Archives pour l'étiquette plein air

Les initiatives universitaires

Par Jean-Philippe Huard, étudiant au Baccalauréat en intervention plein air

Durant la majorité des expériences scolaires alogobacBIPAntérieures que j’ai vécues, peu m’incitaient autant à prendre les commandes de mon éducation, que mon aventure universitaire. Les projets proposés incitent les élèves à communiquer entre eux afin d’échanger leurs perceptions et leurs connaissances sur des sujets d’actualités. Les horizons sont larges et la disponibilité des professionnels assurent un développement à plusieurs niveaux.

Dans le cadre de deux cours de leadership, les étudiants doivent effectuer des recherches, rencontrer des dirigeants d’entreprises, planifier des expéditions d’envergures à l’étranger, bref l’organisation et le travail d’équipe sont deux valeurs priorisés durant ces différents types de travaux. Quand vient le temps de travailler avec diverses personnes, étudiants, professionnels, etc, il est important de faire preuve d’empathie et d’adaptation. Lors de rencontres préparatoires, il est nécessaire de fixer des objectifs communs et de consulter les membres de l’équipe. En ajoutant une petite touche d’humour, le groupe travaille dans un climat propice à la création et au respect de chacun.

Ensuite, à l’intérieur du cours de logistique de camps fixes, mon coéquipier et moi sommes entré en contact avec l’Officier logisticien de la Croix-Rouge, afin d’obtenir des réponses précises au sujet de cet organisme. Ce travail consistait à créer un annuaire professionnel de 4 champs avec lesquels, un étudiant en Intervention Plein Air au Baccalauréat est susceptible de travailler. Il y avait les domaines suivants : l’humanitaire, le tourisme d’aventure, le culturel et les campements scientifiques et industriels. Durant ce cours, des rencontres avec un responsable de la CSST, un représentant d’une entreprise d’Énergies Renouvelables, un atelier sur l’électricité et un représentant d’une compagnie de propane, sont venues bonifier les connaissances en lien avec la logistique de camps fixes.

Finalement une fin de semaine dans un domaine de Zoothérapie a approfondie l’univers de l’intervention éducative et thérapeutique par le Plein Air. Le contact avec les animaux est un moyen pour les zoothérapeutes  de déceler les limites sociales chez les gens en général. Lors de cette fin de semaine, nous avons effectué de la relaxation en plein air, avons observé et joué avec des chiens, chevaux et même un cochon domestiqué a pris place dans le groupe d’animaux participants.

Pour conclure, les avenues et les opportunités en matières d’emplois pour le Bachelier en Intervention Plein Air, dépendent des intérêts, des motivations et surtout des initiatives professionnelles qui motivent la personne. Pour ma part, j’ai un faible pour le domaine de la logistique en tourisme d’aventure et l’intervention éducative et thérapeutique par le Plein Air. À vous de découvrir vos horizons!

Jean-Philippe Huard

 

 

La créativité dans le plein air

Feu glaceTente enneigeePar Jean-Philippe Huard, étudiant au Baccalauréat en intervention plein air

