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Comment profiter de l’hiver saguenéen

La Vallée des Fantômes, Parc des Monts-Valin Photo: Justine Lévesque

Par Sebastian Kluth, étudiant au Baccalauréat en enseignement au secondaire — profil univers social

Nous sommes en plein milieu de l’hiver saguenéen et d’habitude ce que nous voyons pour le moment en dehors de nos classes et résidences n’est que le début car d’après mes nombreuses expériences le niveau de la neige augmentera encore davantage vers la fin du mois de janvier et en février et ce miracle blanc nous quittera seulement vers le mois d’avril. Pour certains étudiants, il s’agit du premier hiver qu’ils passent dans la région, d’autres le connaissent depuis longtemps mais ne savent pas trop comment en profiter. Ce petit reportage s’adresse donc à  tous ceux et celles qui sont décidés à  découvrir l’hiver saguenéen en présentant brièvement les lieux à  visiter dans ces temps-ci.

Pour ceux qui veulent profiter de l’hiver saguenéen pour enfin apprendre ou faire du ski ou de la planche à  neige, la région offre de belles pistes qui vont d’un niveau facile et intermédiaire à  un niveau difficile. Personnellement, j’ai appris à  faire du ski au Mont Fortin qui est situé en plein centre-ville de Jonquière. Une école de ski renommée et de nombreux moniteurs sont sur place pour donner des cours de qualité. Je conseillerais de prendre au moins trois cours pour le début. Les matériaux ainsi que onze pistes sont sur place et il suffit alors de s’habiller comme il faut avec une paire de mitaines, une tuque, des bas de laine, un pantalon de neige et un bon manteau. Tous ces vêtements se trouvent facilement aux centres d’achats, par exemple à  la Place du Royaume. Pour ceux et celles qui ont déjà  des bonnes bases, je conseillerais de faire un tour au Mont Bélu qui est situé à  La Baie o๠on offre des cours de tous les niveaux, des cours techniques et sécuritaires en groupe ou en leçon privée. La boutique Spectral sur place permet d’acheter du matériel sur place et d’avoir un bon service par des experts. Il y a également onze pistes dont une piste réservée uniquement au boardercross et au skicross. Pour ceux et celles qui adorent être dans la nature et qui sont déjà  plus expérimentés, je conseillerais le Centre de ski Le Valinouà«t qui est seulement un peu plus difficile à  atteindre avec les transports en commun, vu qu’il est situé à  environ quarante-cinq kilomètres du centre-ville de Chicoutimi. Mais avec un total de vingt-sept pistes différentes en plein milieu de la nature, tous les goûts y sont couverts et il est possible d’y faire également de la motoneige, du ski de fond, de la raquette et bien plus encore dans le coin de Falardeau.

Pour tous ceux et celles qui adorent faire la raquette à  neige, le Saguenay offre encore plus de possibilités. Le Parc de la rivière du Moulin est situé juste derrière le centre d’achats de la Place du Royaume et offre quatre sentiers différents dans un paysage magnifique. Sur le terrain du club de ski de fond Le Norvégien à  Jonquière, qui se trouve à  environ quinze minutes du centre-ville, se trouvent trois à  quatre pistes pour faire de la raquette allant d’une longueur de deux à  plus que douze kilomètres. Pour ceux qui veulent vivre une véritable aventure, il est possible de faire plusieurs journées de sport intensif au Parc des Monts-Valin en proximité du Valinouà«t o๠l’on peut dormir dans des cabanes en plein milieu de la nature pour continuer la randonnée le lendemain matin et découvrir ainsi la fameuse Vallée des fantàŽmes lors de « La traversée » qui dure trois jours et offre un sentier linéaire de vingt-sept kilomètres.

Pour ceux et celles qui sont intéressés par l’hiver, mais qui ne veulent pas nécessairement l’associer à  des activités sportives, il y a d’autres possibilités. Une visite au fameux zoo de Saint-Félicien au Lac-Saint-Jean est particulièrement intéressante pour découvrir des animaux dans leurs environnements naturels. La visite du village historique de Val-Jalbert avec ses fameuses chutes d’eau est un événement culturellement et historiquement impressionnant. Pour tout le monde qui veut rester plus proche, l’activité « Saguenay en neige » se déroule au centre-ville de Jonquière entre le trois et le treize février au Parc de la Rivière-aux-Sables. On peut y admirer des sculptures de neige professionnelles ainsi que des sculptures faites par des élèves doués des écoles secondaires de la région. L’activité du fameux bain de neige qui se déroule à  chaque année est un autre événement à  ne pas manquer.

