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Mais qu’est-ce que ça va te donner de faire un doctorat ?

DoctoratPar Suzie Tardif, étudiante à la Maitrise en éducation

Peut-être que certains d’entre vous avez lu mon article « Mais qu’est-ce que ça va te donner de faire une maîtrise », article rédigé pour répondre aux questionnements des gens de mon entourage quant aux raisons appuyant la poursuite de mes études. Depuis la publication de cet article, mon intérêt pour la recherche ne cesse d’augmenter. Le sujet de mon mémoire me stimule, tout comme peuvent le faire les recherches auxquelles je participe en tant qu’assistante de recherche. Cet intérêt devient si imposant que je songe depuis quelque temps aux études doctorales…

Vendredi dernier, j’ai assisté à une table ronde sur la recherche en éducation et je dois avouer que je suis désormais plus stimulée que jamais avec l’idée de réaliser un doctorat. Organisée par le CRIFPE-UQ, cette table ronde sur la carrière de chercheur en sciences de l’éducation a permis à quatre panélistes invités de répondre à quatre questions portant sur leur carrière.

Les invités étaient les suivants:

  • Cécila Borges, professeure agrégée au département de psychopédagogie et andragogie, à la Faculté des sciences de l’éducation, Université de Montréal et chercheure régulière au CRIFPE.
  • Clermont Gauthier, professeur titulaire à la Faculté des sciences de l’éducation, Université Laval, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en formation à l’enseignement et directeur de l’axe Formation  du CRIFPE.
  • Lizanne Lafontaine, professeure en didactique du français au département des sciences de l’éducation, Université du Québec en Outaouais et chercheure associée au CRIFPE.
  • Dominic Voyer, professeur en didactique des mathématiques au département des sciences de l’éducation, Université du Québec à Rimouski et chercheur associé au CRIFPE.

Les  questions étaient les suivantes :

  • Quelles ont été vos motivations à devenir chercheur?
  • Quels sont les aspects positifs de la recherche en éducation?
  • Quelles sont les limites de la recherche en éducation?
  • Quels sont les conseils à donner aux jeunes chercheurs?

Dans cet article, j’ai envie de vous présenter mes réponses « coup de cœur » qui soutiennent mon intérêt pour ce domaine.

  • Quelles ont été vos motivations à devenir chercheur?

« Je voulais faire avancer la connaissance et mieux préparer les futurs enseignants » répond d’abord Mme Lafontaine. Cette réponse converge avec mes intérêts de carrière. En effet, j’ai envie de trouver des réponses à mes interrogations éducatives, mais j’ai aussi envie de partager celles-ci avec des étudiants qui veulent exercer le métier d’enseignant, métier que j’affectionne particulièrement.

  • Quels sont les aspects positifs de la recherche en éducation?

« La recherche permet de régler les problématiques réelles de l’éducation » explique Mme Lafontaine.

« J’avais l’impression que j’allais contribuer différemment » croyait M. Voyer.

Je ne sais pas pour vous, mais personnellement je trouve ces aspects très motivants.

  • Quelles sont les limites de la recherche en éducation?

Parmi les limites ciblées, certaines d’entre elles m’ont interpellée davantage.

– La conciliation travail-famille peut être difficile.

– La pression de publier peut nuire à la qualité des écrits au détriment de la quantité. « La qualité se perd au profit de la qualité » explique M. Gauthier et il importe d’améliorer la situation.

Je porterai une attention particulière à ces limites pour ne pas qu’elles me concernent. Pour contrer la première difficulté, Mme Lafontaine conseille, entre autres, de ne pas « trop en prendre », d’établir un plan de carrière et de ne pas lire ses courriels la fin de semaine. Je tenterai de respecter ces conseils.

  • Quels sont les conseils à donner aux jeunes chercheurs?

Les chercheurs ont présenté bon nombre de conseils aux étudiants présents. En voici cinq:

  • Il faut lire et aimer lire.
  •  Il faut aimer écrire et prendre le temps d’écrire. Il faut  écrire « en toute liberté pour mettre en mots toutes nos réflexions » (Gauthier, 2014). En effet, « l’exigence de l’écriture implique d’être habité par le texte » (Gauthier, 2014).
  • Il est souhaitable de faire partie d’une équipe de recherche.  « C’est en s’intégrant dans une communauté de chercheurs qu’on devient chercheur » croit à ce propos Mme Borges.
  • Il faut bien maîtriser la langue anglaise.
  • Il faut être persévérant et considérer le temps comme étant un allié.

J’ai vraiment apprécié cette vidéoconférence. Je crois qu’elle me prépare peu à peu à répondre à la question « mais qu’est-ce que ça va te donner de faire un doctorat ? ». Qu’en dites-vous?