Archives pour l'étiquette Saguenay

Vivre à Saguenay c’est…

Par Michèle Harlett Mel, étudiante à la Maîtrise en informatique

Lorsque je suis arrivée dans la région du Saguenay pour poursuivre mes études à l’Université du Québec à Chicoutimi, j’avais plusieurs inquiétudes. L’une d’entre elles concernait l’ennui du fait que la ville d’où je viens est très mouvementée de jour comme de nuit et le bruit est quasi quotidien.

De semaine en semaine, mon point de vue a changé  et je me suis mise à vraiment apprécier le style de vie et la manière dont les activités se font ici de même que les fêtes.

J’apprécie les gens de cette région pour leur chaleur humaine et la volonté de l’université de mettre l’étudiant au centre de ses intérêts. Dans tous les départements, les responsables font leur maximum pour aider les étudiants dans le choix des cours en leur fournissant les informations dont ils ont besoin, mais également en guidant les étudiants tout au long de leur session. La disponibilité des professeurs auprès des apprenants favorise la réussite scolaire.

Ce soutien est offert sous forme de différents services comme l’aide psychologique et l’aide dans certains cours afin de favoriser la compréhension, cette dernière étant spécifique à chaque département. En outre, la région du Saguenay est un cadre idéal pour étudier, car le contact avec la nature permet de mieux se concentrer sur ses propres attentes, c’est un paradis de plein air où les centres-ville sont pour les familles et tous les habitants autant des aires de détente que de loisirs. Il y a toujours des activités à faire que ce soit en automne, en hiver ou en été. C’est également une région attractive du fait de sa beauté. Le Saguenay reçoit un grand nombre de touristes, ce qui est une source de profit.

Contrairement aux grandes villes, la région est sécuritaire, on peut se promener en toute tranquillité, les lieux publics et les centres-ville sont bien fréquentés et le taux de criminalité est très faible. De plus, les embouteillages sont rares même à l’heure de pointe. Voilà plusieurs raisons qui nous font apprécier le Saguenay encore davantage et de faire un clin d’œil à tous ceux qui hésitent encore à faire le saut en région.

Suggestion de lecture pour l’été

Par Jessica Lavoie, étudiante au Baccalauréat en études littéraires françaises

« Le réel peut être encore plus riche et plus beau que l’imaginaire. » Yvon Rivard

En vue de l’été qui s’annonce, j’ai choisi de vous suggérer un livre québécois que j’adore et qui, j’en suis certaine, agrémentera vos vacances.

L’œuvre que je vous présente est Ciel mon mari de Mylène Bouchard, une auteure que j’apprécie beaucoup.

Tout d’abord, qui est Mylène Bouchard ?

Mylène Bouchard est née au Lac-Saint-Jean en 1978.  À l’âge de dix-neuf ans, « sur un coup de tête, [elle] achet[e] un billet d’avion pour un séjour de quatre mois en France[1] ». Ce sera pour elle le début d’un long voyage entre la France et plusieurs villes du Québec.  Effectivement, c’est seulement en 2005 qu’elle revient en région. L’année suivante, avec Simon Philippe Turcot, elle  fonde la maison d’édition La Peuplade. Celle-ci est principalement reconnue pour sa poésie, ses essais et ses fictions. Mylène Bouchard se fait d’abord connaître, en 2006, avec son roman Ma guerre sera avec toi. Trois ans plus tard, son deuxième roman La garçonnière connaît un succès éclatant. En avril 2013, elle publie Ciel mon mari, un ouvrage qu’elle décrit comme étant une collection de fictions. Mylène Bouchard poursuit actuellement des études supérieures à l’UQAC!

Pourquoi lire Ciel mon mari ?

Composé de vingt nouvelles, Ciel mon mari nous offre une perspective différente de la réalité. En effet, le recueil nous montre que toutes les histoires, même celles qui sont tristes ou banales, comportent leur lot de magie. Ainsi, le lecteur ne peut s’empêcher de sourire lorsqu’il croise la magie là où il ne croyait pas la trouver.

