Archives pour l'étiquette thèse

Guide de survie en cette fin de session

Par Christian Bélanger, étudiant au Doctorat en développement régional

Bonjour. Kuei. Comment allez-vous ?

Il y avait longtemps que je n’avais pas pris le temps de prendre le temps afin de griffonner sur quelques sujets d’intérêts. Sans doute le stress relié au cheminement de ma thèse au doctorat en développement régional. à€ ce propos, depuis la fin du mois de février dernier, je me vois contraint d’être patient. Certaines personnes qui me connaissent vous mentionneront que cela n’est pas ma qualité première. Il n’y a pas de raison que je m’en offusque puisque c’est tout à  fait vrai. J’aime voir les choses bouger, j’aime obtenir les réponses rapidement, j’aime quand cela avance 
 Bref, l’attente des cinquante jours ouvrables avant de recevoir les corrections et commentaires de la part de mon jury de thèse (suite à  l’étape du premier dépôt et de la première lecture) est long, très long! Je dois attendre jusqu’au 6 mai avant de les recevoir. Cependant, je mets ce temps à  profit pour d’autres activités… Comme quoi, il faut trouver le moyen d’utiliser son temps de façon efficace.

Parlant d’utiliser son temps de façon efficace, le patriarche du milieu étudiant que je suis voit bel et bien l’ensemble des étudiants et étudiantes de notre chère institution universitaire être « sous tension » en cette fin de session. Plusieurs travaux à  remettre, plusieurs examens à  étudier, plusieurs personnes qui complètent un diplôme. En cette période, il serait tentant de négliger les heures de sommeil afin d’avancer un peu plus dans les travaux et l’étude, de même qu’il serait tentant de manger « sur le pouce » afin de sauver un peu de temps à  ne pas cuisiner! Cela serait deux erreurs à  ne pas commettre! Le sommeil est crucial afin de pouvoir faire le plein d’énergie! sans compter que moins une personne prend le temps de bien dormir, plus cela peut influencer sur la qualité de la concentration. Prenez le temps de bien dormir afin d’être frais et dispos pour l’étude de vos examens ainsi que la réalisation de vos travaux. L’alimentation est aussi importante : une nourriture de moins bonne qualité n’aidera pas à  disposer de l’énergie nécessaire pour atteindre vos objectifs! Prenez le temps de cuisiner un peu : cela change les idées, permet de préparer un repas que vous aimez; cela vous aide à  avoir une meilleure humeur… Sans compter que les repas sont une occasion d’échanger avec vos collègues et des gens qui vous appréciez, ce qui aide à  se sortir de sa bulle intellectuelle et à  se changer les idées. Rajoutez à  cela quelques bons bols d’air frais et le fait d’avoir une récompense à  la fin des examens et de la remise de vos travaux (comme une soirée entre amis-es), et vous aurez quelques outils afin d’avoir une bonne motivation et une amélioration de votre niveau de réussite !

Êtes-vous au courant de l’évènement important qui se déroule présentement ? Je ne parle pas de la présente série de la coupe Stanley (je n’en néglige pas l’importance), mais plutôt de l’élection fédérale. Il est vrai que vous étudiez présentement, par contre peu importe pour qui vous allez voter, n’oubliez pas d’aller faire un X sur votre bulletin de vote le 2 mai prochain! Quoi ? Vous ne savez pas où ? Le site internet d’élections Canada vous indiquera les moyens qui sont à  votre disposition au http://www.electionscanada.ca  Chaque vote compte! Oui, UN SEUL VOTE peut faire la différence. Prenons comme exemple les élections québécoises dans le comté de Saint-Jean en 1994 et dans le comté de Champlain en 2003 : Le Parti Libéral et le Parti Québécois ont eu le même nombre de votes dans ces deux comtés et il a donc fallu refaire l’élection. Bleu, bleu pâle, rouge, vert, jaune, orange, mauve, rose, lilas ou fuchsia, votre vote est important !

Avant de vous laisser partir, je m’en voudrais de ne pas partager avec vous l’un des petits coins de paradis qui existent au sein de la ville de Saguenay. Lorsque le mois de mai sera arrivé, allez prendre une marche au sein du parc Rivière-du-Moulin. Ce dernier est situé dans le quartier des Oiseaux, derrière le centre d’achat Place du Royaume. De beaux et longs sentiers de marche, en plus des canots et kayak qui peuvent être empruntés moyennant quelques dollars. Sans compter que pour certaines personnes, il sera tentant de prendre les plus longs sentiers qui vous mèneront jusqu’au boulevard de l’Université; une fois celui-ci traversé, il sera même possible de se rendre jusqu’au parc Peter McLeod situé non loin du quartier Rivière-du-Moulin, à découvrir!

