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Un retour sur trois trimestres en un an et demi

Par Sebastian Kluth, étudiant au Baccalauréat en enseignement au secondaire — profil univers social

Il y a un peu plus d’un an et demi, j’ai décrit en détail les cours que j’avais vécus durant mes deux premières années à  l’Université du Québec à  Chicoutimi dans le cadre de mon programme qui est celui du baccalauréat en enseignement secondaire -profil univers social. Depuis ce temps-là , j’ai vécu trois autres trimestres remplis de cours diversifiés et enrichissants ainsi qu’un stage de plus de cinq semaines passé à  Sept-Iles. Juste avant d’entamer mon stage final durant le trimestre d’hiver qui se déroulera entre janvier et avril de l’année prochaine à  Chicoutimi, j’aimerais donc faire un retour sur ma carrière universitaire et mes impressions des dix-huit derniers mois.

Durant le trimestre d’automne en 2011, je me suis inscrit à  quatre cours obligatoires et j’avais un cours optionnel à  prendre. Je voulais un cours  pour élargir mes horizons et afin de devenir plus polyvalent. J’ai choisi de vouloir découvrir un peu plus le domaine d’études des arts et j’hésitais énormément entre deux cours: «Techniques de jeu théâtral» et «Histoire du cinéma». Finalement, j’ai opté pour la solution la plus simple: je me suis inscrit aux deux cours et je n’ai pas du tout regretté ce choix malgré une session plus chargée. Dans le cadre du premier cours, j’ai analysé des extraits de pièces de théâtres, j’ai assisté à  plusieurs pièces présentées dans la région et j’ai surtout apprécié le côté pratique du cours dans lequel j’ai appris différentes techniques de jeu théâtral allant de certains exercices de respiration jusqu’aux danses folkloriques. En plus de cela, j’ai joué et présenté à  un petit public deux extraits de deux pièces très différentes, une fois seul et une autre fois avec un coéquipier. Dans le deuxième cours, j’ai beaucoup appris sur les techniques de l’époque pionnière du cinéma et l’explication de ces différents courants innovateurs était accompagnée d’extraits visuels souvent fascinants. Mon travail de session très passionnant a porté sur le cinéma de propagande en prenant des exemples du cinéma allemand, américain et soviétique. Ce que j’ai particulièrement retenu de ces deux cours dont je connaissais peu de choses auparavant est d’une part le côté plus pratique et proactif de l’enseignement ainsi que les étudiants très accueillants, colorés et sympathiques que je croise encore souvent avec grand plaisir à  l’université. Outre ces cours-là , j’avais également des cours réguliers. Il y avait un cours de géographie intitulé «Introduction à  la carte du monde», deux cours d’histoire avec «L’Europe moderne de la Renaissance aux Lumières» et « Histoire du Saguenay-Lac-Saint-Jean» ainsi qu’un cours plutôt situé dans le domaine des sciences politiques qui était «Introduction aux relations internationales». Ce dernier cours m’a énormément passionné, car les relations internationales, le domaine de la diplomatie, l’histoire récente et les sciences politiques me fascinent depuis très longtemps. En suivant ce cours, j’ai approfondi ces passions et si je fais une maîtrise un jour, ce serait peut-être en lien direct ou indirect avec le domaine des relations internationales.

Mon trimestre d’hiver 2012 était dominé par une session intensive de dix semaines avec cinq cours dans le domaine de l’enseignement et un stage très passionnant de plus de cinq semaines que j’ai pu passer dans un tout nouveau milieu dans une école secondaire à  Sept-Iles. Les cours suivis étaient «École et société», «Enseignement aux élèves ayant des problèmes émotifs et d’ordre comportemental», «Initiation aux techniques éducatives», «Organisation scolaire du Québec» et «Projet didactique au secondaire». Tous les cinq cours étaient diversifiés et intéressants et j’ai surtout apprécié apprendre à  utiliser plusieurs nouvelles techniques éducatives qui m’ont permis de rendre mon enseignement plus polyvalent. Le côté plus administratif et législatif  dans le cours sur l’organisation scolaire du Québec m’a montré de nombreux nouveaux éléments dans un domaine dont je connaissais peu de choses. Enfin, le projet didactique m’a beaucoup servi durant mes stages dans l’organisation et la planification de mes cours. Son côté très pratique avec le plus petit groupe que j’avais jamais expérimenté a rendu ce cours particulièrement efficace et intense.

