Archives pour l'étiquette santé

La différence entre les physiothérapeutes et les techniciens en réadaptation physique : quelques éclaircissements.

Par Philippe Ouellet, étudiant au Baccalauréat en sciences de la réadaptation (physiothérapie)

Bien que le physiothérapeute et le technicien en réadaptation physique sont des professions conjointes et qu’ils doivent travailler en équipe, beaucoup de gens ne saisissent pas la différence entre les deux. J’ai donc pris la peine de vous souligner les principales différences afin de pouvoir jeter un éclairage sur ces formations distinctes reconnus par le système professionnel québécois.

Le physiothérapeute
Pour porter le titre de physiothérapeute (pht), il faut avoir complété une « Maîtrise en sciences » en physiothérapie et être membre de l’Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec (OPPQ).

Tout au long de sa scolarité, le physiothérapeute devient un expert dans trois systèmes distincts : la neurologie, le musculosquelettique et le cardio-respiratoire. Il connaît l’ensemble des systèmes du corps, leurs implications et les différentes pathologies. Il est capable de poser des diagnostics physiothérapeutiques et de référer la personne à un autre professionnel de la santé si c’est nécessaire.

Par exemple, comme je l’ai déjà mentionné dans un autre de mes textes précédents : pour comprendre l’ampleur et les implications du « phénomène de douleur référée : inconnu du public », des connaissances plus poussées au niveau anatomique et physiologique sont nécessaires.

 Le technicien en réadaptation physique
Celui-ci suit une formation de trois ans dans un cégep. Il suit notamment des cours d’anatomie, de repérage anatomique et quelques bases de la physiologie et de l’analyse posturale. Il suit également quelques stages cliniques afin de se familiariser avec le milieu.

Ses actes réservés sont différents de ceux des physiothérapeutes. Par exemple, il ne peut pas procéder à certaines manœuvres comme les manipulations vertébrales. Il n’est également pas en mesure de poser un diagnostic physiothérapeutique. C’est ici que l’aspect technique entre en jeu. Le technicien en réadaptation physique travaille de concert avec différents professionnels de la santé (physiothérapeutes, ergothérapeutes, infirmières, etc.) afin de mener à l’exécution d’un plan d’intervention.

Voici ce qui résume les différences entre les deux professions.

Si vous avez d’autres questions, n’hésitez-pas!

Phil.O

« Slow Cow » – Une merveille pour l’économie québécoise ou un désastre pour la santé humaine?

Par Sebastian Kluth, étudiant au Baccalauréat en enseignement au secondaire — profil univers social

Bonjour à  tous et à  toutes,

Cette semaine, suite à  mon article dans le nouveau numéro du Griffonnier, le journal étudiant de l’UQAC, j’aimerais bien aller plus en détail par rapport à  un article que j’avais écrit pour cette parution. J’aimerais vous parler de la toute nouvelle boisson relaxante «Slow Cow» qui est en vente à  la cantine étudiante et pour laquelle beaucoup de promotion a été faite durant les dernières semaines. «Vache lente» ou «Vache folle», c’est à  vous de vous faire une idée et de choisir et j’aimerais bien amorcer une petite discussion ou réflexion avec mon petit reportage.

En décembre 2008, une toute nouvelle sorte de boisson est apparue sur les marchés québécois. Vendue déjà  depuis presque une année aux àÉtats-Unis, il y a maintenant des négociations pour vendre ce produit partout au Canada, mais même en France, Russie et Italie, par la suite au Liban et aux ɉmirats arabes unis et enfin même en Chine. Au Québec, la boisson se vend non seulement chez Metro et aux Couche-Tard, mais maintenant aussi dans la cafétéria de notre université après une distribution gratuite à  un kiosque d’information au début de cette année scolaire qui est d’ailleurs réapparue à  plusieurs reprises lors des dernières semaines. Plusieurs représentantes de la boisson avaient préparé des petits gobelets avec cette boisson d’une couleur bleu pâle et la servaient à  une température pièce défavorable que plusieurs consommateurs avaient d’ailleurs critiquée tandis que la plupart des gens semblaient quand-même apprécier le goût de la boisson selon mes observations.