 

La Semaine des sciences humaines 2011

Par Christian Bélanger, étudiant au Doctorat en développement régional

« J’ai du goût pour trop de choses que je mélange, m’attardant à  courir d’une étoile filante à  une autre jusqu’à  temps que je me casse la figure. Voilà  ce que c’est que de vivre dans la nuit, voilà  ce que ça fait de vous. Je n’avais rien d’autre à offrir à personne que ma propre confusion. » (Jack Kerouac, On the road, 1957).

Bonjour. Kuei.

Comment allez-vous ? Est-ce que l’année 2011 se débute bien de votre côté ? Pour ma part, cela ne peut pas aller mieux : la rédaction de la thèse est finalisée depuis le 21 décembre dernier et mon manuscrit de 486 pages est présentement en correction pour ce qui est des fautes grammaticales et des anglicismes. Donc, malgré que je ne sois pas un grand amateur de hockey de la LNH, je peux paraphraser certains des bonzes de ce divertissement en mentionnant simplement que dans mon cas, « ça sent la Coupe! ».

Est-ce que la période hivernale est nécessairement une période d’hibernation ? On peut répondre à  cet énoncé par la négative pour ce qui est de plusieurs types de situations. Plus particulièrement, il est possible de répondre par la négative à  cet énoncé notamment en ce qui concerne le milieu universitaire. Il est certain que plusieurs associations étudiantes, services, comités et clubs mettront sur pied différentes activités. Mais déjà, il est possible de voir que vont poindre à  l’horizon deux grosses activités majeures au sein de l’UQAC au cours du mois de février qui vient. Il est plus qu’évident que le Festival des finissants et finissantes en arts est sans contredit l’un de ces deux évènements. Je prendrai le temps d’écrire un autre billet spécifiquement à  ce sujet.

L’autre évènement est celui de la Semaine des sciences humaines. Celui-ci aura lieu du 14 au 18 février prochain. Initialement créée sous l’initiative du corps enseignant, un comité composé d’étudiants et d’étudiantes en assureront l’organisation pour une 3e édition. Plusieurs conférences et présentations composeront la programmation de cette Semaine. La particularité de ces dernières est de se voir en lien avec le domaine des sciences humaines. Dans cette perspective, plusieurs enjeux locaux, nationaux et internationaux se verront concernés par les différentes thématiques couvertes.

Sans pour autant dévoiler des éléments de programmation, je peux vous donner quelques indices en ce qui a trait à  certaines des présentations et conférences. Il sera notamment question des enjeux de la démocratie locale, du développement durable, de la question autochtone, de même que du mouvement étudiant. Il y aura aussi une activité concernant ce que vivent les employés et employées lock-outés depuis deux ans d’un certain journal de la région montréalaise (à  vous de deviner de quel journal il s’agit). Selon ce que j’ai pu avoir comme confirmation, la Semaine des sciences humaines est la première activité régionale permettant d’en apprendre plus à  ce sujet.

La programmation officielle de l’évènement sera bientôt disponible. Il m’a été confirmé qu’une fois que celle-ci sera officialisée, elle se verra disponible en ligne sur le site internet du MAGE-UQAC.

Il sera possible aux étudiants et étudiantes, de même qu’au personnel universitaire et à  la population en générale de venir assister aux différentes activités. Ne vous en privez pas!

À bientôt!

 

Une catalogne et le développement régional

Par Christian Bélanger, étudiant au Doctorat en développement régional

– « C’est un peu de nous tous en celui qui s’en va et c’est en celui qui naît un peu de nous tous qui devient autre. » (Gaston Miron, Courtepointes, 1975)

Bonjour. Kuei.

Comment allez-vous ? De mon càŽté, je crois que je ne peux pas mieux aller qu’à  l’heure actuelle. Après de multiples pérégrinations, j’en suis enfin rendu à  l’étape de procéder à  la rédaction du premier jet de la conclusion de ma thèse. Cela fait quelques années que je travaille à  la rédaction de cette dernière.

