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Majeur et vacciné: le Festival étudiant 2011 et l’histoire du roi des roteux de l’UQAC

Par Sebastian Kluth, étudiant au Baccalauréat en enseignement au secondaire — profil univers social

La semaine dernière avait lieu le légendaire Festival étudiant organises par le MAGE-UQAC et les différentes associations étudiantes participantes. C’était une édition bien spéciale du festival car il s’agissait de la vingt-et-unième édition. Le slogan de cette année était donc «Majeur et vacciné – On n’a plus vingt ans!».

La plupart des activités se déroulaient dans le BarUQAC qui était d’ailleurs ouvert à  partir de onze heures du matin du lundi au jeudi et ne fermait ses portes que vers trois heures du matin. D’autres activités se déroulaient dans le Centre Social, dans le Pavillon Sportif ou tout simplement à  l’extérieur des bâtiments universitaires.

Il y avait une panoplie d’activités diverses durant cette semaine des quatre jeudis. L’événement majeur du lundi était sans aucun doute le «tournoi d’improvisation» au Centre Social qui durait autour de trois heures et qui mettait en scène des défis hilarants et divertissants. Le mardi offrait par exemple l’événement de «Talent à  revendre» en deux rondes plus une grande finale qui nous offrait des présentations vraiment originales. Le mercredi avait des activités telles que le «Tournoi de cachette» sur l’étage du P0 ou le défi de «La guerre des clans» à  offrir qui attiraient énormément de gens. Le jeudi offrait probablement les activités les plus diversifiées allant du défi de la «Liste d’épicerie» jusqu’une «Course de bobsleigh» improvisé en arrière du Pavillon Sportif qui soulignait la fin de l’hiver québécois qui s’approche malheureusement à  grands pas. La «Course à  relais de mangeurs de hot-dog» était une des activités principales dans le BarUQAC durant cette journée-là . Trois personnes par association dont au moins une fille devaient manger trois, cinq et ensuite sept hot-dog au plus vite et finalement roter obligatoirement avant de passer le relais au suivant. Tandis que certaines personnes ne pouvaient pas s’empêcher de courir à  la toilette dans le meilleur scénario après le concours, il faut notamment souligner la participation d’un jeune homme qui a aidé deux associations à  manger un total de quatorze hot-dog qu’il a dévoré en environ dix minutes. En sortant du bar, il s’est d’ailleurs plaint d’une manière assez humoristique qu’il aurait aimé se voir offrir un bon dessert après tant d’efforts. Ce jeune monsieur a été pour moi la découverte de la semaine et on peut le couronner officiellement comme étant le roi des roteux de l’UQAC.

Durant la semaine avaient également eu lieu un total de trois concerts. Le lundi, le groupe «Smell the rock» offrait des reprises de groupes de rock assez diversifiés allant de NoFX à  Metallica ainsi que Groovy Aardvark avant de terminer avec une ballade de Joan Baez. Le mardi, le groupe «FALZ» venant de la ville de Québec qui jouait ses propres chansons largement influencés par la musique de rock des années soixante-dix et quatre-vingt. Le chansonnier Michel Perron donnait son spectacle le mercredi soir et élargissait ainsi la panoplie de styles de musique différents joués au courant de la semaine.

Le jeudi soir se déroulait donc la compilation des résultats ainsi que la cérémonie de clàŽture et remise des médailles. Des photos de presque tous les événements ainsi que des vidéos présentant les différentes associations d’une manière souvent hautement originale étaient également montrées. Ce n’était pas surprenant que les équipes les plus soudées remportent les trois premières places. L’AEMSA finissait en troisième position derrière l’association de génie et l’association de plein air et tourisme qui conservait ainsi son titre de l’année dernière. L’association l’a sûrement bien mérité. Il ne reste qu’à  souligner la bonne atmosphère, les défis originaux, l’approchement entre les étudiants des différentes associations et des implications engagées de la part de la plupart des associations participantes ainsi que de leurs mascottes qui les encourageaient énergiquement.

