Archives pour l'étiquette Stage en enseignement

Pourquoi faire un stage à l’étranger?

Par Suzie Tardif, étudiante à la Maîtrise en éducation

Dernièrement, j’ai été de nouveau invitée à présenter quelques conseils à des étudiants qui débuteront prochainement un stage au primaire (pour voir certains d’entre eux, je vous invite à consulter cet article : http://blog.uqac.ca/2013/quoi-conseiller-a-de-futurs-stagiaires-en-enseignement/ ).

Après cette conférence, une étudiante est venue me voir. Elle m’a entendu parler de mon stage en Belgique et se demandait si « ça valait la peine de partir faire ce stage ». Voyons voir…pourquoi suis-je certaine qu’un stage à l’étranger peut être bénéfique dans la formation, mais aussi dans la vie d’une personne? En voici les trois principales raisons :

  1. Pour apprendre

Un stage en enseignement à l’étranger, c’est la possibilité de faire de nombreux apprentissages riches et stimulants. C’est pouvoir comparer les modalités d’enseignement du Québec avec celle d’un autre pays afin de mieux les comprendre. C’est pouvoir mettre en pratique les apprentissages acquis dans le cadre de ses cours dans de nouveaux contextes. C’est pouvoir mieux se connaître, développer son sens de la débrouillardise, son autonomie, son ouverture d’esprit, etc. Finalement, c’est pouvoir en apprendre davantage sur une autre culture ou sur d’autres pays. En effet, lors de mon stage en Belgique, j’ai eu la chance de visiter l’Espagne, la Suisse, l’Italie, la France et les Pays-Bas. J’ai donc acquis de nombreuses connaissances sur ces pays européens grâce à toutes ces escapades.

Bref, faire un stage à l’étranger, c’est une chance unique d’apprendre, et ce, dans plusieurs domaines.

  1. Pour sortir de sa zone de confort

Je me souviens encore du moment où j’ai démontré mon intérêt pour ce stage en inscrivant mon nom sur une feuille prévue à cet effet. À partir de ce moment, j’avais l’impression que je ne pouvais plus changer d’idée et j’étais… effrayée. J’avais beau avoir envie de partir, l’inconnu me faisait énormément peur. J’ai eu la chance d’avoir un copain, des amis et une famille aidants. Ils m’ont conseillée, épaulée et poussée à prendre l’avion qui me permit de vivre cette expérience se voulant être la première qui me sortait de cette fameuse zone de confort. J’ai tellement apprécié ce sentiment de liberté et de fierté étant associé à ce périple que je suis repartie l’été suivant pour Vancouver. Comme quoi ce peut être effrayant au départ de sortir de sa zone de confort, mais très formateur en bout de ligne.

  1. Pour faire de nouvelles rencontres

Voyager, c’est aussi faire de merveilleuses découvertes quant aux personnes qui se retrouvent sur notre route. Que ce soit l’artisan ou le boulanger du coin, les autres voyageurs rencontrés dans les auberges de jeunesse ou  les autres étudiants avec qui vous vivez cette aventure, toutes ces rencontres demeurent stimulantes.

Pour ma part, par exemple, j’ai eu la chance de partir avec trois autres étudiantes et l’une d’entre elles est encore aujourd’hui, malgré la distance, une amie chère à mes yeux avec qui je garde un contact privilégié. Je n’aurais probablement jamais eu la chance de la connaître sans ce stage, alors j’en suis très reconnaissante.

Alors, à cette étudiante qui se demande si ça vaut la peine de faire un stage à l’étranger, je réponds, et ce, sans hésiter : « oui, ça vaut la peine ».

J’imagine que vous comprenez maintenant pourquoi.

Suzie

Comment devenir stagiaire

Image JessPar Jessica Lavoie, étudiante au Baccalauréat en études littéraires françaises

Eh oui, le moment est enfin arrivé! À la dernière session du baccalauréat en Études littéraires françaises, les étudiants se destinant à l’enseignement de la littérature et du français au collégial doivent faire un stage dans l’un des Cégeps de la région. Grâce au titre de mon article, vous devinez que c’est mon cas!

