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Un corps en santé : le compromis entre devoir et plaisir

Par Baptiste Hagège, étudiant au Baccalauréat en kinésiologie

L’hiver s’en vient, le corps commence à faire ses réserves énergétiques, les beaux jours se font rares et la motivation à bouger s’estompe tranquillement pour laisser place à la chaleur du foyer. Toutefois la nouvelle année approche à grand pas et les bonnes résolutions commencent à occuper les esprits. Santé, performance sportive, esthétisme, sociabilité…

Comment ancrer notre motivation durant ces temps de grand froid ?

En premier lieu, il faut distinguer les deux grandes catégories de motivation qui nous animent. D’un côté se trouve la motivation intrinsèque, qui prend origine au plus profond de nous-mêmes et qui est alimentée directement par notre plaisir et notre intérêt en matière d’activité physique. C’est la plus simple à satisfaire car il suffit de bouger pour se sentir bien, améliorer son sentiment de compétence et d’autonomie. Toutefois, il serait trop facile que notre esprit fonctionne de cette manière car notre société nous impose dès notre naissance des codes. Ceux-ci, gouvernés par le résultat à obtenir, la forme du corps et le jugement des autres, sont malheureusement la source principale de motivation et témoin absolu du succès. Voici la motivation extrinsèque, à l’extrême opposé de notre intérêt personnel et répondant aux normes du monde extérieur. Elle est considérée comme notre plus grand ennemi quant au maintien de notre comportement actif.

À long terme, notre objectif en tant que personne autonome et libre est de laisser de côté l’idée de l’activité physique comme un devoir pour atteindre des normes de santé ou pour modifier notre apparence selon des standards qui nous ont été insidieusement imposés. Mais par quoi remplacer ces motivations extrinsèques qui, tout au long de notre existence, nous ont été « proposées » ? Abandonnons cet esprit de labeur et redirigeons notre motivation vers un but davantage personnel et significatif de notre bonheur à chaque instant, et surtout pendant l’effort. Laissons notre ego de côté pour nous abandonner au plaisir de la pratique en elle-même. Que ce soit se défouler avec des amis, soulever des poids pour sentir son corps progresser, courir le plus vite possible pour sentir l’air déferler sur son visage ou pratiquer un sport pour avoir la sensation de bien-être, post-exercice causé par la libération de bêta-endorphine. Des études ont démontré que ceux qui s’exercent régulièrement depuis plus d’un an le font maintenant plus par plaisir que pour la santé.

Nous venons de voir que le souvenir agréable qu’on gardera de la séance est essentiel au maintien de l’activité physique. Lorsqu’on débute ou qu’on reprend une activité, il sera extrêmement important de tempérer l’intensité : plus elle augmente, plus votre bien-être diminue et cela affectera votre souvenir de la séance. Enormément de bienfaits sur la santé sont dénombrés dans les exercices à intensité faible à modérée. Il nous sera possible d’augmenter l’intensité par la suite tout en écoutant nos envies quotidiennes et notre motivation du moment. De plus, il faut garder en tête qu’une séance à haute intensité ne servira à rien si nous ne bougeons plus pendant un mois. Soyons progressifs, patients et profitons du plaisir de la séance, nous verrons notre bien-être devenir central dans la pratique et les progrès du corps relayés au second plan !

Faire de ses études une expérience agréable

Image Jess 2 apple_A15Par Jessica Lavoie, étudiante à la Maitrise en lettres

L’article que je vous propose aujourd’hui est inspiré du livre Assieds-toi et écris ta thèse! Trucs pratiques et motivationnels pour la rédaction scientifique de Geneviève Belleville, professeure à l’École de psychologie de l’Université Laval. Lors des journées de la relève en recherche organisées par l’Association francophone pour le savoir (Acfas), qui se tenaient le 24 et 25 septembre 2015 à l’Université Laval, j’ai eu la chance d’assister à l’atelier Trucs pratiques pour la rédaction de mémoire ou de thèse de Mme Belleville. En plus de m’offrir de nombreux outils pour la rédaction de mon mémoire, cet atelier m’a également permis de réfléchir aux différents moyens qui facilitent non seulement les études supérieures, mais aussi celles de premier cycle et les études collégiales. J’ai donc décidé de vous présenter ici quelques trucs, provenant de madame Belleville et de mon expérience personnelle, qui vous permettront (je l’espère) d’être plus efficace dans votre cheminement académique.

1. Distinguer les trois étapes de la rédaction
Lorsque vous devez produire un travail (dissertation, travail long, recherche, critique, etc.), assurez-vous de faire les trois étapes suivantes :

1) La planification
Faites un plan détaillé de votre travail. Même si cette étape peut sembler ennuyante, sa pertinence ne doit pas être mise en doute! Le temps que vous passez à produire votre plan (idées principales, idées secondaires, citations, explications, etc.) est grandement bénéfique pour l’avancement de votre travail. Plus un plan est bien établi, plus la rédaction est simple et rapide!

2) La rédaction
Écrivez rapidement les idées qui vous passent par la tête sans vous réviser.

3) La révision
Si possible, laissez passer du temps entre la rédaction et la correction du travail. Plus ce laps de temps est grand, plus vous prenez du recul quant à votre texte et, donc, plus vous êtes en mesure de le corriger efficacement.
Questionnez la structure de l’argumentation (clarté des informations, fil conducteur, idées principales et secondaires, preuves, explications des citations, etc.), la nécessité de chaque phrase et la précision de chaque mot.
Veillez à ce que vos phrases soient simples et courtes (sujet + verbe + complément).
Corrigez votre travail (orthographe, grammaire, syntaxe et ponctuation).
Relisez votre travail à voix haute. De cette manière, vous remarquerez plus aisément les tournures de phrases inappropriées ou les phrases trop longues.

2. Éviter la procrastination
C’est un fait réel : plus on retarde le moment de faire un travail, plus ce travail nous apparaît fastidieux, colossal et angoissant. Plus on est anxieux, plus on évite de commencer le travail. C’est un cercle vicieux dont il faut absolument s’éloigner pour cheminer de manière agréable.

3. Se sentir bien dans sa tête et dans son corps
Je crois que le meilleur moyen d’arriver à se sentir bien est de dormir et de bouger suffisamment. Le sommeil permet de recharger ses batteries, ce qui est primordial pour tout étudiant dont les fonctions cérébrales sont suscitées durant plusieurs heures d’affilée. Un autre type de répit que l’on peut offrir à son cerveau est l’activité physique. Le fait de bouger permet non seulement de rester en forme, mais aussi de prendre une pause mentalement. Effectivement, la pratique d’activité physique nous permet de penser à autre chose qu’à notre cours du lundi ou à la dissertation qu’il faut terminer pour jeudi. Faire du sport en écoutant de la musique est, je crois, encore plus bénéfique et relaxant.

4. Se récompenser
Après avoir réalisé les tâches que vous vous étiez fixées, prenez du temps pour vous. Faites ce que vous aimez, passez du temps entre amis ou avec votre famille, allez au cinéma ou lisez un bon livre. Bref, faites-vous plaisir!

J’espère que ces quelques conseils vous seront utiles! N’hésitez pas à me suggérer les vôtres.

À bientôt,
Jessica