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Un des outils du physiothérapeute : une grille d’analyse du mouvement

Article grille analyse mouvement photoPar Philippe Ouellet, étudiant au Baccalauréat en sciences de la réadaptation (physiothérapie)

Plusieurs d’entre vous, si vous souhaitez aller en physiothérapie, seront tentés de suivre une équipe sportive de haut niveau ou alors de collaborer avec monsieur et madame tout le monde afin d’optimiser leurs performances et leur manière de procéder à une action en particulier.
Pour ce faire, nous devons élaborer une grille d’analyse du mouvement ! C’est un genre de tableau qui décortique les différentes phases du mouvement, les différentes articulations touchées, les groupes musculaires sollicités, leur action, etc. Ça peut être utile pour analyser des mouvements aussi banaux que de se lever de son lit. Pourtant, l’étude de cet exemple banal est crucial pour déterminer si une personne présentant des incapacités aura besoin d’aides techniques ou d’un type de renforcement musculaire précis afin de pouvoir retrouver son autonomie.

De la même manière, si vous souhaitez un départ optimal en natation ou améliorer votre technique de course, des notions de physique mécanique et de physiologie musculaire (la combinaison de ces disciplines se nomme la biomécanique) nous aident encore une fois à comprendre comment chaque athlète peut optimiser ses performances et ce, en fonction de ses caractéristiques physiques et physiologiques qui lui sont propres. Il y a même eu des études sur les animaux, notamment sur les chevaux de course, afin de pouvoir déterminer les différentes variables qui font en sorte qu’une performance est plus rapide qu’une autre.

Si on pousse plus loin, on peut même définir une conformation idéale pour tel ou tel genre de discipline. Par exemple, on constate que les athlètes d’origine africaine sont plus performants en athlétisme en raison de leurs tendons astragaliens qui sont conçus de manière différente que chez les caucasiens, favorisant alors une meilleure accélération.

Bref, décortiquer et analyser un mouvement, c’est très certainement un outil très précieux pour tout physiothérapeute ayant à cœur l’optimisation des fonctions de chaque individu, pour l’aider à gagner de précieux centièmes lors d’une course ou bien l’aider à regagner son autonomie et retrouver une qualité de vie satisfaisante.

 

Portrait d’une femme inspirante et inspirée

Par Philippe Ouellet, étudiant au Baccalauréat en sciences de la réadaptation (physiothérapie)

Après l’avoir eue comme enseignante, j’ai eu l’occmuscle_structureasion de poser quelques questions à Mme Élise Duchesne, Pht., Ph.D., et professeure-chercheure à l’UQAC. Après m’être un peu intéressé à son profil, je me suis rendu compte qu’Élise est un parfait exemple de détermination à travers son cheminement sportif et professionnel, balayant du même coup le stéréotype des chercheurs-scientifiques déshumanisés et asociaux.

Cheminement professionnel

Mme Duchesne a intégré la cohorte du Baccalauréat en physiothérapie de 2002 à 2006 sur le campus de l’Université Laval. D’abord attirée par l’aspect sportif de la physiothérapie, elle s’est rapidement rendu compte que la physiothérapie est un domaine très vaste, une « profession complète en lien avec plein d’autres spécialités ». Durant l’été, elle travaillait auprès d’un professeur de l’université. Cette expérience a été pour elle un bon moyen de s’initier à la recherche.

Lorsque je lui demande pourquoi elle a tenu à continuer ses études universitaires, elle répond : « le fait que la profession est jeune et que la physiothérapie est une doctrine dans laquelle plusieurs questions demeurent sans réponse, et c’est ce qui m’a motivée à poursuivre mes études au-delà du Baccalauréat. » Les sujets traités à l’intérieur de son mémoire en sciences et de son doctorat en physiologie/endocrinologie, soit la réparation musculaire et divers mécanismes qui y sont impliqués.

Compléter des études post-graduées a été pour Élise une véritable expérience sur le plan humain et elle en dégage un grand sentiment de fierté. Développer une rigueur irréprochable et être programmée pour chercher perpétuellement des solutions fait partie des qualités dont elle en retient la valeur.

