanges et d’intégration dans le monde universitaire de Chicoutimi.

Présidente AEI
La présidente de l’Association des Étudiants Internationaux, Mme Yanice Retory

Approchée, la présidente de l’AEI, madame Yanice Retory, nous donne quelques informations du comité exécutif qu’elle dirige.  « Bien qu’il n’y ait pas eu d’activités socio-culturelles proposées aux étudiants par l’AEI ces derniers mois à l’UQAC, le comité exécutif a eu besoin de ce temps pour approfondir ses démarches de réflexion dans le souci d’assurer la pérennité de l’organisme. Nous sommes dans une démarche d’ouverture et de partage. Des étudiants peuvent nous soumettre des idées de projets ou même des projets prêts à être exécutés visant la fédération et l’intégration des étudiants internationaux ou favorisant l’expérience estudiantine au sein l’UQAC. L’une des missions de l’AEI étant de dynamiser la vie du campus par les diversités que nous constituons, tous les projets entrant dans ce cadre sont les bienvenus. Une série d’activités surprises sont prévues pour les étudiants internationaux à la rentrée d’automne 2016 ».

Pour un retour, c’en est vraiment un.

Avant de terminer ce blogue, il m’importe de remarquer que le dernier virage de la session d’hiver a commencé. Les salles de travail de la bibliothèque se remplissent à une vitesse remarquable. À certains moments de la semaine, pour avoir un local de travail avec un tableau, il faut s’y prendre tôt. Bon succès à nous !

Voici des liens de l’AEI. Vous êtes attendus !

 

Facebook: https://www.facebook.com/AEIUQAC/?fref=ts

Courriel : cexaeiuqac@gmail.com

Journée d’observation dynamique – la physiothérapie en soins intensifs

Par Philippe Ouellet, étudiant au Baccalauréat en sciences de la réadaptation (physiothérapie)

L’été dernier, j’ai eu la chance d’aller suivre une physiothérapeute au CHUS durant une journée complète. Celle-ci était spécialisée en soins intensifs. Je sais que plusieurs d’entre-vous doivent se dire :
« Ah oui ? Des physiothérapeutes en soins intensifs ? Ce n’est pas des médecins et des infirmières qui s’occupent des patients ? »

Eh bien, je vous annonce que le physio aussi peut faire partie de cette équipe ! Ils ont fait leurs preuves et sont de plus en plus recrutés dans les hôpitaux à l’intérieur de ce département.

En seulement huit heures, j’ai pu voir divers patients. En soins intensifs, on y voit des traumas, des suivis post-op, des infections aiguës, des AVC graves et j’en passe! Ça bouge, c’est dynamique et on marche toute la journée entre les patients. On lit les dossiers médicaux et c’est impressionnant de voir toutes ces radiologies, fractures complexes, médications étranges et interventions chirurgicales réalisées. Autre fait intéressant, la profession est davantage médicalisée dans ce milieu, c’est-à-dire que les patients présentent plusieurs problèmes complexes à la fois, sont sous haute médication et en surveillance constante des paramètres vitaux.
Étant étudiant en physio, j’ai moi-même été surpris de voir les nombreuses applications que la profession a sur les soins de santé en aigu. Dans le concret, je vous donne les grandes lignes de pratiques que j’ai pu observer en cette journée fort inspirante.

D’abord, le physiothérapeute contribue aux enseignements faits par l’ensemble des professionnels de la santé afin de diminuer la durée des séjours à l’hôpital et permet d’éviter certaines complications. Par exemple, il peut donner des conseils d’exercices circulatoires pour diminuer les risques de thrombophlébite (qui peuvent mener à un AVC ou encore à une embolie pulmonaire). Sinon, comme les patients en soins intensifs sont parfois hospitalisés longtemps, on a besoin de prévenir un phénomène qui s’appelle l’alitement. Celui-ci est présent lorsque l’on reste inactif, ce qui fait en sorte que notre condition musculaire, neurologique et cardio-respiratoire se détériore. Par exemple, un patient s’était fait retirer un poumon au complet à cause d’un cancer. La physio lui a donc donné quelques exercices respiratoires pour qu’il puisse optimiser la ventilation du poumon qu’il lui restait et ainsi faciliter l’expectoration (ce qui permet de diminuer le risque de pneumonie). Par ailleurs, le physiothérapeute peut également examiner les patients de façon à identifier, s’il y en a, des problèmes majeurs à la suite d’un accident traumatique. Il peut également déterminer si le patient a des séquelles neurologiques ou non et le physio décrit les principaux problèmes, informations qui seront par la suite transmises là l’équipe qui va prendre en charge le patient lorsque ce dernier sortira des soins intensifs. Cette équipe pourra ensuite se consacrer à la réadaptation du patient et le retour à un mode de vie le plus normal possible !

Tout ça pour dire que j’ai adoré cette journée et que j’espère qu’elle vous inspirera aussi !

A+, Phil.O