Finalement, pour tous ceux et celles qui ne veulent malgré tout rien savoir de l’hiver, des activités telles que le festival international du film court « REGARD sur le court métrage au Saguenay » entre le neuf et le treize mars ou encore un peu plus tard le festival jazz et blues de Saguenay qui se déroule au centre-ville de Chicoutimi notamment entre le douze et le dix-sept avril pour nommer seulement deux possibilités.

Ceci devrait donc vous donner une bonne idée et inspiration pour faire de belles activités diversifiées durant l’hiver saguenéen. De temps en temps, la Vie à‰tudiante à  l’université offre des excursions spéciales de temps en temps comme la sortie au Valinouà«t pour faire de la raquette en cette fin de semaine. Je vous conseille donc de surveiller les activités en espérant que cela bougera encore plus dans le futur. J’espère également fortement que l’Association des étudiants Internationaux de l’UQAC s’impliquera encore davantage dans l’organisation de ce genre d’activités. Il ne me reste qu’à  souhaiter un bel hiver saguenéen à  tout le monde en souhaitant que je croiserai l’un ou l’autre entre vous sur les pistes hivernales de la région bientàŽt.

Article premier… présentation loufoque d’expériences rigolottes!

Par Anaïs Plasse, étudiante au Baccalauréat interdisciplinaire en arts

Bonjour à  tous
chères lectrices
et chers lecteurs,

Nous sommes le 20 janvier 2011, et cela fait bientôt 5 mois que j’ai posé le premier pied sur le continent américain, plus particulièrement au Québec.

Si vous voulez encore en savoir un peu plus sur ma situation géographique,
il vous suffit de prendre une carte du Québec et de regarder où se situe un des points les plus au nord de la Belle Province… pour trouver…Chicoutimi !

Je ne sais pas vraiment par quoi commencer pour vous faire part de mon expérience ici(te), tous les jours un peu plus enrichissante que glaciale !
Venant de France, je pourrais vous parler de la première chose qui m’a marquée en arrivant…

Du plus loin que remontent mes souvenirs, je crois bien que c’est l’extraordinaire quantité de bleuets (communément nommés myrtilles en France) qui a retenu mon attention.
Oui oui je ne blague pas !!!
Avec mon regard tout neuf, ingénue que j’étais, j’ai voué une réelle fascination pour le nombre de possibilités de commercialisation du bleuet et de ses nombreux produits dérivés :
cuisinés dans les muffins, ou pour enrichir les pane-cakes au petit déjeuner, garnissant les tartes, ou aromatisant les confitures… Il est également possible de se parer de bleuets-pendentifs, de bleuets-bagues, de bleuets-boucles d’oreilles…
Alors, croyez-moi, à  tous les passionné(e)s de bleuets, il est possible de faire carrière au Saguenay !

Bref, tout cela pour dire, que je m’attendais plutôt à  rencontrer des caribous (orignaux) sur la route menant de Montréal jusqu’à  Chicoutimi…
Mais pas pantoute!
Une des premiers stéréotypes que j’avais en arrivant venait de s’ effondrer : grand bien m’en fasse, le voyage est fait pour cela !

Même si je n’ai abordé que le sujet des baies jusqu’à  présent (hihi, non non je ne suis pas une spécialiste… ou du moins pas encore!), et que vous en avez déjà  assez de lire ma « présentation loufoque », laissez-moi vous dire encore quelques petites choses…

Si vous avez un jour l’occasion de vivre l’expérience d’un séjour au Québec, en tant qu’étudiant(e)s internationaux(ales), faites vos valises tout de suite !
Prenez le strict minimum surtout, puisque rien ne vaudra les richesses que vous rencontrez !

Vous ne regretterez pas de pouvoir jongler plus tard entre expressions françaises et expressions québécoises…
Vous aimerez vous faire charrier (niaiser) pour votre usage d’anglicismes…(attention, il est interdit de faire du shopping ici, il faut « magasiner« , ou bien à  la rigueur « faire son épicerie »!)
Vous aimerez bien sûr parler de l’hiver, qui est « si rude » au Québec, mais vous verrez qu’après quelques bonnes habitudes vestimentaires, cela ne sera pas si difficile à  vivre (et vous passerez pour un héros auprès de votre famille restée en « climat tempéré »)
Vous vous étonnerez également d’admirer les flocons de neiges recouvrir délicatement les toitures de vos voisins,
et trouverez vite qu’il est est très agréable de profiter des sports hivernaux !
Enfin,
vous trouverez votre université géniale (en partie parce qu’elle est bien chauffée)
et vous rencontrerez des personnes inoubliables (qui vous accueilleront toujours chaleureusement, avec une poutine, une bière, ou bien un super poêle à  bois)…

Je vous laisse sur ce, à  cette première lecture, en espérant vous transmettre à  travers les mots, le goût du voyage, de la rencontre et bien sûr… le plus de sourires possibles !!!