Au fait, je ne pense pas que j’ai déjà  pris un peu de temps afin de vous expliquer ce qu’était le thème de ma thèse. Pour faire court, le titre de ma thèse est « La mesure de l’apprentissage collectif au sein des filières énergétiques de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean ». Selon plusieurs théoriciens du développement territorial, l’innovation constitue un élément-clé pour le développement d’un territoire donné. Selon eux, différentes dynamiques contribuent à  susciter l’innovation au sein d’un territoire et, parmi celles-ci, l’apprentissage collectif constitue un élément des plus importants. J’essaie de comprendre quel en est l’impact, postulant que si l’on comprend mieux l’apprentissage collectif, nous pourrons susciter un développement territorial plus efficace.

Pour ce qui est des cas que j’étudie au sein de ma thèse, j’ai procédé au choix de projets ou d’actions prenant place au sein des filières énergétiques de la région : le Saguenay-Lac-Saint-Jean a toujours vu, au cours de son histoire, son développement être lié à  la présence de ressources énergétiques (ce qui explique, notamment, la localisation d’usines d’aluminium au sein du territoire). Ce choix m’est donc apparu pertinent 


Si le désir de contribuer au développement d’un milieu donné est un élément qui guide le travail de toute personne procédant à  la réalisation d’une thèse au doctorat en développement régional, il faut cependant reconnaître que les façons d’y arriver sont multiples. Et là , je crois que je vais faire enfin plaisir à  mon collègue de la blogosphère uqacienne, Alexis, qui m’avait déjà  demandé les thématiques de recherches de mes collègues doctorants et doctorantes. Je ferai essentiellement un survol de ces dernières, ne les ayant pas toutes obtenues et n’étant pas nécessairement un expert de ces thématiques.

Si nous abordons les thématiques au niveau de leur localisation territorial, il est certain que plusieurs endroits dans le monde se voient concernés : à  ce titre, mentionnons notamment le Gabon, le Sénégal, le Centrafrique et le Québec.

Certains de mes collègues s’intéresse à  la recherche concernant le développement durable, notamment l’un d’entre eux avec comme intitulé de thèse « Les enjeux entourant la gestion décentralisée des aires protégées en Centrafrique : le cas de la forêt de Bangassou », tandis qu’un autre travaille sur les outils d’application du développement durable en milieu municipal au Québec. Une autre s’intéresse plutàŽt à  la recherche concernant les coopératives de santé du Québec, alors qu’un autre ira plutàŽt du càŽté des problématiques de financement des entreprises en économie sociale (notamment en ce qui concerne le capital humaine et les formes de capitaux financiers). Le développement économique est évidemment une préoccupation pour d’autres, notamment en ce qui a trait à  la diversification économique et le développement territorial du Gabon. Un autre s’intéressera plutàŽt à  la caractérisation du milieu rural et ses liens avec les centres urbains pour deux régions administratives québécoises (Bas-Saint-Laurent et Saguenay – Lac-Saint-Jean), alors qu’un autre penchera plutàŽt du càŽté de l’accès aux services de base dans les communes d’arrondissements de la région de Dakar, et ce, en s’intéressant à  la période de 1960 jusqu’à  nos jours 


Si l’on me rajoute au portrait, il apparaît clairement que les intérêts de recherches divergent entre collègues du même doctorat. Cela est loin d’être un élément négatif, au contraire! Si les thématiques diffèrent, les éléments méthodologiques, les outils que nous utiliserons afin de réaliser nos recherches respectives, auront plusieurs points en commun. C’est donc d’autant plus important de ne pas rester seul ou seule dans son coin et d’échanger avec ses collègues : cela élimine bien des difficultés, notamment par le biais de l’échange de différentes informations nous aidant à  avancer dans la réalisation de notre thèse.

Ah oui, pour le titre de ce « billet », pourquoi avoir choisi « Une catalogne » ? Pour ceux et celles qui sont nouveaux ou nouvelles en terre québécoise, la catalogne représente une étoffe alternant des bandes de tissu multicolores 
 Une étoffe reconnue pour sa résistance et sa beauté. Comme quoi, le développement régional à  l’UQAC, c’est un peu comme une catalogne : il y a des gens qui proviennent d’un peu partout dans le monde en son sein et c’est ce qui en fait sa beauté.

à€ la prochaine !