Ce qui est aussi admirable chez cette auteure est son style. Les phrases simples et concises de Mylène Bouchard sont peuplées d’images. L’écrivaine a une manière de raconter qui lui est propre. Elle réussit à dire beaucoup de choses en peu de mots, ce qui est une qualité exceptionnelle chez un auteur. D’ailleurs, elle maîtrise si bien la description, qu’on arrive à voir les lieux qu’elle décrit comme si on y était.

Il faut lire Ciel mon mari aussi pour voir l’habileté avec laquelle l’écrivaine manie différents genres comme la fiction, l’essai et le théâtre. Le recueil débute, par exemple, avec un essai sur l’écriture. De son côté, « Au Cadavre exquis » est une fiction construite comme un dialogue théâtral.

Bref, Ciel mon mari est un petit bijou qui vous émouvra tout en vous faisant sourire.

Sur une chaise longue au bord de la piscine, sur le sofa de votre salon, à la bibliothèque ou à la plage tous les endroits sont bons pour savourer Ciel mon mari.

Alors bonne lecture!

Jessica

Pour plus d’informations concernant Mylène Bouchard ou la maison d’édition La Peuplade : http://lapeuplade.com


[1] BOUCHARD, Mylène (2012, 30 novembre), « Le bénévolat pour les nuls », Mauvaise herbe, [En ligne], <http://www.mauvaiseherbe.ca/2012/11/30/le-benevolat-pour-les-nuls/> , page consultée le 16 avril 2014.

REGARD sur le court métrage : un rendez-vous culturel à ne pas manquer!

RegardPar Jessica Lavoie, étudiante au Baccalauréat en études littéraires françaises

Du 12 ou 16 mars prochain, Saguenay aura la chance d’accueillir, pour une dix-huitième année consécutive, REGARD sur le court métrage. Ce festival, dans lequel s’affrontent des films courts provenant des quatre coins du globe, est le plus important événement de courts métrages au Canada.

Pour célébrer sa majorité, l’édition 2014 se déroule sous le thème « Intersections ». Le site Internet du festival nous renseigne sur la signification particulière de ce thème : « C’est notre dix-huitième lancée marquée cette fois-ci par un thème approprié, Intersections. L’âge d’une maturité avouée et d’une activité débridée. On vous sollicite comme un carrefour, un lieu de rencontres où se conjuguent les forces vives du cinéma d’ici et d’ailleurs. »

Cette présentation de la dix-huitième édition du festival réussit, en quelques mots seulement, à nous mettre l’eau à la bouche. Les courts métrages ne manqueront certainement pas de nous faire voyager dans des univers particuliers et fascinants. REGARD sur le court métrage est une occasion unique de célébrer la création et le cinéma. Les films courts présentés nous proposent diverses façons d’appréhender le monde en plus de susciter, chez chacun de nous, une réflexion personnelle. C’est pourquoi le spectateur ne peut que sortir grandi de cette expérience.

Pour illustrer l’importance et l’impact du festival, je ne peux m’abstenir de mentionner la vision qu’en a Sébastien Huberdeau, le porte-parole de l’édition 2014. Je tiens à citer le texte qu’il a rédigé pour l’événement, car il constitue un véritable hommage à l’art cinématographique, mais aussi à toutes les autres formes d’art :

« L’espace d’un moment, ces secondes qui s’égrènent, ces minutes qui s’accumulent, ces images et ces sons qui s’entassent, qui s’enlacent et qui déferlent. Par une poignée d’instants, une parcelle du monde nous apparaît nous révélant un reflet de nous-mêmes. Ce à quoi nous rêvons, ce que nous voyons, ce qui nous choque, ce qui nous gêne, ce qui nous révolte, ce que nous aimons, et ce à quoi nous croyons. Pour plusieurs cinéastes le court métrage est essentiel dans l’apprentissage du cinéma, peut-être même vital. Pour nous, spectateur, il va de soi de poser un regard sur cette petite fenêtre, si souvent éclairante. »

Jessica

Pour obtenir la programmation du festival REGARD sur le court métrage, rendez-vous sur : http://regardsurlecourt.com/