à€ très vite !

Anaïs.

Des six brumes et plus encore – Un reportage sur la quarante-sixième édition du Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean

Par Sebastian Kluth, étudiant au Baccalauréat en enseignement au secondaire — profil univers social

Bonjour à  tous et à  toutes,

Cette semaine, j’aimerais vous parler de la quarante-sixième édition du Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean qui avait lieu entre le 30 septembre et le 3 octobre de cette année, qui désignait également la ville de Saguenay une des Capitales culturelles du Canada. Il y avait d’ailleurs en masse de culture enrichissante à  découvrir au Salon du livre. Le thème de cette édition était : «La clé de votre imaginaire» qui signifie selon le ministre Serge Simard une traduction parfaite «des possibilités pour chacun d’entre nous d’accéder à  ces univers créés par des auteur(e)s à  l’imagination fertile». Cette édition était une année de record avec plus de 20,000 visiteurs entre le jeudi et le dimanche. J’étais présent au Salon du livre lors de la journée où il y avait le plus de visiteurs, soit le samedi en après-midi.

Tous les genres littéraires étaient présents au Salon du livre, des bandes dessinées pour les enfants du maternel et des guides de voyages jusqu’aux dictionnaires historiques et les romans fantastiques. Les enfants s’amusaient à  rencontrer la mascotte Geronimo Stilton pour obtenir une dédicace, les adolescents visitaient un stand de dégustation de fromages et bières régionaux dans le centre d’achat à  côté du Holiday Inn d’Arvida où se déroulait le Salon du livre (en passant, je conseille chaleureusement les fromages «Oka» et «Boivin extra-fort» ainsi que toutes les bières de la brasserie «Unibroue»), les adultes assistaient aux tables rondes et discussions animées par des modérateurs de différentes stations de radio avec certains écrivains et les personnes âgées prenaient une pause bien méritée dans un petit salon à côté du Salon du livre pour prendre un café en paix. Des spectateurs timides et des intéressés qui voulaient poser des questions aux auteurs et représentants des différentes maisons d’édition aux gens déterminés qui arrivaient déjà  avec une grande liste d’achats précise le matin, toute une gamme de personnalités différentes s’y rencontraient et échangeaient. Malgré un grand nombre de visiteurs et quelques bouchons aux entrées, sorties et au centre de la salle d’exposition, il était encore possible de s’échanger personnellement et tranquillement avec certains auteurs et l’ambiance restait ainsi étonnement familiale et agréable. Presque toutes les couches de la société étaient présentes ce samedi après-midi et on peut ainsi constater que les Saguenéens et les Jeannois s’approprient davantage le Salon du livre qu’ils considèrent souvent comme « leur » Salon du livre. De plus en plus de gens s’identifient avec cet événement annuel.

Un événement spécial pour moi était la rencontre des auteurs et représentants de la petite maison d’édition « Les six brumes » basée à  la fois à  Drummondville et à  Sherbrooke et qui émerge de plus en plus. Les six brumes se réfèrent aux six genres de l’imaginaire : le fantasy, le fantastique, la science-fiction, l’horreur, le roman policier et le style inconnu qui reste à  vous de le découvrir. La maison d’édition est composée de bénévoles à  l’exception des auteurs déjà  publiés, et est exclusivement financée exclusivement par des fonds privés. D’ailleurs, dans un message sur leur site d’internet, la maison d’édition parle d’un événement enrichissant, chaleureux et accueillant au Saguenay-Lac-Saint-Jean et on y caractérise les Saguenéens et Jeannois comme des gens cultivés qui sont toujours à  l’écoute contrairement à  certaines expériences vécues durant les grands Salons du livre peu personnels dans les grandes villes.