Mon trimestre d’automne 2012 a été incroyablement chargé vers la fin, même plus chargé que tout ce que j’ai vécu avant, mais je l’ai beaucoup adoré. J’avais décidé de m’offrir le cadeau de suivre un autre cours complémentaire qui s’intitule «Initiation aux premières civilisations». Ce cours m’a initié plus en profondeur à  l’histoire et à  la culture des civilisations mésopotamienne, égyptienne et chinoise en analysant les différences et les ressemblances. Le cours était particulièrement diversifié en raison d’un professeur dynamique avec le sens de l’humour et grâce à  plusieurs documentaires pertinents qui ajoutaient des aspects intéressants aux informations théoriques transmises durant les parties magistrales. Avec un coéquipier, j’ai réalisé un travail de session très élaboré et enrichissant de vingt-six pages et qui comparait les premières formes de systèmes politiques stables en Mésopotamie avec Sargon d’Akkad et le roi Hammourabi et en Chine sous Qin Shi Huangdi et les deux dynasties Han par la suite. Mes cours réguliers étaient ensuite «Citoyenneté et éducation: objectifs et méthodes» qui était un cours de didactique avec des touches éducatives, politiques et surtout philosophiques, «Développement durable: organisations, politiques et acteurs» qui était sans aucun doute le cours avec la charge de travail la plus élevée durant lequel j’ai appris beaucoup de nouvelles notions au niveau administratif, économique, écologique, politique, social ainsi qu’au niveau de la gouvernance des différents programmes en développement durable, «Europe au dix-neuvième siècle: l’âge des révolutions» dans le cadre duquel j’ai pu faire un travail complexe sur le révolutionnaire tchèque fascinant FrantiÅ¡ek Palackàœ, «Histoire du Canada I» ou j’ai réalisé un travail sur le sujet des filles du roi qui m’avait intéressé depuis longtemps et enfin «Villes et société urbaine» o๠j’ai réalisé un travail très large sur la ville de Dolbeau-Mistassini avec un coéquipier très impliqué.

Pendant que je vous écris ces lignes, je finalise mon tout dernier travail de session après deux à  trois semaines chargées durant lesquelles j’ai peu dormi et peu mangé même si j’étais probablement mieux organisé que jamais durant cette session. J’ai donc très hâte au temps des fêtes et aux vacances très bien méritées. Ceci étant dit, je vous souhaite le meilleur des temps des fêtes et une nouvelle année couronnée de succès en espérant que vous allez continuer à  me suivre sur le blogue de l’UQAC.

 

En route pour la découverte d’une nature splendide, d’un milieu intrigant et d’un stage enrichissant

Par Sebastian Kluth, étudiant au Baccalauréat en enseignement au secondaire — profil univers social

Suite à  mon trimestre intensif en cours, en découvertes et en émotions, j’ai fini ma troisième année universitaire avec un stage de consolidation des compétences en enseignement au secondaire de cinq semaines et demi. Après deux stages très enrichissants à  l’école Charles-Gravel à  Chicoutimi et à  l’école secondaire Kénogami à  Jonquière, j’ai pris la décision de passer mon troisième stage en un milieu et en une région différente. J’ai fait le choix de donner des cours d’histoire et d’éducation à  la citoyenneté à  six groupes de troisième secondaire à  l’école Jean-du-Nord à  Sept-àŽles. Cet article est le premier d’une série de contributions qui suivront sur ce blogue dans les semaines à  venir et qui parleront de ce que j’ai vécu durant cette période courte, mais très intense de ma vie.