C’est avec joie que j’ai appris, la semaine dernière, que je serai stagiaire au Cégep de Jonquière dans le cours de français nommé Littérature et imaginaire. Survolant la littérature de 1850 à aujourd’hui, ce cours se penche sur plusieurs courants, tels que le fantastique, le réalisme, le symbolisme et la modernité. Il faut l’avouer, ceux-ci sont tous plus passionnants les uns que les autres. De plus, mon enseignante associée m’encourage à ajouter une petite touche personnelle au cours en abordant un courant que j’aime particulièrement, c’est-à-dire l’existentialisme. Pour amener les élèves à comprendre ce qu’est l’existentialisme, j’étudierai avec eux le contexte sociohistorique dans lequel s’insère le courant, je créerai un atelier et l’évaluerai.
Il va sans dire que ma frénésie et mon impatience à commencer mon stage s’accompagnent également d’une certaine nervosité. Pour m’aider à maîtriser mon stress lors de cette nouvelle expérience, j’ai réfléchi à quelques trucs qu’il serait pertinent d’appliquer.

Voici donc les fruits de ma réflexion. Cette dernière, soit dit en passant, s’adresse à tous les futurs stagiaires en enseignement de tous les domaines et niveaux confondus.

1. Visualiser le moment qui nous crée le plus de nervosité
Pour ma part, il s’agit du premier contact avec les élèves. Comme dans toutes choses, les premières minutes sont souvent les plus difficiles. Je tente alors d’imaginer la classe, ma position dans celle-ci et la courte présentation que je ferai de moi. Tenter de se familiariser avec le moment qui nous cause le plus de stress permet de faire diminuer ce dernier.

2. Être préparé et organisé
L’organisation est une qualité essentielle chez un enseignant et nous devons la mettre en pratique dès le stage. Ainsi, je me présenterai toujours aux séances en ayant pris conscience du contenu qui sera abordé, en ayant fait les lectures requises (celles que les élèves doivent faire à la maison) et en ayant fait moi-même l’atelier que les apprenants devront réaliser. Également, pour maîtriser encore plus les sujets dont il sera question, je pourrai relire mes notes de cours amassées tout au long de mon cheminement universitaire.

3. Avoir confiance en soi
Pour réussir à vaincre sa nervosité devant plus d’une trentaine d’élèves, il est nécessaire d’avoir confiance en soi. Il faut accepter le stress et se rappeler que nous avons une formation universitaire dans le domaine et donc, que nous avons atteint un certain niveau de compétence nous permettant d’enseigner. Dès lors, il ne faut pas douter de ses capacités. Il faut foncer!

J’espère que ces quelques trucs pourront vous aider à vaincre votre nervosité lorsque vous ferez un stage en enseignement. Si vous avez d’autres conseils, n’hésitez pas à me les suggérer!

Bonne session,
Jessica

La fin de mes études et le début de ma véritable carrière professionnelle

Par Sebastian Kluth, étudiant au Baccalauréat en enseignement au secondaire — profil univers social

Les derniers mois étaient plutôt importants et riches en événements pour moi car ils marquaient la fin de mon baccalauréat en enseignement secondaire avec le profil univers social.

Après une session d’automne chargée de six cours bien diversifiés, la session d’hiver était surtout consacrée au quatrième et dernier stage qui allait durer treize semaines. Après mon premier stage à l’école Charles-Gravel à Chicoutimi-Nord, mon deuxième stage à la Polyvalente Kénogami à Jonquière et mon troisième stage à l’école Jean-du-Nord à Sept-àŽles, mon dernier stage se déroulait tout près de l’université à l’école secondaire de l’Odyssée Lafontaine. J’y donnais des cours d’histoire et éducation à la citoyenneté à plusieurs groupes de premier et de deuxième secondaire qui étaient dans le programme sport-études. C’était un stage enrichissant car je n’avais jamais touché à cette plus jeune clientèle qui était bien différente de ce que j’avais connu en troisième et en cinquième secondaire auparavant. Ce stage me demandait de songer à de nouvelles stratégies pédagogiques et à devenir encore plus patient. De plus, j’avais plus de préparations de cours à faire car j’enseignais auprès de deux niveaux différents pour la toute première fois. Ensuite, j’avais également un projet pédagogique à réaliser. Il s’agissait d’un projet qui demandait de planifier et de mettre en marche quelques séances de cours qui rejoignaient non seulement mon domaine des sciences humaines, mais aussi un autre champ pédagogique. J’ai rapidement eu l’idée de parler à un autre stagiaire qui enseignait l’anglais au deuxième secondaire afin de monter avec lui une série de cours sur le sujet de la Révolution américaine. Les élèves avaient finalement plusieurs courts textes en anglais à lire et à saisir par écrit. Ensuite, ils devaient préparer en différentes équipes des présentations orales et visuelles sur le sujet. Enfin, le projet et le sujet allait être clôturé avec un examen en français qui était basé sur plusieurs questions que les élèves pouvaient eux-mêmes suggérer tout au long du projet. Malgré un début difficile au niveau de la communication avec les différents intervenants, le projet était enfin un véritable succès et semble avoir plu à la majorité des élèves et même aux différents intervenants.

