Archives pour l'étiquette plein air

Mon avenir en plein air à l’UQAC – 1ère partie

Par Jean-Philippe Huard, étudiant au Baccalauréat en intervention plein air

Bonjour,

Je m’appelle Jean-Philippe Huard, je suis diplômé en Technique du tourisme d’aventure du Cégep de la Gaspésie et des îles à Gaspé. J’intègre, cet automne, l’Université du Québec à Chicoutimi au Baccalauréat en intervention plein air.

Cette transition entre un Cégep et une Université québécoise me permet d’être dans 2 cohortes en même temps. En effet, j’ai des cours en 1ère année et en 2e année.

Dans ce cas particulièrement, il est essentiel que les ressources soient présentes pour permettre à l’étudiant(e) d’être bien encadré(e). À l’Université du Québec à Chicoutimi tous les services sont présents. Entre autres, l’accès au Pavillon sportif, la possibilité de payer directement nos frais de scolarité au bureau du registraire et les Services aux étudiants font de l’UQAC une valeur ajoutée à la vie étudiante saguenéenne.

Aventurier depuis maintenant 5 ans, dès mon arrivée à Chicoutimi, la découverte a démarré. Où est ce Fjord, quelles rivières le remplissent? J’arrivais de Gaspé et la plage me manquait. Après une journée en vélo, j’ai trouvé! Le Parc de la Rivière du Moulin avec 25 kilomètres de sentiers de randonnée, de vélo, le tout aboutissant à une plage, ENFIN…

Ma nouvelle Terre d’accueil m’embrassait à peine que déjà, je rencontrais une panoplie de nouveaux amis me faisant part des plaisirs de vivre au Saguenay. Deux heures après mon arrivée au parc, je descendais une partie sécuritaire de la chute des Sables et grimpais une paroi, un bassin d’eau froide sous nous, faisant office de matelas de protection. C’était génial!

J’aime partir à la découverte. Afin de mettre de côté le stress de la vie contemporaine, je prévois les risques et adapte mes équipements en fonction du type d’aventures que je pratique.

En vélo, les distances se font vite, on s’éloigne donc très rapidement du lieu confortable de notre résidence.  J’apporte avec moi une lampe frontale, un kit de réparation, une carte et des vivres de course.

En randonnée pédestre, les bois, les montagnes et les cours d’eau sont chose courante. Encore une fois, dans mes équipements, il y a une source de lumière étanche, une carte du territoire, un kit de réparation. Un feu et un couteau s’y ajoutent. La prévention n’est pas à négliger en plein air!

Il y a de cela quelques semaines, dans le cadre du festival à l’Anse St-Jean, le kayak de mer était à l’honneur. J’ai donc dû planifier cette sortie; il y en aura d’autres, alors bonnes excursions!

Merci!!

Jean-Philippe Huard

Course d’aventure du Club plein air

Par Benjamin Durand, étudiant à la Maîtrise en informatique

Afin de regrouper ses membres et de se faire connaitre, le Club plein air UQAC organisait une course d’orientation dans la forêt d’enseignement et de recherche Simoncouche appartenant à  l’Université. Ce vaste terrain est le laboratoire de différentes formations UQAC : les baccalauréats en intervention plein air, en géologie, en biologie, etc. Cette course intervenait dans le cadre de la semaine du plein air qui avait lieu du 4 au 7 avril 2013.

C’est donc au petit matin samedi que les équipes participantes se sont retrouvées sur le terrain pour un briefing et une dernière mise au point sur l’orientation. La météo était peu favorable aux participants; un temps frais et beaucoup de vent. Mais l’esprit de compétition dominait les bourrasques de vent et chaque équipe se préparait pour le départ. à€ 9 h, le départ était donné, les coéquipiers allaient alors naviguer de balises en balises durant la journée pour rejoindre le campement du soir.

Pendant ce temps du coté du chalet du Lac du dépôt, les bénévoles avaient pris soin d’emmener les affaires des participants afin qu’ils puissent passer la nuit confortablement sans devoir porter un gros sac durant le parcours. De même que pour les participants, les organisateurs allaient être mis à  rude épreuve. Il y avait au programme organisation du campement, montage de l’aire de vie, préparation des repas, montage des 2 tentes prospecteurs et de leur poêle. Toute la journée une joyeuse ambiance animait le camp, coupée par des bruits de haches, des communications radios et des directives des responsables.

Ayant sous-estimé le niveau des participants, la première équipe franchissait la ligne du camp vers 14 h, mais bien épuisée par la course la plupart préférait se reposer en attendant la dernière équipe. C’est donc vers 17 h que tout le monde s’est retrouvé afin d’échanger sur la journée passée. Les derniers préparatifs terminés, les organisateurs invitaient les participants à  s’installer dans les tentes puis à  venir profiter du coucher de soleil sur le lac. S’en est suivi un gros repas spaghetti bolognaise et, pour le dessert, des gâteaux au chocolat. Puis après une bonne soirée au coin du feu et sous les étoiles, le moment du coucher est arrivé, il fallait donc se recharger pour le lendemain.

Pendant la soirée et afin d’ajouter du défi, les organisateurs étaient en train de prévoir de nouvelles balises pour le lendemain afin de rallonger le parcours. Et c’est Joseph, qui vers 6 h alors que tout le monde dormait encore, est allé les placer sur le terrain. Après un copieux déjeuner, les participants ont rangé leurs affaires puis se sont alignés sur le départ pour la dernière journée.