Le produit est une invention du Québécois Lino Fleury qui y pensait en conduisant à  travers les champs de notre belle province. Il disait qu’il voudrait développer l’opposé des boissons énergisantes telles que « Red Bull » en créant une boisson relaxante et non énergisante avec des ingrédients naturels qui aiderait à  « améliorer la concentration, la mémorisation et les capacités d’apprentissage sans causer de somnolence » comme il l’est écrit sur leur site d’internet. La boisson contient 100 mg de L-Théanine, 82 mg de sodium, 75 mg de camomille, 75 mg de passiflore, 75 mg de valériane, 50 mg de tilleul, 50 mg d’houblon et enfin 22 mg de potassium. Lino Fleury décida de donner le nom de « Slow Cow », ce qui signifie littéralement « vache lente » à  cette boisson, un petit clin d’œil vers la marque autrichienne-thaà¯landaise « Red Bull » ce qui signifie littéralement « taureau rouge ». L’emblème de la nouvelle marque était une parodie de cette marque et montrait deux grosses vaches couchées à  l’envers l’une à  càŽté de l’autre, mais afin d’éviter des conflits suite à  une note formelle de la « Red Bull GmbH », l’emblème a été modifié et il ne reste qu’une seule vache lente aujourd’hui.

Grâce à  une attention particulière attribuée par les médias et notamment à  cause de cette parodie originale, la marque s’est établie un bon nom, a reçu de bonnes critiques et également remporté des prix importants lors de nombreux festivals. Certaines personnes croient que la « Slow Cow » pourrait avoir le même rôle pour les boissons anti-énergisantes qui se développent de plus en plus depuis l’année dernière que « Red Bull » dans le domaine des boissons énergisantes et ainsi créer de nouveaux emplois et développer l’économie québécoise.

Mais il y a quand-même quelques voix critiques. Certains avertissent que la boisson est assez neuve et innovatrice et que l’on ne peut pas encore juger si elle est aussi bonne pour la santé qu’elle prétend être, car il n’y a pas encore assez d’analyses scientifiques qui étaient effectuées en lien avec ce produit. D’autres craignent que la stimulation de l’acide gamma-amino butyrique par les effets de la L-Théanine puisse causer une sur-activation lorsqu’on abuse trop de la boisson. D’autres disent que trop de produits naturels nuisent à  l’alimentation plutôt qu’à  être bons pour la santé. Dans certains forums, il y des gens qui ont pris plusieurs canettes de la boisson et constatent même que la boisson aurait l’effet d’une drogue relaxante et la comparent à  de la marijuana. D’autres personnes se posent la question sur l’utilité d’une boisson relaxante en constatant qu’on devrait plutôt faire du sport et bouger pour dépenser son énergie en remarquant que beaucoup d’enfants bougent déjà  trop peu. Ils ajoutent que lors d’un examen, il ne serait pas bien de se calmer à  l’aide d’une telle boisson, car il existe le besoin d’une certaine énergie et nervosité de base pour bien réussir ces épreuves.

J’ai donc décidé de tenter le coup en prenant une des canettes de 250 ml au coût de 2,99$ plus taxes durant la pause d’un de mes cours. Ce que j’ai remarqué en premier était la couleur bleue-pâle bizarre de la boisson qui ressemble plutôt à  du « Jell-O » ou à  une « Slush Puppie ». Ensuite, il y avait une odeur qui ressemblait à  celle d’un médicament contre la toux. Le premier goût était fade. L’arrière-goût bizarre mélangeait une sensation sucrée avec une sensation légèrement acide. Je trouvais le goût tellement désagréable que je n’ai même pas fini ma cannette à  moitié.