J’ai notamment pu parler longtemps avec deux auteurs de cette maison d’édition, le jeune et sympathique Dominic Bellavance et le drôle Carl Rocheleau qui a aussi sa propre maison d’édition. Après une discussion longue et intense, je me suis acheté deux recueils de textes. Le premier s’appelle «L’aurore» et contient treize textes inédits touchant chaque catégorie des six brumes. Le deuxième est intitulé «Résonances» et présente dix-neuf histoires diversifiées en lien avec dix-huit municipalités de la MRC de Drummond. Certaines de ces histoires sont plutôt autobiographiques, d’autres historiques ou effrayants. L’auteur le plus connu ayant participé au projet est sans doute Patrick Senécal, écrivain de romans d’horreur et de suspense psychologique comme «Sur le seuil», «5150, Rue des Ormes» ou encore «Les sept jours du talion» qui ont tous été adaptés pour le cinéma récemment, que j’ai également pu rencontrer au Salon du livre et qui a signé sa partie dans ce recueil pour moi.  Un ami de moi, qui lit et achète généralement très peu et qui était visiblement fort impressionné et passionné par l’édition de cette année, a acheté le tout nouveau recueil de nouvelles fantastiques de la maison d’édition, intitulé «Morphoses» et écrit par Mathieu Fortin. Ce qui est intéressant par rapport à  ce livre est le fait que les histoires laissent la place à  des interprétations diverses et sont souvent métaphoriques. Ma petite amie a décidé d’acheter un roman de Dominic Bellavance, intitulé «Toi et moi, it’s complicated», un roman de style avant-garde intéressant qui présente l’histoire d’un adolescent qui ne se souvient pas trop du party de la nuit dernière et qui doit reconstituer les événements étonnants à  l’aide des informations et messages publiés par ses connaissances sur le «i-phone» et «facebook».

J’ai également pu rencontrer d’autres auteurs prometteurs comme Patrick Senécal dont je vous ai déjà  parlé, mais surtout François Lévesque qui écrit comme Patrick Senécal pour la maison d’édition «alire» qui est également bien connu pour ses romans de Jacques Côté («Nébulosité croissante en fin de journée») ou encore de Jean-Jacques Pelletier («La Faim de la Terre»).  Ses deux premiers romans noirs apparus à  cette maison d’édition ainsi que le troisième qui sortira d’ici peu de temps me semblent valoir une bonne lecture. Malheureusement, la plupart des visiteurs du Salon du livre se sont plus concentrés vers les maisons d’édition positionnées au centre de l’exposition et les auteurs plus connus et François Lévesque n’a pas été rencontré par beaucoup de visiteurs. Le même sort injuste a touché le jeune historien Jonquièrois Yves Dupéré qui présentait un tout autre genre au Salon du livre avec ses trois romans «Quand tombe le lys», «Les derniers insurgés» et «Un vent de révolte» qui touchent des événements différents dans l’histoire du Québec et présentent en même temps un univers authentique et des personnages crédibles et originaux. Même si ces deux derniers auteurs, qui n’étaient d’ailleurs que les deux exemples les plus intéressants selon moi parmi tant d’autres, ont été un peu négligés par les visiteurs, cela offrait l’occasion à  quelques individus intéressés de parler d’une manière familière et profonde avec eux sans être dérangé ou pressé.

Il serait quand-même souhaitable que les visiteurs ne viennent pas seulement en grand nombre au Salon du livre, mais qu’ils s’intéressent aussi davantage aux jeunes auteurs talentueux et moins connus qui passent souvent à  tort inaperçus et qui investissent beaucoup de temps et d’efforts personnels pour se présenter pendant plusieurs jours et de longues heures à  une grande foule bruyante. Personnellement, c’était la deuxième fois que je suis allé au Salon du livre et je voyais vraiment une amélioration cette année par rapport à  l’édition de l’année dernière, car la foule s’est plus concentrée sur les maisons d’édition et auteurs populaires, ce qui m’a permis de rencontrer les gens moins connus et de connaître de nouveaux livres et personnages fort intéressants. Cette édition était donc beaucoup plus intense et personnelle pour moi que celle de l’année dernière qui ressemblait vraiment plus à  une exposition ou un magasinage. Il est finalement certain que j’ai déjà  hâte d’aller à  la quarante-septième édition du Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean en 2011. J’espère que j’ai pu vous donner une idée de l’événement et je vous conseille d’y faire également un petit tour car il y a quelque chose d’intéressant à  découvrir pour tous les goûts.

Sur cela, je vous souhaite également une bonne semaine de rêlache!

Sebastian