Malheureusement, certaines associations se sont un peu moins impliquées et je n’ai également pas vu une très grande présence des personnes travaillant au sein de l’université auprès des services aux étudiants ou encore du recteur de notre université. C’est dommage car le festival étudiant est une bonne occasion de vraiment mieux connaître la clientèle universitaire et démontrer sa présence et son implication en pouvant approcher les services administratifs des associations étudiantes. J’ai également entendu que certains étudiants ne savaient même pas qu’il existait un bar pour les étudiants ce qui explique peut-être aussi le recul alarmant de visiteurs de ce beau bar intime qui doit se battre avec un budget déficitaire et surtout un manque de visiteurs lors des débuts de la semaine. Pourtant, le bar tente en ce moment de se restructurer davantage avec des changements personnels autant qu’avec de nouvelles activités et publicités ainsi qu’en jouant de la musique plus diversifiée et en se rapprochant encore plus des différentes associations. Avec une implication de ces càŽtés-là , je souhaite fortement que la prochaine édition du festival étudiant ainsi que le bar ouvert à  tous et toutes au sein de l’université seront encore plus visités lors des prochains trimestres.

Ma découverte des villes hivernales canadiennes durant la semaine de relâche

Par Sebastian Kluth, étudiant au Baccalauréat en enseignement au secondaire — profil univers social

La semaine de relâche, fautivement appelée semaine de lecture par certains, était pour moi une occasion de partir découvrir le sud de la province pendant quatre jours. Je suis parti pour Montréal pendant quatre jours en faisant également une petite excursion à  Ottawa, deux belles villes pleines de beautés à  ne pas manquer surtout grâce à  une couverture poudreuse blanche ces temps-ci.

Ce n’est pas un hasard que j’ai fait un tour à  Montréal, j’ai suivi l’invitation d’une bonne connaissance à moi, Vincent Peake. Celui-ci est un des personnages les plus marquants du rock alternatif québécois. Il joue notamment avec le groupe de punk aux influences de la musique mondiale GrimSkunk, avec le groupe de rock plus moderne et commercial Xavier Caféine, avec le projet de rock progressif hautement intéressant appelé Kosmos et enfin avec un groupe appelé Sabbath Café rendant hommage à  Black Sabbath en créant des reprises très uniques allant dans le coin du lounge et expérimental. Loin de là , il a participé au projet de musique rock expérimentale et hautement poétique Aut’Chose, joué dans le groupe de grunge Floating Widget et travaillé ensemble avec le fameux groupe de thrash metal Voà¯vod au début du millénaire. J’ai également découvert le premier groupe de Vincent Peake, le groupe pionnier du rock alternatif au Québec appelé Groovy Aardvark fondé qui avait fini sa carrière avec un dernier spectacle à  la salle de concert Metropolis à  Montréal en août 2005 après près de vingt ans de carrière. Ayant rencontré Vincent Peake lors d’un spectacle de Xavier Caféine que ma douce moitié aime énormément, nos chemins n’ont pas arrêté de s’entrecroiser que ce soit lors du spectacle de GrimSkunk du début de l’année scolaire à  notre université, lors de concerts au Bunker de Chicoutimi ou au Café CàŽté-Cour à  Jonquière ou même lors d’un spectacle d’Iron Maiden au Centre Bell à  Montréal et j’ai fini par lui poser des questions par rapport à  son premier groupe lors d’un concert de Xavier Caféine en janvier à  Jonquière. J’ai fait signer un disque à  Vincent après le concert et j’ai souligné que j’aurais également bien aimé voir son premier groupe Groovy Aardvark dont je m’étais procuré une compilation. Il m’a donc annoncé la nouvelle encore secrète que son ancien groupe reviendra pour une occasion unique d’un spectacle au Metropolis de Montréal pour fêter cinq ans et demi après la fin officielle du groupe, le dixième anniversaire de la radio Bande à  Part, qui soutient notamment les jeunes groupes prometteurs peu connus du Québec qui sont souvent écartés de la radio populaire.

