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Physiothérapeute spécialisé en cardio-respiratoire, ça mange quoi en hiver ?

ne-pas-oublier-de-respirerPar Philippe Ouellet, étudiant au Baccalauréat en sciences de la réadaptation (physiothérapie)

Présentation de l’un des trois champs d’expertise du physiothérapeute : le système cardio-respiratoire (avec la contribution de Fernanda Ribeiro, professeure à l’UQAC en réadaptation cardio-respiratoire)

À l’UQAC, au cours du continuum Bac-Maîtrise en physiothérapie, on apprend les différentes affectations des pathologies du système cardio-respiratoire et de leurs répercussions systémiques. On définit les fonctionnements normaux et les affectations des différentes pathologies sur l’ensemble de la personne.

Le physiothérapeute expert en cardio-respiratoire devient donc apte à prescrire et à adapter des entraînements plus spécifiques à une clientèle qui présente des restrictions à ces systèmes. Des exercices en résistance et en endurance induisent des mécanismes d’adaptation, plus précisément au niveau du muscle squelettique, qui permettent, selon les recherches actuelles, d’augmenter la tolérance à un effort physique malgré l’irréversibilité des maladies comme l’emphysème pulmonaire ou l’insuffisance cardiaque. De plus, ce professionnel est responsable de l’évaluation et de la prescription des exercices et des adaptations de la vie quotidienne qui améliorent la condition cardiovasculaire et respiratoire, comme des exercices pour les muscles respiratoires après une chirurgie, par exemple.

Ce qu’il est important de comprendre, selon Fernanda Ribeiro, c’est que les restrictions physiologiques imposées par les maladies cardiorespiratoires, aiguës ou chroniques, rendent les personnes affectées plus susceptibles à la réduction du niveau d’activité physique et, par conséquent, de leur qualité de vie. Si leur fatigue à l’effort est augmentée, leur mobilité est réduite. Par conséquent, ces personnes sont moins aptes à accomplir leurs tâches de la vie quotidienne. De plus, ces patients ont souvent plusieurs affectations de santé dont il faut tenir compte dans le type de traitement proposé : diabète, hypercholestérolémie, obésité, pour n’en nommer que quelques-uns.

Par ailleurs, il y a deux grands types d’affectations cliniques qui peuvent exister : aiguës ou chroniques. Selon le cas, les objectifs, les exercices et la prise en charge seront différents.

Perspectives d’avenir

Les physiothérapeutes spécialisés en cardio-respiratoire travaillent surtout au sein d’équipes interdisciplinaires. Pour plus d’informations sur ces équipes, voir mon article précédent qui traite du sujet (Le travail interdisciplinaire – Notion d’équipe !). Ils collaborent notamment avec les cardiologues, les pneumologues, les techniciens en inhalothérapie ainsi que plusieurs autres intervenants du domaine de la santé.

Leur rôle sera important dans les prochaines années. Pourquoi ? La population se fait vieillissante et les maladies respiratoires chroniques font partie des trois plus grandes causes de mortalité, avec le cancer et les maladies cardiaques. L’incidence des patients pouvant bénéficier de l’expertise du physiothérapeute est et sera très élevée. Qui sait, peut-être que j’irai un jour travailler dans ce créneau !

Je vous invite à partager vos questionnements si vous en avez.

A+, Phil.O

Le travail interdisciplinaire – Notion d’équipe !

travailequipePar Philippe Ouellet, étudiant au Baccalauréat en sciences de la réadaptation (physiothérapie)

Pourquoi a-t-on besoin d’équipes interdisciplinaires dans le réseau de la santé ?

Il faut commencer par se dire une chose : nous sommes des êtres complexes et nous avons besoin de combiner plusieurs expertises afin de pouvoir déterminer quelle est la meilleure issue pour assurer un retour à la santé (psychologique, physique, sociale), qui se caractérise par le retour ou le maintien d’une qualité de vie qui soit respectable.

Les différentes visions de chaque discipline se heurtent et se fusionnent ensemble afin de former un tout qui soit beaucoup plus large et effectif. Cette nouvelle vision qui en émerge permet de prendre en compte l’individu dans l’ensemble de sa vie, autour d’objectifs communs. 

Par conséquent, il est primordial que le physiothérapeute détienne les compétences de communication et de collaboration, deux des sept compétences clés émises par l’OPPQ (voir l’hyperlien suivant) http://oppq.qc.ca/membres/publications/physio-quebec/les-differentes-facettes-de-la-competence-du-professionnel-de-la-physiotherapie/

Définition de l’équipe interdisciplinaire

« Partageant des responsabilités, ces personnes travaillent en synergie et en interaction à la compréhension globale des besoins de la personne et de sa famille afin de poursuivre des objectifs communs, avec le souci d’une communication efficace » (Lebel et coll., 1997) Elle constitue les gens sur l’image. Ensemble, chaque expert apporte sa pièce du puzzle et permet de résoudre le casse-tête.

Les différents intervenants et exemples

Des équipes interdisciplinaires sont créées pour différentes problématiques pour pouvoir concerter les différentes ressources et compétences pour permettre au client de pouvoir récupérer le plus rapidement et le mieux possible afin qu’il puisse mener une vie qui lui soit fonctionnelle. Elles peuvent contenir les professionnels suivants ;

  • Physiothérapeute
  • Ergothérapeute
  • Médecin
  • Psychologue
  • Neurologue
  • Travailleur social
  • Infirmère
  • Kinésiologue
  • Technicien en éducation spécialisée
  • Et j’en passe…

Par exemple, à l’IRDPQ (Institut de réadaptation en déficience physique à Québec), on y retrouve une équipe interdisciplinaire pour l’implant cochléaire. L’équipe est constituée d’un médecin, de deux audiologistes aux rôles différents (l’un en programmation de l’implant cochléaire et l’autre en réadaptation auditive) et d’un psychologue. Il y a aussi possibilité d’y ajouter d’autres intervenants au besoin, comme un travailleur social. Celui-ci s’assure que les gens aient les ressources personnelles, financières et logistiques pour pouvoir mener à terme une réadaptation optimale.

On peut donc dire que le travail interdisciplinaire en est un qui soit motivant, qui fait sans cesse appel à de nouvelles connaissances, notre ouverture d’esprit et qui rend de nombreux patients heureux.

Au plaisir les lecteurs, A+

Phil.O