Archives pour l'étiquette travail

Quand l’été se pointe le bout du nez

Par Jessica Lavoie, étudiante à la Maitrise en lettres

Banc de parcLa session est terminée, c’est le temps de célébrer! Aujourd’hui, j’ai choisi de vous offrir un article festif pour faire écho à mon humeur joyeuse qui, j’imagine, est aussi la vôtre en ce début de mai.

L’été est, pour plusieurs étudiants, synonyme de travail. En effet, les emplois d’été commencent et les chiffres sur notre horaire de boulot se font plus nombreux et plus longs. La saison estivale apparaît alors comme une période permettant de renflouer nos coffres. Toutefois, je crois que l’été est aussi, et surtout, un moment pour recharger nos batteries. Les derniers mois d’une année scolaire sont toujours exigeants d’un point de vue intellectuel et psychologique. C’est pourquoi je souhaite vous proposer ici quelques façons toutes simples de profiter de l’été. Qui a dit qu’il est impossible de concilier travail et plaisir? Certainement pas moi!

D’abord, je crois que la meilleure façon de faire le plein d’énergie est de prendre l’air et de profiter du soleil. L’avantage de la saison estivale, c’est que le soleil demeure présent jusqu’à tard dans la soirée. On n’a donc plus de défaites pour rester à l’intérieur après le boulot! Après le souper, sortez sur le balcon, allez marcher ou faire un petit jogging. Sentir les rayons du soleil sur votre peau vous fera le plus grand bien.

Aussi, soyez à l’écoute de vos envies et de vos besoins. Les soirs où vous avez envie d’être seul et de vous reposer, faites-le! Prendre un bain, lire un livre, dormir, écouter un film ou concocter notre plat préféré sont toutes d’excellentes façons de prendre du temps pour soi et de savourer la vie. Si à l’inverse, vous vous sentez d’humeur festive, rendez visite à vos amis, allez au restaurant, au mini-golf ou à la crémerie.

Également, je vous suggère d’essayer de nouvelles choses. Vous avez toujours eu envie de faire du kayak? Pourquoi ne pas en louer un lors d’un après-midi de congé? Si vous aimez la randonnée pédestre, il existe plusieurs endroits au Saguenay Lac-Saint-Jean qui valent le détour. N’hésitez pas à faire le détour! Aussi, le centre-ville de Chicoutimi et celui de Jonquière regorgent de restaurants et de cafés. Lors de votre prochaine sortie, je vous mets au défi d’aller dans un endroit nouveau pour vous. Essayer de nouvelles choses peut être aussi simple que de faire une nouvelle recette, changer de coupe de cheveux, lire pour la première fois un auteur dont on a entendu parler, apprendre à jouer aux échecs, etc. Les limites ne dépendent que de vous!

Bref, je crois que le meilleur conseil que je puisse vous donner est de vous amuser, de rire et de profiter des moments agréables de la vie.

Bon été,
Jessica

À quand les bonnes nouvelles ?

Par Elizabeth Dupont, étudiante au Certificat en intervention communautaire et  Certificat en coopération internationale

 

Je suis en crise… Pour ne pas dire autre chose…

Ce mois-ci, je me sens un peu plus morose. Peut-être que le temps gris et la neige qui arrive si tôt influencent cette humeur.

Mais la météo n’influence certainement pas mon attitude autant que le climat politique qui touche mon entourage et moi-même ces temps-ci.

Comme vous le savez, j’ai perdu mon emploi dans le secteur communautaire la session dernière lorsque mon contrat s’est terminé à L.A.S.T.U.S.E. du Saguenay. Bien que mon seul collègue ait tenté d’obtenir du financement pour un autre projet et ainsi me garder en poste, il n’y est pas parvenu.

Ce dernier, comme bien des gens dans le secteur communautaire, est à bout de souffle. Il est tout seul, et si par mégarde son état de santé l’empêche de faire son travail, il n’y a personne pour recevoir les gens désespérés qui se présentent à l’organisme. En effet, bien souvent, quand ils se présentent à L.A.S.T.U.S.E., ils sont au bout du rouleau.

La situation de cet organisme est le copié-collé de celle des autres…

Dans le secteur public, rien n’est là pour encourager personne.

Il y a eu récemment des coupes en santé et en éducation et tout le monde est sur les dents, alors que les conventions collectives ne sont pas signées.

Les manifestations fusent de toutes parts, tout le monde veut sa part du gâteau et le gouvernement semble déterminé à ne rien céder…

Pendant ce temps, les patients, les clients, les jeunes, les étudiants, les chargés de cours, les aînés, tout le monde est touché… Employés, famille, citoyen, tout le monde est affecté en quelque part, que ce soit dans les conditions de travail ou par les services qui changent.

Et nous, les étudiants en sciences sociales ? Où va notre avenir ?

Je ne suis pas si inquiète de trouver du boulot, mais je peux vous dire que j’ai déjà été plus emballée…

Où cela va-t-il nous mener ? Difficile de le dire, mais en ces lendemains d’élections fédérales, j’ai envie de vous dire que j’ai déjà été pas mal plus emballée… Mais vraiment BEAUCOUP plus emballée !

