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Optique

Les mots tels que ‘’vacances’’ et ‘’congés’’ signifient beaucoup pour un étudiant. Ils impliquent que désormais nous pourrons nous lever à midi si cela nous chante, de profiter de tous les petits moments et non de se bousculer pour tout faire, se coucher tard parce qu’on a écouté un film et non parce que l’on a étudié, lire un livre par plaisir et non par obligation.

Revenir à l’université après avoir profité grassement de ses mots implique toute autre chose. On peut donc recommencer à magasiner pour des cahiers de notes et des stylos effaçables, se lever à 7h tous les jours de la semaine, et pour les filles recommencer à chérir le cache-cernes.

Décrit comme tel, le retour est pénible, mais ce n’est pas le cas. On recommence notre routine, nos petites habitudes. On a rechargé les piles d’énergie, maintenant, il est temps de se remettre à travailler. Et c’est sincèrement gratifiant de savoir que ce que l’on a appris il y a quelques semaines est une suite dans nos autres cours. Au final, tout ce temps investi est bénéfique. Voilà une des majeures raisons pour lequel c’est super de revenir à l’université.

Ce ne sera jamais du temps perdu d’apprendre.

Sandrine

Stage en science politique

photo ordiPar Ariane Néron Lapointe, étudiante au Baccalauréat en science politique

Lorsque Nicolas de Machiavel écrivait « tout n’est pas politique, mais la politique s’intéresse à tout », je crois qu’il faisait indirectement allusion aux méandres de mes étés, de mes automnes, de mes hivers et de mes printemps. En effet, chaque session, je retourne à mes vieux « patterns » et cet été n’en fait pas exception. Depuis trois mois, j’ai accepté le fait que la science politique s’immiscerait dans ma vie, et ce, sous les plus beaux jours de l’année.
Lorsque je me suis inscrite au Stage en science politique pour la première fois, j’étais en première année de Baccalauréat. Cette année-là, le Stage avait lieu en Russie et je devais le compléter par un court travail d’une trentaine de pages traitant d’un sujet touchant ce pays. Un jeu d’enfant lorsque j’y repense! En mai, ayant oublié les nuits blanches et les excès de cafés de la dernière session, je me suis inscrite au Stage en science politique pour la seconde fois. Ce faisant, j’ai été bien naïve. Loin de l’ambiance idyllique de Moscou et de Saint-Pétersbourg, je suis confinée, avec mes coéquipiers, dans un travail sur la politique québécoise. Si le Stage s’avère fort intéressant puisqu’il nous montre les dessous de la recherche scientifique et nous en apprend beaucoup sur notre réalité provinciale, il n’est pas des plus motivant lorsque le soleil pointe le bout de son nez. Entre les statistiques, les analyses et le rapport écrit que nous devons remettre début août, je dois garder en tête que je suis en vacances. Il n’est pas facile de combiner les plaisirs de l’été – soleil, plage, etc. – avec les responsabilités scolaires. Pourtant, nous sommes nombreux à en faire l’expérience chaque année et nous y survivons. En espérant que j’y survive, encore une fois, pour pouvoir finir mon baccalauréat cet automne et recommencer l’expérience l’été prochain (misère!). Pour l’instant, je vous laisse sur une photo de mon paysage estival.

Ariane Néron Lapointe

Heureuse et blasée

Ouest canadienPar Ariane Néron Lapointe, étudiante au Baccalauréat en science politique

Hello everybody!
J’ai traversé le deuxième plus grand pays du monde pour me retrouver nez à nez avec de l’anglais par-dessus la tête et j’y ai jeté l’ancre pour cinq semaines. En visitant les recoins de la Colombie-Britannique et en me conformant à un cadre d’apprentissage rigoureux, j’ai pu perfectionner mon anglais, et si je suis bien loin de l’enviable bilinguisme, j’ai toutefois acquis une confiance qui me faisait défaut dans l’apprentissage de cette langue. Y étant immergée, j’ai vu mes faiblesses, mes limites, et cela m’a permis de les dépasser. Désormais, j’ai vaincu, du moins partiellement, ce qui jusqu’ici m’avait nuit le plus dans l’atteinte de mes buts.
Après les cours, les travaux et les sorties, je ne me suis toutefois pas fait prier pour revenir dans mon coin de pays. En vérité, Explore m’a aidé à acquérir une nouvelle confiance, mais n’a pas comblé la voyageuse en moi. L’Ouest c’est beau, l’Ouest c’est différent, mais l’Ouest ne m’a pas dépaysé. Peut-être l’ai-je un peu trop analysé avec mon bagage en science politique? Qui sait!

Par ailleurs, la Colombie-Britannique m’a quelque peu épuisée. À vouloir rentabiliser mon temps entre l’école et les nombreuses activités offertes par le programme, j’ai décroché. C’est en décrochant que j’ai pu rencontrer des gens extraordinaires qui, je l’espère, resteront plus que de simples connaissances, car ils ont façonné une nouvelle partie de moi, plus mature et plus réfléchie. Une partie de moi qui aimerait plus souvent lâcher prise.

Je crois que tout étudiant devrait vivre l’aventure Explore car cette expérience fait grandir, et ce, peu importe l’âge que l’on a. Maintenant, que j’ai vu, que j’ai connu et que j’ai vaincu l’Ouest canadien, il est temps pour moi de me reposer et d’essayer de me motiver pour mes cours d’été… ☺