Entre le 25 mars et le 3 mai 2012, j’ai été en colocation avec une jeune enseignante de la Basse-Côte-Nord qui avait fait un Baccalauréat en enseignement préscolaire et primaire et un jeune pilote d’avion de la ville de Québec dans la banlieue du chef-lieu de la région administrative de la Côte-Nord. J’ai pu découvrir les diverses facettes de cette belle ville en découvrant des endroits plus industriels tels que le Parc Ferland, mais aussi des régions plutôt touristiques telles que les plages Ferguson, Routhier, Lévesque et Monaghan. J’ai fait la découverte du vaste port de Sept-àŽles dans le sud autant que du secteur du Lac Daigle dans le nord qui offrait un beau panorama sur la ville. Durant mon séjour, j’ai eu la chance de traduire le texte d’un guide touristique sur la ville de Sept-àŽles de la langue française à  la langue allemande ce qui m’a aidé à  savoir davantage sur mon nouveau milieu de vie.

Lors de mon arrivée dans la région avec un ami, j’ai également pu découvrir des petits villages pittoresques tels que Ragueneau et j’ai eu la chance de voir la belle ville de Baie-Comeau pendant deux jours. Ces deux villes principales de la région sont d’ailleurs assez complémentaires et ont chacune leur charme particulier. Mon chemin de retour s’est fait en autobus et m’a permis de voir beaucoup d’autres beaux endroits de la région comme Godbout ou Baie-Trinité. Ce sont souvent des villages et petites villes très calmes, proches du fleuve Saint-Laurent et de l’océan d’un càŽté et près des grandes forêts et collines de l’autre. L’économie locale est dominée par l’industrie minière, mais aussi encore par des activités traditionnelles telles que la pêche et la chasse ou encore les activités en lien avec les gigantesques barrages hydroélectriques de la région.

Arrêt à  Ragueneau entre Chicoutimi et Sept-àŽles
Arrêt à  Ragueneau entre Chicoutimi et Sept-àŽles

 

Au centre-ville de Baie-Comeau
Une petite tempête hivernale au centre-ville de Baie-Comeau

 

Arrivée à  Sept-àŽles
Devant mon nouvel appartement de Sept-àŽles

D’un autre côté, je n’ai pas eu beaucoup de temps pour voyager lors de mon stage qui était très demandant, mais une des expériences les plus enrichissantes que j’ai vécue dans ma vie. La relation avec mon enseignant associé était vraiment excellente et la base de ce stage couronné de succès. Nous avons par exemple planifié des cours ensemble, discuté des besoins des différents groupes et de certains élèves éprouvant des difficultés particulières et organisé des examens et leurs corrections. Toutes ces tâches demandaient beaucoup de rencontres en dehors des heures de cours et même durant les fins de semaine, surtout au début lorsque j’apprenais les bases essentielles sur la gestion de classe de mon enseignant associé, sur les règles et conduites de l’école et sur les différents outils pédagogiques qui pouvaient être utilisés en classe. Il ne m’a pourtant pas seulement donné des conseils utiles pour la profession, mais j’ai appris beaucoup de choses qui me serviront dans ma vie de tous les jours aussi.

Ensuite, il y avait également une conseillère de stage qui est venue m’évaluer à  deux reprises directement à  Sept-àŽles et avec qui mon enseignant associé et moi étions en échange régulier. Elle était le deuxième pilier essentiel qui m’a permis de progresser vers une amélioration de mes compétences menant à  une réussite de mon stage. Je lui ai envoyé une panoplie de rapports réflexifs, d’évaluations de mes douze compétences et de canevas pour la planification de mes cours au courant de vingt-cinq jours de ma prise en charge de l’enseignement. Des rencontres importantes au début et à  la fin de mon stage se sont d’ailleurs également déroulées avec elle. Elle a réussi à  me mettre au défi en m’inspirant à  me dépasser et d’aller toujours plus loin avec des conseils très constructifs en lien avec chacune des douze compétences professionnelles proposées par le Ministère de l’à‰ducation, du Loisir et du Sport dans le Programme de formation de l’école québécoise.