Le temps était plus chaud et la neige commençait à  tomber. Une très belle journée en perspective. En effet, les flocons étaient de plus en plus gros à  mesure que les défis avançaient. Le parcours traversait les bois et le hors piste était fréquent. à€ 15 h, les vainqueurs passaient la ligne d’arrivée et les autres suivaient de plus ou moins près. La cérémonie des prix s’est alors déroulée.

Cette première course organisée pour le retour du Club plein air a rempli ses objectifs et satisfait ses ambitions, car il y avait presque 25 participants. L’ambiance était au rendez-vous et l’investissement des bénévoles exemplaires. Le Club plein air souhaite donc remercier l’ensemble des participants et tout particulièrement les organisateurs: Victoria, Anaïs, Sophie, Hans, Joseph, Benjamin et enfin Patrick responsable de la forêt d’enseignement pour son aide et la logistique, ainsi que les commanditaires de l’événement VO2 Max et la Coop verte.

 

L’Anse-Saint-Jean en traîneau

Par Benjamin Durand, étudiant à la Maîtrise en informatique

Il y a des activités qui collent à  la peau du Canada et le traîneau à chiens en fait bien entendu partie. Il fallait essayer ce mode de déplacement peut conventionnel en amateur de sports en plein air que je suis. Je suis donc aller découvrir l’activité durant les vacances de Noël et le moment était tellement magique que je ne pouvais pas en rester là .

J’ai donc décidé d’organiser une activité traîneau à  chien dans le cadre du club de plein air UQAC. Le but était assez simple : faire partager un moment unique aux participants et leur faire découvrir une activité pleine de sensations fortes.

Direction L’Anse-Saint-Jean et le chalet (La Grangette) de Vanessa pour « Musher » (et oui on ne dit pas conduire un traineau!). Je sais déjà  que la journée va être belle, car le soleil nous accompagne tout au long de la route. Arrivé sur place, les chiens sont plutôt calmes pour le moment et nos traîneaux nous attendent. Après avoir déposé nos affaires, direction vestiaire pour compléter nos tenues, car il est hors de question de partir à  l’aventure sans vraies bottes, mitaines ou tuques.

Ensuite, petit briefing de conduite et de sécurité. En effet, une des conditions essentielles pour être un bon musher, c’est de mettre ses chiens en confiance et cela passe par la voix, mais aussi par le frein. Grande révélation pour tous, un traîneau se conduit au frein, et les chiens doivent se sentir bien sans avoir peur de se prendre les pattes dans l’attelage.

C’est alors le moment de se répartir les rôles, l’activité se déroulant en binôme : un dans le traîneau qui profite du paysage sous une fourrure et l’autre qui dirige le tout. Bien sûr, les rôles changeront à  mi-parcours pour que chacun profite des différents aspects.

Et les chiens dans tout ça ? Il va falloir aller les atteler sur les traîneaux en les amenant en laisse un par un depuis leur enclos. Même si certaines personnes ont peur des chiens, Vanessa et Gulwen, très pédagogues, leur expliquent que ce sont des chiens très amicaux, qu’ils sont là  pour travailler et par conséquent qu’ils ont une éducation différente des chiens de compagnie. Les craintes s’apaisent et le contact se fait progressivement, alors que d’autres sont déjà  en train de les câliner. Mais au final, tout le monde apprécie ce moment avec les chiens qui commencent à  être de plus en plus excités par le départ qui approche. Deuxième difficulté, amener les chiens jusqu’au bon traîneau, les pluies de la semaine précédente rendent le sol glissant. Et parfois, on se demande qui de l’Homme ou du chien embarque l’autre! Mais finalement, tout le petit monde est prêt et on va pouvoir démarrer.

C’est parti pour 2 h 30 de promenade à  travers les bois, en montée, en descente. Comme je l’avais espéré, les paysages sont vraiment superbes et, à  ma satisfaction, nous empruntons un autre sentier que celui effectué plusieurs semaines auparavant. La distance entre les traîneaux rend souvent imperceptible les émotions de chacun, mais un parfum d’émerveillement flotte sur la matinée.

De retour à  la Grangette, les sourires sont sur tous les visages et il est maintenant temps de rentrer les chiens, de les remercier, de leur enlever leur harnais et de leur donner un bon repas. Il est également l’heure pour nous de manger et de prendre des forces pour un après-midi raquettes. à‰tonnamment, les derniers à  rentrer pour manger sont ceux qui le matin même n’osaient pas approcher les chiens. C’est pour eux une victoire personnelle.

L’après-midi, c’est Steeve, un étudiant en 3e année du bac en intervention plein air et guide pour Vanessa, qui va nous emmener dans la poudreuse et les sous-bois de L’Anse-Saint-Jean. Le soleil nous suit toujours et un gouter s’improvise en plein soleil sur un terrain abrupt qui offre une belle vue sur le paysage et les pistes du Mont à‰douard. La descente est une démonstration de style o chacun prodigue ses conseils, mais où tout le monde fini sur les fesses. Durant la randonnée, Steeve nous apprend quelques trucs sur la forêt Boréale, en particulier sur l’utilité de la résine de sapin pour allumer du feu ou encore mâcher des baies au gout de chewing-gum chlorophylle.

Le soir, malgré la fatigue, on sent encore la bonne humeur et chacun reparle des moments uniques de sa journée. Alors si vous aussi l’expérience vous tente, sachez que le club plein air va organiser une nouvelle sortie le dimanche 17 mars. Vous pouvez contacter les responsables pour leur faire part de votre intérêt via l’adresse clubpleinairuqac@gmail.com. Vous pouvez également consulter le site de Vanessa http://www.pleinairdelanse.com/ .