Archives pour l'étiquette salon

Zigzaguer vers la linguistique

FullSizeRenderPar Mathieu Perron, étudiant au Baccalauréat en linguistique et langue française

La huitième édition de l’événement ZigZag s’est conclue le 15 octobre dernier. Pendant les deux journées durant lesquelles se déroulaient ZigZag, des centaines de jeunes ont pu découvrir les différents programmes d’études offerts par les établissements scolaires de la région, y compris les baccalauréats que propose l’UQAC . Comme j’ai déjà eu à réaliser ce difficile choix il y a de cela plusieurs années, j’ai cru bon de représenter le baccalauréat en linguistique et langue française lors de l’événement.

Lorsque j’étais moi-même au secondaire, j’avais déjà cette fascination pour la langue, mais j’ignorais que l’on pouvait l’étudier de façon aussi scientifique. Inutile de vous préciser que je ne soupçonnais encore moins l’existence d’un programme d’études offert ici même à l’UQAC qui me donnerait les outils pour y parvenir ! En fait, comme j’aimais la lecture et la création littéraire, je penchais pour la littérature… jusqu’à ce que je sois initié à l’histoire de la langue française et la phonétique au cégep et que l’on me parle de ce programme. Quelques mois plus tard, en guise de projet de fin de DEC, j’étudiais les sons que l’on retrouvait dans les langues inventées par Tolkien pour Bilbo le Hobbit et Le Seigneur des anneaux. Mon choix était fait, mais si j’avais été informé du programme avant, j’aurais peut-être éprouvé moins d’inquiétude quant à mon choix de programme universitaire.

J’ai donc préparé mon passage à l’événement ZigZag en me basant sur mon expérience personnelle afin de rejoindre les préoccupations des visiteurs. Ainsi, j’ai multiplié les efforts pour intriguer les jeunes en exposant transcriptions en alphabet phonétique, études de verbes russes et autres travaux intéressants. En outre, l’Unité d’enseignement en linguistique et langues modernes avait préparé un jeu-questionnaire sur les langues dont les réponses parfois surprenantes me permettaient de présenter le vaste domaine de la linguistique à ces jeunes du secondaire. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que les efforts de ma collègue en enseignement des langues secondes et moi-même ont porté leurs fruits : un nombre impressionnant de personnes sont passées au kiosque des baccalauréats de linguistique et langue française, de langues modernes ainsi que d’enseignement des langues secondes. Certains professeurs, qui étaient également parents, se sont même arrêtés pour me poser des questions à propos de mon baccalauréat, des cours qui le compose et des possibles emplois que l’on peut occuper une fois les études terminées.

En effet, au cours de l’événement, j’ai rencontré des élèves qui étaient fortement intéressés à entreprendre des études en langues, mais qui redoutaient de ne pas pouvoir trouver de travail ensuite dans ce domaine. Encore une fois, je peux les comprendre car je me suis moi-même posé cette question avant d’entreprendre des études en linguistique. Il faut savoir qu’un baccalauréat dans ce domaine, et cela vaut aussi pour celui en langues modernes, ne mène non pas à une profession mais bien à des professions. Travailler au perfectionnement d’assistants vocaux comme Siri ou Google Now ? C’est possible avec une formation en linguistique. Devenir rédacteur ou réviseur ? Aucune porte n’est fermée. Vous souhaitez poursuivre des études en orthophonie ? Faites un détour par la linguistique. L’enseignement du français langue seconde aux adultes vous accroche ? Ce baccalauréat peut vous aider aussi.

La plus grande leçon que j’ai tiré de ma propre expérience de choix de carrière est la suivante : du moment que vous êtes passionné par votre domaine d’études, vous allez décrocher un emploi et, surtout, trouver le bonheur. Faites confiance à votre instinct, trouvez ce qui vous allume et foncez ! Si vous vous trompez, il vous sera toujours possible de changer en cours de route.

Bonne réflexion !