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Le plein-air au Saguenay–Lac-Saint-Jean

Kayak au Lac Ambroise – Photo: Justine Lévesque

Par Sarah Gaudreault, étudiante au Certificat en rédaction-communications

Le Saguenay–Lac-Saint-Jean est réputé pour ses bleuets, mais aussi pour le plein-air. Eh oui, la région compte de grands espaces où il est possible de réaliser une panoplie d’activités que ce soit en saisons hivernale ou estivale.

La région compte plusieurs milliers de kilomètres pour faire de la moto-neige. En hiver, il est aussi possible d’aller skier, de faire du traîneau à  chien et de la raquette. Vous pouvez goûter à  nos tires d’érable à  Laterrière ou à  Larouche. Si vous aimez patiner, il existe plusieurs endroits où pratiquer ce sport: le nouvel aréna juste à côté du Pavillon principal de l’UQAC ou dans le cadre du Village sur glace à  Roberval, où vous pouvez patiner sur le Lac-St-Jean.

En saison estivale, il existe des centaines de kilomètres à  parcourir en vélo sur les pistes cyclables. La région regorge également beaucoup de brochets, de dorés, de truites et de ouananiches (cette espèce ne se retrouve qu’au Lac-St-Jean). Plusieurs sites touristiques comptent des sentiers où il est possible de faire des randonnées pédestres (en voici quelques-uns: le Musée de la pulperie à  Chicoutimi, la Pointe des Pères à  Dolbeau-Mistassini, le Parc thématique Odyssée des Bâtisseurs à  Alma, etc.). Il est aussi possible de faire une croisière sur le Fjord ou sur le Lac-St-Jean. Nous pouvons aller visionner des théâtres de plein air notamment au Musée de la Pulperie ou visiter les différentes pièces de la Route des milles et une histoire dans la MRC Maria-Chapdelaine.

Partout dans la région, on ne s’ennuie pas peu importe la saison, car plusieurs choix s’offrent à  nous.

Anatomie d’un musée

Par Annie Lapointe, étudiante au Baccalauréat en histoire

Lorsque l’on visite un musée, on se contente de visiter les salles d’expositions. On pense que les quelques centaines d’oeuvres d’art, d’archives constituent toute la collection. Or, la majorité de la collection se trouve dans la réserve, loin des yeux des curieux. Il s’agit quelquefois d’un bâtiment situé à  l’extérieur du musée (voir plusieurs bâtiments!) ou alors de salles aménagées dans le même édifice. Ne pensez pas qu’il est facile de garder des objets historiques. Plusieurs facteurs entrent en compte; la température de la pièce, l’humidité, l’acidité des supports (boites, papier) en plus des risques de feu et d’infestation de vermines (des rats jusqu’aux microscopiques bactéries). Des collections entières se voient ruinées si on ne prend pas soin d’avoir des conditions idéales de conservation. Pour ce faire, on engage des techniciens en muséologie. Leur formation leur apprend tous les rudiments pour protéger efficacement les tableaux comme les documents papier.


Toutefois, n’allez pas penser que chaque musée garde jalousement sa collection et ne laisse personne en profiter. Il arrive fréquemment que dans le cadre d’une exposition, un musée emprunte des objets de plusieurs autres institutions. à‰videmment, des liens se créent entre des musées ayant des missions semblables même s’ils ne sont pas sur le même continent. Par exemple, le musée du Fjord de La Baie est en partenariat avec The Rooms de Terre-Neuve, le Musée maritime de la Colombie-Britannique et Océanopolis en France.


Donc, une exposition ne témoigne pas nécessairement du contenu du musée qui la présente. Un musée c’est aussi un réseau de liens entre les acteurs d’un milieu!


Sur ce, passez une bonne semaine!!

Annie


 Suggestion lecture de la semaine : Le procès de Franz Kafka. Il y a de ces livres qui marquent votre vie à  tous jamais, cette oe“uvre de cet écrivain allemand en est un! Lecture obligatoire lors de mes études en littérature au cégep, je n’avais jamais vraiment saisi à  quel point l’incompréhension peut être magique dans nos lectures. Le nombre d’heures que j’ai passées à  tenter d’analyser le message caché derrière ce roman ne se compte plus. Kafka a ouvert mon esprit de la même façon que Zola, Baudelaire, Dostoïevski, Wolfe et Suskind ont pu faire. Et si jamais vous n’avez pas une trentaine d’heures à  consacrer à  sa lecture, sachez qu’Orson Welles en a fait un film en 1962!

Plan B

Par Annie Lapointe, étudiante au Baccalauréat en histoire

Bonjour à  tous,

Suite à  quelques pépins lors de mon séjour dans le comté de Porneuf, je n’ai pu aller à  Trois-Rivières pour faire ma tournée des musées. On va remettre ça à  octobre ou novembre! Donc, cette semaine, j’ai décidé de vous parler de la discipline de la muséologie!

 

Selon l’encyclopedia Universalis, la muséologie est la science qui s’applique à  tout ce qui concerne les musées, leur histoire, leur mission et leur organisation. Autrement dit, la mise en valeur des objets, la création d’exposition, la diffusion du savoir, l’interprétation des objets et de leur contexte, et plus encore.

 

Selon la grandeur du musée et son importance, le rôle du ou des muséologues peut varier. Dans un petit musée, le muséologue doit jumeler les tâches de gestionnaire, de guide-interprète, de créateur d’exposition (les textes, les espaces, les objets, les thématiques) et d’archiviste. Souvent des subventions sont possibles afin de réaliser certains projets de mise en valeur ou de préservation. à€ ce moment, on engage des employés temporaires afin de réaliser le contrat. Dans les musées disposant de plus de ressources, on retrouve des rôles spécifiques à  chaque individu. Certains vont s’occuper des textes, d’autres de la préservation, etc.

Lorsque l’on parle de musée de sciences humaines, on doit comprendre qu’il est primordial d’avoir non seulement des connaissances en histoire, en géographie, en archéologie et en anthropologie, mais aussi d’avoir un intérêt marqué et une sensibilité pour le domaine de l’histoire de l’art. Dans la grande majorité des musées d’histoire, on trouve des tableaux, sculptures, dessins et gravures qui viennent enrichir les expositions. On ne doit pas seulement connaître le contexte des œuvres, mais aussi savoir comment en prendre soin. Aussi, on doit apprendre à  être polyvalent, connaître la littérature, la culture populaire, la politique, la religion. Bref, on ne doit pas être désemparé lorsque vient un contrat d’exposition qui est hors de nos champs de compétences.

Pour ce faire, on a besoin d’une formation polyvalente. Le profil Autochtonie, régions et histoire publique du baccalauréat en histoire de l’UQAC est parfait car on acquiert des connaissances générales en histoire tout en ayant la possibilité de faire un stage dans le milieu. Des cours optionnels permettent de découvrir d’autres domaines comme les sciences naturelles, la géologie et les arts…

 

Sur ce, je vous souhaite une agréable semaine!

 

Annie

 

Suggestion lecture de la semaine : Les Filles de Lori Lansens. Le récit de deux soe“urs siamoises diamétralement opposé par leur personnalité, leur vision de la vie et leurs désirs. Atteinte d’une maladie incurable, elles nous racontent leur vie, chacune à  leur manière; Rose avec sa poésie, sa plume efficace, ses ambitions intellectuelles et Ruby avec sa simplicité, son refus de voir sa vie comme autre qu’ordinaire.