Archives pour l'étiquette plein air

Le partage des connaissances

Abri de survie
Abri de survie, préparation à la survie en forêt

Par Jean-Philippe Huard, étudiant au Baccalauréat en intervention plein air

La préparation physique avant une expédition est enseignée dans Santé et intervention plein air. Ce cours propose aux étudiants des programmes d’entraînement, la connaissance anatomique de l’humain et les principes d’une saine alimentation. Enseigné par Alexandre Paré, animateur de capsules de mise en forme à Salut, Bonjour sur la chaîne TVA, ce cours a la cote auprès des étudiants de premier cycle. Dès la première session, les étudiants universitaires apprennent qu’être en forme est un facteur clé de leur évolution individuelle et de leur développement professionnel.

Le plein air est en soi un outil utile à l’univers complexe de l’intervention. Par l’entremise de sorties en milieu naturel, les clientèles développent plusieurs qualités. Je grandis! L’Homme est grégaire, la construction identitaire par l’entremise de  connaissances fait de chacun d’entre nous des êtres uniques. Apprendre et mémoriser des matières, donner un résultat et s’améliorer pour performer, avant l’UQAC, c’était ma perception du verbe apprendre. Maintenant elle ressemble davantage à ceci : « être ouvert à une diversité de besoins et d’attentes découlant d’une mondialisation en constant développement d’identité culturelle ».

Mes coups de cœurs pour ma première session universitaire sont les ressources disponibles. Les échanges avec les professeurs et les chargés de cours sont enrichissants à tous les niveaux. L’expertise de ceux-ci, le savoir-faire et la compréhension des gens, sont les attitudes créatrices de l’atmosphère d’étude qui m’a permis de grandir durant cette première session. À ce climat d’étude, se rattache une vie sociale entre les étudiants des différentes formations. Que ce soit de parler de traitement de choc d’une victime souffrant de traumatismes, à simplement rencontrer de futurs intervenants avec qui discuter sont autant de possibilités offertes. Échanger des connaissances entre élèves est une façon unique d’ouvrir des horizons inespérés.

Lors de l’hiver 2014, je continuerai dans ce champ d’étude qu’est l’Intervention Plein Air. Mon horaire sera parsemé d’une formation de secourisme en région isolée, de logistique de campement fixe, d’intervention éducative, de cours de leadership, de gestion de projet et… qu’en est-il de la vie hivernale chez-nous, au Québec? Comme sur la photo, partager un feu de camp entre amis et/ou en famille durant le temps des Fêtes est un des beaux moments que je me promets de faire durant les vacances. J’en profiterai pour donner des conseils de survie en forêt à des gens que j’aime afin de m’assurer qu’ils sont en sécurité.

 

Joyeux temps des Fêtes!!

 

Jean-Philippe Huard

La réalité au Baccalauréat en Intervention Plein air

Par Jean-Philippe Huard, étudiant au Baccalauréat en intervention plein air

La première visite que j’ai effectuée à Chicoutimi m’a mené à une maison d’étudiants où nous étions hébergés pour la durée de notre stage de sélection. Après un bon souper et une brève rencontre avec des professeurs et amis, les futurs étudiants partirent prendre du repos et refaire des forces avant d’affronter les épreuves de sélection. Le lendemain matin, près de 40 jeunes adultes prouvaient leur endurance physique en effectuant un jogging de trois kilomètres sur le terrain de football synthétique de l’UQAC. Des tests sur nos signes vitaux complétèrent l’avant-midi. En après-midi, on se rendait dans la Forêt d’enseignement de Simoncouche où diverses activités furent exécutées. Par exemple, alors qu’on dînait, une simulation pris place impliquant une prise en charge d’un ancien étudiant qui jouait le rôle d’une victime en région isolée. Les résultats furent concluants pour tous les participants sans exception. Comme quoi, faire preuve de sang-froid et de prise en considération des membres avec qui on travaille, ça porte fruit.