Je n’ai donc pas hésité de prendre l’autobus pour cette occasion unique en combinant un peu de magasinage et de découvertes culturelles de la ville avec une soirée de spectacle. Pourtant, Groovy Aardvark n’étaient pas les seuls à  monter sur scène du le mini-festival durant de la Nuit blanche à  Montréal, qui organisait une panoplie d’événements culturels gratuits à  travers toute la ville allant d’expositions d’œuvres d’art, de projections de film en plein air jusqu’à  des spectacles de lumières impressionnants. Les autres groupes jouant au Metropolis o๠je m’étais rendu comme l’un des premiers spectateurs dans une salle bientàŽt pleine à  craquer, étaient le groupe de rap multiculturel Karma Atchyka, suivi du rock expérimental impulsif de Fred Fortin, ensuite Groovy Aardvark lui-même, par la suite le groupe de rock alternatif moderne We are wolves, le groupe de rap québécois hautement politisé et prétentieux Loco Locass et ensuite le groupe électronique Holy Fuck. Des disc-jockeys spéciaux invités continuaient même à  jouer de la musique au-delà  de trois heures du matin lorsque l’enregistrement en direct sur la radio du mini-festival s’arrêta officiellement. J’ai ainsi pu découvrir de nouveaux groupes intéressants dont j’ai particulièrement aimé Fred Fortin, mais la foule entière célébrait la soirée au nom du grand retour de Groovy Aardvark qui jouait ses grands classiques pendant une cinquantaine de minutes, allant de la chanson folklorique humoristique «Boisson d’avril» à  la chanson acoustique expérimentale «Amphibiens» jusqu’à  une reprise du fameux «Le petit bonheur» de Félix Leclerc avec la participation de Marc Vaillancourt de B.A.R.F et Les ɉkorchés ou la chanson la plus populaire du groupe, la pièce de punk énergétique «Dérangeant». C’était comme si le groupe légendaire n’était jamais parti car la foule entière chantait plus forte que Vincent Peake au microphone avec sa guitare basse et ce n’est pas seulement moi qui espère pouvoir entendre d’autres chansons du groupe dans le futur, que ce soit par le groupe soi-même ou sous forme de reprises jouées par les groupes récents auxquels Vincent Peake participe.

à€ part de cette soirée musicale hautement intéressante, j’ai également connu de plus près la ville de Montréal en fouillant dans des magasins de disques usagés sur la Rue Saint-Catherine, en traversant les Promenades Cathédrale, en regardant un film au Cinéplex Odéon sur la Rue ɉmery dans le Quartier Latin, en découvrant un magasins de mangas sur la Rue Saint-Denis, en dégustant dans un restaurant polonais sur la Rue Prince-Arthur, en découvrant des épiceries spécialisées sur la Rue Berri, en flânant au long des patinoires hivernales de la Rue Port de Montréal et en faisant un tour au Marché Bonsecours au Vieux Port.

Lors de ma dernière journée de voyage, je me suis permis de faire une petite escalade à  Ottawa en plein milieu d’une tempête de neige qui éclatait. C’était une expérience unique de voir le Parlement impressionnant, le beau Château Laurier, le Canal Rideau complètement glacé, le Marché By avec ses nombreux petits magasins manufacturiers et restaurants originaux ou le fameux Hard Rock Café sous une neige dense. Je me suis réfugié de la tempête dans le Centre Rideau immense pour y magasiner et prendre une pause. Sur mon chemin de retour, je suis même tombé sur un petit magasin offrant de la nourriture allemande dans la Rue Slater. Enfin, je me suis préparé pour une véritable odyssée d’environ neuf heures de route pour retourner jusqu’aux résidences de l’UQAC.

Ce que j’aimerais bien transmettre par mon petit reportage pour en finir, c’est que le monde est vraiment ouvert aux étudiants, même à  un endroit supposément éloigné dans la nature sauvage comme le Saguenay. Avec un réseau d’autobus accessible en centre-ville, des villes telles que Québec, Montréal et même Ottawa ne sont pas si loin et pour ceux qui préfèrent voyager d’une manière plus exotique, il existe également une connexion de train entre Jonquière et Ottawa qui fait le tour d’un bon nombre de villages pittoresques autour du Lac-Saint-Jean et de la Mauricie. Lors d’une prochaine semaine de relâche, j’essayerai de prendre ce moyen de transport et découvrir un autre càŽté de cette belle province. Si ce petit reportage vous a inspiré dans le but de vouloir découvrir les villes hivernales de la province, dites-vous qu’il n’est pas encore trop tard pour découvrir le Québec hivernal et une panoplie d’activités uniques. On pourrait par exemple voir la finale du Championnat du monde Red Bull Crashed Ice 2011 à  Québec entre le 17 et le 19 mars o๠les athlètes d’ «Ice Cross Downhill» représentant plus de vingt nations différentes à  travers le monde dévaleront la piste glacée urbaine de 540 mètres qui est composée de chutes, de virages en épingle, de sauts et de bosses à  des vitesses atteignant les soixante km/h. Si tout va bien, ceci sera ma prochaine destination dans ma découverte hivernale de la province dont je vous parlerai.