La stimulation des sens grâce au plein air est une véritable façon de favoriser divers développement chez les individus. Le plein air a un effet positif sur la créativité. Au contact de la nature, la majorité des gens ressentent une liberté unique au moment passé dehors. Les journées chargées de cours et de travaux disparaissent faisant place à l’épanouissement du moment présent. Alors que la plupart des plaisirs sont rattachés aux valeurs matérialistes, mes amis et moi concentrons nos énergies sur des projets de développement personnels et sociaux dans un univers de création universitaire exemplaire. Dernièrement, j’ai passé plusieurs jours en sortie. Bravant les températures hivernales, la neige et la glace ont fait place à la joie de vivre des moments inoubliables avec des gens uniques. Parti avec un traîneau d’expédition rempli de matériel, j’ai partagé un campement lourd avec 5 aventuriers. Se déplaçant à la carte et boussole, s’abreuvant grâce à l’eau se trouvant sous une couche de glace de 3 pieds nous avons travaillé dur pour obtenir une qualité de vie de niveau professionnel et ça valu la peine à 100 %. Par exemple, lors de nos expéditions il arrive souvent de recevoir les professeurs à manger. C’est à ce moment que nous avons l’opportunité d’en apprendre davantage sur les qualités de nos mentors et de les choyer avec des repas et des desserts dont ils se rappelleront. Par exemple, la crème glacée et la tarte au sucre est un mélange fort apprécié dans nos maisons, alors que lorsque servi en sortie sur le terrain, c’est tout simplement extraordinaire. La réalité du fabuleux monde du plein air est vécue par l’ensemble des membres du Baccalauréat en intervention plein air. Comme je le mentionne plus haut, notre créativité est fertile et pour réaliser nos projets ambitieux nous devons l’utiliser à bon escient. Lors des cours de Gestion de projets, nous mettons en place des structures événementielles pour créer des sources de financement. La fin de semaine dernière, suite à une expédition en raquette avec traîneau, moi et trois de mes amis sommes sortis du bois pour aller effectuer chacun 48 kilomètres de ski de fond dans le cadre d’un Ski-o-thon. Cet événement était organisé afin d’amasser des fonds pour un projet de fin d’études. Radio-Canada, TVA et VTélé sont quelques-unes des chaînes qui ont d’ailleurs réalisé des entrevues avec certains de mes collègues universitaires à l’origine du projet. En résumé, nos expertises sont larges. Dans le cadre du cours de Vie en milieu en naturel et logistique de campement en conditions hivernales, j’ai moi-même conçu un traîneau d’expédition complètement en bois. Je l’ai conçu de façon à loger une planche dorsale facilitant ainsi une évacuation de victimes. Nos connaissances sont aussi mises à l’épreuve: sur la photo de moi plus haut, je fais un examen dans laquelle je dois faire bouillir de l’eau sur un feu à partir d’une seule bûche en moins de 15 minutes. Nous poursuivons donc notre apprentissage, que ce soit pour planifier de futures sorties ou bien s’entraîner dans le but de devenir de meilleurs intervenant plein air. Jean-Philippe Huard

Camping lourd d’hiver

Pulka

Par Jean-Philippe Huard, étudiant au Baccalauréat en intervention plein air

Au Baccalauréat en Intervention Plein air, les aventuriers disposant de matériel personnel de camping 3 saisons peuvent s’adapter suite à quelques cours sur la thermorégulation. Il est certain que dans le cadre pédagogique universitaire, les étudiants doivent s’attendre à investir de l’argent. Cependant, l’investissement le plus important s’effectue en temps. Être en mesure de bien gérer sa vie personnelle et professionnelle est un objectif que la plupart d’entre nous partagent.

La session d’hiver renferme des richesses sur le plan des apprentissages. Au cour de ma formation en vie hiver et logistique de campement fixe, je ferai du camping lourd. Ce qui entend le transport d’équipement lourd. Pour répondre à ce besoin, la conception d’une pulka ou d’un toboggan d’expédition nous est enseignée en classe. Des tentes de types prospection minières, appelée dans notre langage «tente prospecteur» et des poêles avec cheminées démontables prendront place dans nos traîneaux, en plus de notre matériel personnel et les repas pour 4 jours. Environ une fois par semaine, pendant près d’un mois,  les professeurs transportent leurs élèves dans l’univers du plein air hivernal. Lorsque les techniques spécifiques à ce types d’activités sont contrôlées, les étudiants perfectionnent leurs connaissances, rassemblent le matériel manquant et le départ est sonné.

Le défi, lors de ces excursions en condition hivernale purement québécoise, est de prendre en considération les forces et faiblesses de chacun des membres de l’équipe et de travailler ensemble à conserver un climat d’apprentissage détendu et agréable. D’où l’importance d’une bonne planification des repas et d’une excellente implication au niveau de la préparation physique personnelle. Savoir répondre aux besoins primaires de son entourage permet de repousser les limites de l’éducation expérientielle. Le camping d’hiver lourd permet aux étudiants de concevoir de nouveaux menus riches et variés. Il n’est pas seulement question de nourriture déshydratée et de noix. Par exemple, les soupes chaudes, les pâtes servies avec des sauces épaisses et les desserts font des repas 3 services ont le pouvoir de transformer nos rudesses de l’hiver québécois en un moment de plaisir  à partager.

 

Jean-Philippe Huard