Suite à cette petite aventure à la Forêt d’enseignement, les responsables du Stage de sélection donnaient rendez-vous aux futurs-étudiants à la salle d’expédition. Afin de nous montrer quel genre d’équipements de groupe allait être à notre disposition, on visita les locaux de l’UQAC et notre salle de classe principale avec un énorme tableau décorant le mur du fond. Ce matériel pédagogique est en fait utilisé en première session par les nouveaux étudiants afin d’acquérir les habiletés nécessaires à la conception de nœuds utilisés dans différentes situations comme par exemple, pour monter des campements de groupes. Lors de la première session, plusieurs cours sont donnés dans le but d’acclimater les nouveaux adeptes de plein air. L’information sur le choix des équipements, les sacs à dos et leur bon fonctionnement structurent les premiers cours. Une fois ces connaissances contrôlées par la majorité des nouveaux arrivants, une première sortie terrain prend place.

À l’intérieur du cours de logistique de campement en vie été, les participants sont responsables de la préparation de repas d’une journée pour tout le groupe et de la vérification de leur matériel personnel. À noter, que dans une expédition de plusieurs jours, il est important de pouvoir manger de la nourriture variée qui comble les dépenses énergétiques des participants. Donc préparez vos livres de recettes et ouvrez-vous à de nouvelles expériences culinaires.

Pour conclure, les professeurs font preuves d’une bonne prise en considération des différents niveaux des membres du groupe et leur disponibilité font d’eux une équipe de véritables professionnels.

 

L’UQAC, quelle expérience enrichissante!

BIPA feu BIPA lacPar Jean-Philippe Huard, étudiant au Baccalauréat en intervention plein air

Quel bon climat d’étude suis-je en train de créer! Le principal défi est de gérer mon temps et mes énergies afin de maximiser les apprentissages découlant des cours qui me sont offerts. Avec la maturité que j’acquiers, il m’est possible de construire mes apprentissages et de m’impliquer autour de moi en même temps. Chaque étudiant est libre de voir plus loin, ici à Chicoutimi.

 

Dans le cadre des mes cours, j’apprends à me connaître en partageant mes perceptions avec mes groupes d’amis. Le tout est mis en pratique : par exemple, autour d’un feu, nous planifions les derniers points techniques entre pairs avant l’arrivée au Lac Simoncouche de 90 étudiants (es) en Technique en éducation spécialisée du Cégep de Jonquière (voir photos).  Lors de cette rencontre, notre mission était de favoriser, par l’entremise d’activités expérientielles, le développement de la confiance, la résolution de problèmes et l’aventure. Nous sommes tous uniques et afin d’apprécier cette réalité subjective, il faut demeurer ouvert aux différences.

 

Je passe énormément de temps à travailler sur mes examens. J’aime archiver les connaissances que les professeurs me partagent. J’écris chaque inspiration, cette méthode me permet d’être à jour dans une toute nouvelle réalité d’apprentissage, l’université! La fébrilité m’envahit tellement, parfois je ne dors que 5h par nuit. J’adore repousser mes limites, on dirait que je prends plaisir à me préparer au pire et à l’éviter par l’entremise d’une bonne analyse du moment présent et de l’avenir.

 

Le Baccalauréat en Intervention Plein Air m’outille professionnellement afin que je puisse réaliser mon rêve d’intervenir grâce à des activités expérientielles. Avec le temps, j’ai appris à être concis dans la description de mes attentes. Avec cette attitude, j’ai été en mesure de cibler mes besoins et de les présenter aux professeurs, ce qui leur a permis de me diriger vers la bonne direction à prendre. En tant qu’individu, nous construisons tous sans cesse notre identité. Dans notre mémoire autobiographique, nous possédons une grégarité, héritage de la préhistoire. Le besoin d’appartenir à un groupe, pour moi, s’est accentué énormément ces derniers mois.

 

Je travaille fort à l’épanouissement de la personne que je suis. À travers la planification, l’organisation, la direction et le contrôle de mes choix de vie, je me prépare à l’imprévu. À l’UQAC, je suis vraiment bien, les ressources sont nombreuses. J’ai d’ailleurs entendu parler de la cuisine collective: grâce à ces ateliers, la tâche des repas sera facilitée lors de la session d’examens cet automne. Alors je n’aurai qu’à ouvrir le congélateur et décider quoi manger, ce petit détail me rassure. De plus, les échanges interpersonnels sont facilités par la visée d’un objectif commun: bien manger pour pas cher. Bien sûr, l’université se traduit par un rythme de vie effréné, mieux vaut être bien conscient de ces propres objectifs et être prêts à en sacrifier quelques-uns en cours de route. Comme quoi le Baccalauréat en Intervention Plein Air, ce n’est pas que des pique-niques en pleine nature!!!