Workaholic en mou…

Workaholic en mou photo

Joggings, coton ouaté, bas de laine… voici mon accoutrement de cette semaine. Que dis-je : de cette année!  Je m’habille ainsi, dans tout le confort du monde, pour aller travailler toute la journée dans le laboratoire (je travaille mieux en mou). Ce laboratoire est ma seconde maison : j’y passe la plupart de mon temps. C’est quoi, ce laboratoire? Non, je ne fais pas des analyses d’urine ou de sang. Informatique, laboratoire d’informatique. Plus que ça, c’est un laboratoire personnel : seuls mes coéquipiers et moi y avons accès…V.I.P.! Moi, j’appelle cet endroit le « paradis du café et des « pouf lol » ». Voilà une onomatopée qui remplace tous les bruits ou expressions désignant une émotion quelconque (rage, étonnement, incompréhension…). On a besoin de ce genre de chose afin de garder une ambiance agréable. Oui, c’est parfois difficile de rester optimiste. Vous vous demandez sûrement de quoi je parle… de la programmation!

Cette année, j’ai participé à trois projets de jeux vidéo : deux sont en cours de réalisation, et ce n’est pas de tout repos! L’important, c’est le résultat, et il en vaut la peine. Le seul problème c’est que ma maladie (c’est quoi le nom, déjà… ah oui! la procrastination) prend de l’ampleur pour mes autres cours. Il est important de bien s’organiser, je l’ai compris (sans le mettre en pratique, bien sûr!). La charge de travail dans ce bac est assez considérable. Ne vous attendez surtout pas à vous pogner le beigne ou le bacon les deux doigts dans le nez, comme on dit souvent! Ah, et puis, vous allez programmer. Beaucoup. Je tiens à vous avertir, parce que pour moi, personne ne l’a fait. Je n’avais jamais utilisé une fenêtre de commande de ma vie, jamais vu une ligne de code. Oui, j’ai fait un « pouf lol » ! Pourquoi suis-je restée? Parce que c’est passionnant.

En fait, c’est difficile, je vous l’avoue. Mais avec de la pratique, tout vient, non ? Pour moi, oui : j’ai bien réussi. La preuve : j’ai réussi tous mes cours, et je suis en 3e année. Je crois que la principale raison qui m’a poussée à continuer, c’est que je ne m’attendais pas à réaliser quoi que ce soit, alors lorsque j’ai fait fonctionner mon premier programme, j’étais beaucoup trop fière. Je souhaitais savoir jusqu’où je pouvais me rendre, quelles étaient mes limites. Vous savez quoi? Il n’y a pas de limites en informatique ni en jeu. La complexité des jeux vidéo et la vaste étendue d’informations qu’on y trouve nous forcent à sortir de notre zone de confort et à nous surpasser. On est appelés à développer nos compétences par nous-mêmes. Ce n’est pas que les professeurs ne font pas un bon travail; au contraire, c’est la meilleure façon d’apprendre. Ils nous aident à développer nos capacités logiques et algorithmiques, tout ce dont on a besoin pour réussir. Il faut vouloir se dépasser pour être bon. Et j’aime me dépasser : ça tombe bien. Vous vous souvenez de mon laboratoire? Eh bien, j’y passe la plupart de mon temps par choix. J’aime ça. J’ai hâte d’y retourner chaque jour. Mes projets m’inspirent, ce qui fait que dans ma tête, ça bouillonne d’idées et j’ai toujours hâte d’aller les essayer.  J’imagine que je suis au bon endroit.

On s’améliore en étudiant et en pratiquant, non? Heureusement,  il nous est possible de vivre des expériences qui nous renforcent en tant que concepteurs de jeux vidéo et en tant qu’humains. Ce que l’on vit est une projection presque identique de ce qui nous arrivera dans l’industrie : le travail acharné, le dépassement de soi et le travail d’équipe. Des équipes qui ne sont pas seulement constituées de programmeurs, mais des équipes multidisciplinaires. Nos « subordonnés », les artistes du centre NAD, font du bon travail également. Vous devriez voir ce qu’ils sont capables de faire, ouf… C’est gênant d’exhiber mes petits dessins. Les résultats finaux sont incroyables quand ces deux domaines se rencontrent, croyez-moi. Par contre, on ne peut pas parler de travail d’équipe sans souligner quelques problèmes. En effet, se retrouver avec les mêmes personnes chaque jour pendant des mois, ce n’est pas toujours facile. Certains conflits ou malentendus peuvent survenir, mais on forge des liens d’amitié fort incroyables et ce n’est pas à négliger.

Workaholisme, procrastination, dépassement de soi, amélioration des compétences et capacité à travailler en équipe. Gardez ça en tête.

Sur ce, je vais aller peaufiner le lancer de mon personnage dans le confort de mes joggings! Bonne journée!

Janick