En général, mon nouvel enseignant associé avait une vision très différente de la vocation de l’enseignement que mon dernier enseignant associé et après un certain temps d’adaptation, son aide, son expertise et sa philosophie m’ont vraiment permis de toucher à des facettes d’enseignement que je n’avais pas connues auparavant. Ces expériences m’ont permis de voir plus loin et de devenir un enseignant encore plus polyvalent. Il faut aussi souligner l’excellente collaboration que j’ai eue avec ma superviseure de stage avec laquelle j’avais des échanges très enrichissants au niveau professionnel et aussi personnel et qui était toujours disponible pour toutes sortes de problèmes et de questions. Je me sentais à l’aise d’exposer mes forces et de parler de mes faiblesses auprès de mon enseignant associé et de ma superviseure de stage et grâce à leur implication, j’ai vraiment pu me développer et grandir au niveau personnel et professionnel tout au long du stage.

À€ la fin de mon stage suivaient deux jours de conférences, d’échanges et d’exposés avec plusieurs professeurs d’université, des jeunes enseignants autant que des enseignants expérimentés, les autres finissants et plusieurs acteurs au sein d’une école secondaire comme par exemple les représentants syndicaux. Le tout se déroulait malgré l’horaire chargé dans une atmosphère détendue au sein de l’université. J’avais moi-même un exposé sur mon projet pédagogique à réaliser et un rapport de fin de stage à rédiger qui pesait environ trente pages.

Mon rapport final n’était pas encore fini quand j’avais mes premières rencontres et entrevues en vue d’un emploi dans le domaine de l’enseignement. J’avais envoyé une panoplie de lettres de présentation et de curriculum vitae au mois de mars et d’avril et j’avais déjà eu l’occasion de rencontrer une personne-ressource de la commission scolaire de l’Estuaire à Baie-Comeau. Vers la fin de ma session d’hiver, j’ai également rencontré le directeur de l’Institut d’Enseignement de Sept-Ύles. Une semaine plus tard, j’ai passé en entrevue à la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets à Dolbeau-Mistassini. Encore une semaine plus tard, j’ai d’abord rencontré le directeur de l’école internationale allemande Alexander von Humboldt Schule à Baie-d’Urfé et j’ai ensuite passé une autre entrevue au sein de la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais à Gatineau dans le secteur Hull. De plus, je suis entré en contact avec le directeur de la Commission scolaire de la Baie-James par la voie électronique et téléphonique à quelques reprises. Ces temps-ci, les perspectives pour un emploi stable dans le domaine de l’enseignement sont malheureusement plutàŽt négatives dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean et c’était pour cela que j’ai fait preuve de flexibilité en regardant plus loin pour chercher un emploi à l’extérieur de la région et ceci aussi dans d’autres domaines que celui de l’univers social qui est trop peu en demande.

Après, j’avais plein d’autres trucs à régler pour obtenir mon permis de travail post-diplôme et plus tard aussi ma résidence permanente au Canada. Mon but principal reste de m’installer et de travailler de façon permanente au Québec et d’œuvrer à long terme au sein de mon nouveau milieu de travail auprès de mon nouvel employeur. Je n’ai vraiment pas arrêté à faire toutes sortes de démarches pour m’approcher encore davantage de la réalisation du rêve de ma vie que je suis en train de réaliser.