En 2012, alors qu’elle complétait son doctorat, elle a appliqué et obtenu, sans trop d’attentes, un poste de professeure-chercheure à l’UQAC dans l’unité de physiothérapie. Depuis, elle y retrouve de nombreux défis, notamment l’implantation du nouveau programme en physiothérapie. «Le fait de laisser ma trace et ma couleur au programme est exaltant et il s’agit d’une expérience très enrichissante.» Ajoute-t-elle.

Cheminement sportif

Dès son entrée à l’Université Laval, elle a intégré l’équipe du Rouge et Or de volleyball. Elle y a performé et a même remporté les prestigieux CIS (championnats canadiens universitaires), soit la première victoire d’une équipe de sport collectif féminin de l’histoire du Rouge et Or à ces jeux. Réussir et performer dans le domaine académique et sportif était difficile. « Cela exigeait beaucoup d’organisation et de volonté ».

Petits questionnements personnels

Les principales qualités que doivent détenir les physiothérapeutes ?« Bon esprit d’analyse, intégration des éléments d’anatomie/physiologie, une curiosité, créativité et un désir de continuer à se former » répond-t-elle.

Pourquoi choisir l’UQAC comme lieu d’études pour la physiothérapie ? Élise répond qu’une « petite cohorte personnalisée (30 personnes) et des liens privilégiés avec les professeurs facilite l’apprentissage. En plus, la région présente une bonne population d’étude avec beaucoup de troubles d’ordre neuromusculaires ».

Jeux interuniversitaires ergo-physio OTPT

AcrobatiePar Philippe Ouellet, étudiant au Baccalauréat en sciences de la réadaptation (physiothérapie)

OTPT 2014 … « The biggest party I’ve ever seen » – Stifler

Les jeux interuniversitaires ergo-physio, les OTPT, ont eu lieu durant la fin de semaine du 26 janvier dernier à l’Université Laval. Presque mille étudiants provenant de sept universités différentes ont vêtu leurs couleurs et ont combattu à la sueur de leur front afin de remporter le premier prix. Je vous partage ici un bref aperçu de mon expérience.

Vendredi: Arrivée à l’Hôtel le Concorde vers 15 h. On rassemble nos items d’équipe et on mange une bonne pizza, tous dans la même chambre. La cérémonie d’ouverture mettait en scène un dance-off, une épreuve de danse laquelle j’ai participée et croyez-moi : mille personnes qui beuglent et qui sautent, ça t’amène un dynamisme FOU. Notre mascotte emblème de la fin de semaine était le personnage du père de Jim à l’intérieur de la saga American Pie, thématique choisie par les organisateurs. Par la suite, on se dirige tous au bar le Dagobert, là où tout le monde était vêtu de blanc et armés de crayons afin d’écrire de gentilles attentions sur les chandails des autres.

Samedi : Après une courte sieste (ou aucune pour certains), fiers de notre fabuleuse couleur grise, on s’est rendus à l’intérieur du nouveau PEPS de l’Université Laval. On y criait notre jolie chanson partout et à chaque victoire remportée. On a fait plein de défis tout au long de la journée, du genre « saute-mouton » ou « embrasse un bénévole ». Le soir venu, tout le monde était bien vêtu pour un souper « classy ». Par la suite, les tables ont été débarrassées et un plancher de danse est apparu. Des couples de mariés, des centaines de jarretières retirées et une salle remplie de gens drôles et sympathiques vous laissent une idée du plaisir qui y régnait.

Dimanche : Après une seconde petite sieste (ou pas du tout encore pour certains), on a eu droit à un brunch qui a bien rempli nos estomacs et visionné les défis-vidéos de chaque université, qui consistait à reproduire une scène d’American Pie mettant en valeur son personnage emblème. On a d’ailleurs pu y voir une scène de UdeS-Jim avec la tarte au pommes (fou rire garanti).

À l’issue de cette fin de semaine, l’UQAC a remporté la deuxième position derrière McGill, avec seulement 39 étudiants !

Les OTPT, une expérience à vivre et à revivre !

A+, Phil