Je suis retourné à  mon cours où j’ai rencontré d’autres gens qui avaient moins apprécié la nouvelle boisson québécoise à  la mode. Mais après quelques minutes, j’ai senti l’effet de la boisson. Je commençais à  rire de n’importe quoi, me sentait bizarrement doux au début, mais presque étourdi et hyperactif par la suite. Je n’étais presque plus capable de me concentrer et de suivre le cours et je ressentais cette sensation pendant au moins une bonne heure malgré que je n’aie pris que cinq gorgées. Même mes coéquipiers et amis remarquaient un changement d’humeur chez moi et pensaient au début que je faisais des blagues ou que j’avais pris de l’alcool. Mais rien de cela n’était vrai, j’avais bien déjeuné et je m’étais réveillé dans un état parfaitement normal le matin.

Je dois constater que je n’ai pas du tout apprécié mon expérience avec la « Slow Cow » malgré son concept original. Je ne voudrais plus vivre une telle expérience gênante et perturbante. Je n’ai généralement aucune réaction anormale ou allergique à  aucune boisson ou même nourriture et je ne me considère pas comme quelqu’un qui est trop sensible. Certes, les boissons énergisantes ne sont pas bonnes pour la santé et ont souvent un goût plutôt mauvais, mais contrairement à  la « Slow Cow », ces boissons provoquent l’effet promis et ne gardent pas de mauvaises surprises. Je déconseille cette boisson fortement, mais je me demande quand-même, si d’autres personnes avaient vécu la même expérience. Je ne voudrais même pas m’imaginer ce qui pourrait se passer, si on mélangeait de la « Slow Cow », comme on le fait fréquemment avec la boisson « Red Bull », avec de la vodka dans des discothèques pour créer un vrai cocktail de drogues.

Quelle est votre opinion sur cette nouvelle boisson? Avez-vous vécu des particularités semblables à  mes expériences? Quel effet a cette boisson sur vous?

De retour!

J’étais tellement contente ce matin, lorsque j’ai entendu les gazouillis d’oiseaux de mon cadran (le ‘buzzer’ bruyant, très peu pour moi)! Vivement le café, des vêtements plus chics, une petite préparation matinale… ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé! Le retour au travail! Enfin…

C’en est assez de la convalescence, je suis de retour en force et en forme au bureau! Ç’a été une vraie joie de revoir l’équipe, d’avoir les salutations de certaines personnes venues faire un détour dans mon petit coin expressément pour me voir… très chouette! Un tel congé-forcé, c’est loin d’être des vacances (les miennes, les vraies ne seront qu’à la mi-juillet). J’ai manqué le congrès de l’AQISEP qui a eu lieu à Sorel à la mi-juin, mon énergie ne revenait qu’à un rythme capricieux, la grande marcheuse que je suis s’est déplacée longtemps à pas lents et prudents… Ah! et je suis obligée de dire que non seulement les très nombreuses visites que j’ai eues à la maison m’ont fait le plus grand bien, mais le contact avec mon réseau par le biais des outils informatiques (courriels, Facebook, messagerie instantanée, etc.) a été d’un réconfort tout aussi important. Plus que jamais, à travers cette expérience pas très joyeuse, j’ai vu la pertinence d’un solide réseau amical et professionnel 🙂

Aussi, pendant cette convalescence, il s’est passé quelque chose auquel je ne me serais jamais attendu. J’ai postulé pour un poste ouvert dans mon secteur et j’ai passé une entrevue… à peine une semaine après mon opération! On ne s’attendrait pas à cela quand on est occupée à refaire ses forces. L’entrevue (où j’ai bien entendu beaucoup parlé de mon travail) m’a rendue fière de ce que j’avais accompli depuis 4 ans comme agente de recrutement à l’UQAC. Et m’a fait réaliser (chose tout aussi importante) que même si j’étais prête à tenter une expérience de plus haut niveau, mon travail (même si c’est parfois pas facile — voyages, travail à distance, etc.) me comble et me rend heureuse. On verra pour la suite, ce que l’avenir nous réserve…

De retour au travail en force, vous dites?

À suivre!

Justine