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Initiation à la recherche en linguistique

TableauPar Xavier St-Gelais, étudiant au Baccalauréat en linguistique et langue française

Il s’est écoulé plus d’un mois depuis mon dernier billet. Et la période de temps a paru particulièrement longue: la fin de session amène toujours son lot de soucis qu’il faut régler tous à la fois, mais on finit invariablement par s’en sortir!

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’une occasion qui m’a été offerte au mois de mars et qui m’a permis de faire une première incursion dans le monde de la recherche universitaire. J’ai été approché par une professeure en linguistique qui avait besoin d’un assistant de recherche pour une quinzaine d’heures (c’est le genre de choses susceptibles de vous arriver si vous vous faites remarquer des professeurs en linguistique). Les tâches demandées semblaient dans mes cordes et j’y ai vu un excellent moyen de découvrir les rouages de la recherche: j’ai donc accepté sans hésitation.

On m’a donc présenté le travail en question: depuis plusieurs années, la professeure et sa collègue de Montréal ont amassé une quantité de données phénoménales sur la didactique du français au primaire et au secondaire. Elles en sont désormais arrivées à l’analyse et à la préparation d’articles à publier: il leur fallait donc colliger leurs données sous forme de tableaux et obtenir des statistiques de toutes sortes pour être à même de quantifier les résultats obtenus dans le cadre de leur étude.

Si vous n’avez jamais travaillé avec Excel, je vous encourage tout de suite à essayer d’acquérir une base dans ce programme. De nombreuses ressources en ligne vous permettront d’apprendre les rudiments des fonctions et de la mise en page. Mes quelques connaissances en la matière se sont révélées très utiles, puisque j’ai eu à entrer dans Excel une liste de mots contenus dans des retranscriptions de plusieurs heures d’enregistrement réalisées dans des classes du primaire.

Cette première étape s’est déroulée sans autre anicroche qu’un certain mal de tête, corollaire d’une lecture difficile s’étalant sur plusieurs heures. Néanmoins, même s’il ne s’agissait pas de mon propre projet de recherche et que je n’en avais jamais entendu parler avant de commencer ce petit contrat, je me suis rapidement mis à faire des constats sur les données que je traitais: je remarquais que certains mots revenaient plus souvent que les autres dans le discours retranscrit, je faisais des hypothèses sur les causes de la rareté d’un tel autre mot, etc. Croyez-moi, il est assez excitant (et valorisant) de se rendre compte qu’on est en mesure de faire une analyse linguistique quand on a la chance d’exploiter un corpus de données.

Des dizaines de feuilles Excel plus tard, j’en étais à l’étape finale du travail: faire des calculs statistiques automatisés à partir des données insérées. Un vrai casse-tête, puisque je ne connaissais pas toutes les fonctions requises pour arriver au résultat escompté. L’équipe de recherche m’a aidé à y parvenir, mais il m’a également fallu une bonne dose de débrouillardise (il est toujours opportun de se rappeler qu’on a plus de ressources qu’on ne le soupçonne!).

Le travail complété, il a fallu revérifier depuis le début que tout avait bien fonctionné. Quelques erreurs s’étaient évidemment glissées dans les tableaux et dans les calculs depuis la saisie initiale des données.

Comme récompense, j’ai pu être l’un des premiers à lire la présentation des deux chercheuses et à voir leurs résultats concrets, qui étaient très intéressants.

En somme, l’expérience en a valu la chandelle, et le tout m’a permis de me faire connaître du département des Arts et lettres. Participer à un premier projet de recherche, c’est souvent un signe qu’on sera appelé à le faire à nouveau par la suite!

Le conseil que je vous donne, donc, est d’être attentifs en cours (je sais, vous croiriez entendre vos parents…!) et de ne pas hésiter à poser des questions et à explorer votre programme plus à fond en allant voir les professeurs individuellement. Certaines des rencontres que j’ai faites cette année m’ont vraiment permis de m’accrocher à la linguistique et de confirmer mon choix de programme: il faut parfois aller au-delà du contenu des cours pour parvenir à saisir toute l’étendue des possibilités offertes par son cursus!

Soit dit en passant, si vous êtes assistant de recherche pour un contrat ponctuel, votre salaire sera de 14$/h si vous êtes au baccalauréat. Intéressant!!

Alors que je termine cet article, je suis toujours dans l’attente d’une réponse par rapport à une bourse d’initiation à la recherche (tiens, tiens) pour laquelle j’ai postulée. Vous souvenez-vous de ma passion pour la phonétique? Cette bourse, offerte par le Fonds de recherche québécois sur la société et la culture, permet à un étudiant ayant complété au moins une année de baccalauréat à temps plein de s’initier à la recherche universitaire pendant l’été sous la supervision d’un professeur ou d’une professeure. Je vous encourage d’ailleurs vivement à y songer dès que vous aurez identifié les matières qui vous intéressent davantage: la préparation du dossier demande du temps!

Je vous remercie de m’avoir suivi pendant ce trimestre d’hiver 2014. Je serai de retour prochainement pour le blogue de l’UQAC, prêt à vous en apprendre toujours plus sur le monde de la linguistique!

Retour des CS Games!

Par Hugo Deschênes, étudiant au Baccalauréat avec majeure en conception de jeux vidéo

Et oui! Je suis de retour! Fatigué, mais encore vivant. Les CS Games n’ont pas vraiment été comme quoi je m’en attendais. Nous avons voyagé jusqu’à  Montréal pour participer à  cet événement, dormi à  l’hôtel Delta et voyagé en métro tous les jours jusqu’à  l’Université de Montréal, où avait lieu la compétition. C’est à  mesure que l’événement progressait qu’on s’est tous rendu compte que l’organisation, cette année, était vraiment nulle. La nourriture n’était pas bonne : un sandwich au poulet avec de la viande pas belle, 2x un déjeuner comportant un bagel non tranché non toaster, un genre de shish taouk pas mangeable, etc. Il manquait de planning tout au long de la fin de semaine, les indications auraient pu être bien faite s’il y en avait eu, car non, il n’y en avait pas, il était supposé y avoir des activités entre et pendant les épreuves pour tenir occupé les autres participants des équipes… mais il n’y en avait pas. Bref, c’était, selon plusieurs, un des pires CS Games qui a été organisé.

Par contre, on s’est tout de même bien amusé =D. Malgré certains facteurs désagréables, il y a toujours un moyen de rire et s’amuser avec notre Université, et même avec les autres Université. à€ mon avis, le meilleur avantage d’avoir fait un voyage comme celui-là , c’est l’esprit d’équipe qu’il y a tout au long du voyage. On sociabilise énormément avec les autres, et on crée des liens qui nous unissent en tant que groupe. C’est l’élément qui est le plus important, selon moi, pour l’ambiance à  l’intérieur pour les élèves d’un même baccalauréat.

Hugo Deschênes
Fier membre de « Hot Laurentide » aux CS Games