Un autre événement marquant entre mes dernières semaines comme étudiant et mes entrevues importantes un peu partout dans la province était certainement la collation des grades qui s’est déroulée dans le pavillon sportif de l’UQAC vers la fin du mois d’avril. Durant cet événement très protocolaire, j’ai pu rencontrer plein de personnes qui m’ont accompagné tout au long de mon baccalauréat et c’était un grand moment pour moi de monter sur scène, de recevoir une sorte de diplôme symbolique et de serrer la main du directeur de mon université devant une foule autour de mille personnes. Après cet après-midi inoubliable, j’ai rencontré un ami avec lequel je suis allé à une autre soirée de finissants bien chaleureuse qui s’est déroulée dans le sous-sol d’une église avec une bonne partie de la communauté africaine de l’université.

Deux semaines plus tard s’est déroulé le bal des finissants organisé par plusieurs finissants du baccalauréat en enseignement secondaire. Le tout se passait à l’hôtel le Montagnais de Chicoutimi. En dehors d’un très bon souper dans une salle privée, je pouvais aussi mettre la main sur un petit prix en forme d’un trophée qui m’était décerné après un sondage auprès de tous les finissants. Je pouvais aussi enfin prendre en possession mon exemplaire de l’album des finissants qui restera certainement un souvenir inoubliable tout au long de ma vie. Ce qui suivait était une soirée dansante chaleureuse avec un DJ et un bar privé durant laquelle j’ai pour une dernière fois rencontré tous les étudiantes et étudiants qui m’avaient accompagné tout au long de mes quatre ans d’études. C’étaient des moments de joie nostalgique et je n’oublierai certainement pas cette soirée très réussie.

Au moment où vous lisez ces lignes, j’ai réussi à décrocher un contrat d’engagement pour une année scolaire à l’école secondaire Mont-Bleu au sein de la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais où j’enseignerai l’anglais à trois groupes de premier secondaire, quatre groupes de deuxième secondaire et un groupe d’anglais intensif en troisième secondaire. J’ai énormément hâte de relever ces nouveaux défis et de travailler au sein de ma nouvelle équipe-école dynamique et sympathique que j’ai déjà pue rencontrer sur place il y a quelques semaines. J’ai également terminé ma recherche de logement et je me suis trouvé un petit deux et demi en proximité de mon nouveau lieu de travail. L’étape du déménagement de Chicoutimi vers Gatineau devrait se dérouler entre le début du mois d’août et la mi-août. Je suis très content de découvrir à fond mon nouveau chez-moi, mais une partie de moi restera évidemment toujours attachée au Saguenay.

Maintenant, de nouveaux défis sont déjà à l’horizon et ma carrière professionnelle m’attend. Mes attentes sont élevées et mon attitude est très positive, mais je sais que je vivrai des hauts et des bas et que j’ai plein de défis à relever. Ce que personne ne peut me prendre est mon diplôme d’enseignant secondaire, la réussite de mon baccalauréat en enseignement secondaire, mon énorme développement personnel et professionnel tout au long des quatre dernières années et enfin plein de rencontres et de souvenirs inoubliables que j’ai accumulés durant les quatre dernières années.

Il est certain que je resterai fidèle à l’UQAC et que je continuerai à m’informer sur ce qui se passe dans la vie universitaire tout en essayant de continuer d’y participer de façon intellectuelle en forme de quelques articles par exemple quand l’occasion se présentera.

Pour en conclure, je voudrais bien vous remercier, chères lectrices et chers lecteurs, de m’avoir accompagné durant les trois dernières années en lisant régulièrement mes articles. J’espère que vous avez appris de nouvelles choses et que vous garderez des souvenirs amusants et enrichissants de mes articles. Si vous voulez bien suivre mon futur parcours, je vous conseille de suivre mon blogue personnel: http://kluseba.eklablog.com/

Au plaisir d’avoir vos commentaires, je vous souhaite une belle fin d’été et un beau trimestre d’automne 2013.