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Si vous souhaitez visiter le Canada

Par Benjamin Durand, étudiant à la Maîtrise en informatique

Si vous souhaitez découvrir le Canada, il n’est pas facile de choisir où aller, surtout lorsqu’il s’agit de visiter les grandes villes. Je vais donc vous partager ce que j’ai pu découvrir durant les weekends et les vacances pour que vous puissiez planifier vos visites.

Il me parait indispensable de s’arrêter à  Toronto pour son mode de vie à  l’américaine et les fameuses Niagara Falls, et à  Ottawa pour admirer le parlement canadien et voir la capitale canadienne qu’on a souvent tendance à  oublier au profit de Montréal, la capitale économique et culturelle… Enfin, notre capitale provinciale Québec et aussi un incontournable.

Je ne vous parlerai pas de Toronto ni d’Ottawa où je n’ai pas encore eu l’occasion de me rendre, mais qui sont prévues pour le mois de décembre.

Il est parfois difficile de se décider entre Montréal et Québec, car ces deux villes sont vraiment très riches. Cependant, l’ambiance y est très différente. J’ai eu l’occasion de passer une dizaine de jours à  Montréal en août, puis je me suis rendu à  Québec pour une semaine durant le même mois et j’y suis retourné 2 jours pendant la relâche.

Pour moi, Montréal représente la diversité. En se baladant dans les rues, on a autant de chance de croiser des étrangers que des Canadiens, ce qui donne un côté très cosmopolite à  la ville. Et cette diversité se perçoit aussi dans l’architecture, les petites maisons de 2 ou 3 étages côtoient les immenses buildings et les petits parcs bordent les grandes avenues. En se baladant, on se rend vite compte que le béton cède rapidement sa place à  la nature. La ville est suffisamment grande pour y prévoir des séjours d’une semaine sans s’ennuyer et le réseau de transport plutôt bien développé permet d’être très mobile.

Montréal nous surprend par la diversité de ses activités. Je vais partager avec vous les principaux points d’intérêts de la ville. Je tiens d’abord à  vous dire que je ne suis pas un grand fan des musées et que je n’y vais que lorsque le sujet m’intéresse.

Il est presque indispensable de monter au belvédère du Mont-Royal pour avoir une vue dégagée sur la ville, ses buildings et les alentours. Je pense que lorsque le temps est dégagé, il est aussi intéressant d’y aller vers 22 heures ou minuit pour voir la ville de nuit.

Pour l’ambiance, il y a 3 rues qui sont à  voir: Sainte-Catherine presque impossible à  rater, la rue Saint-Denis en particulier le soir pour ses brasseries et petits restaurants, et la rue Cressent où l’on retrouve les étudiants (pour les fans de George Clooney vous y trouverez également la boutique Nespresso). Pour le côté historique et la vieille architecture, il suffit de descendre au vieux port depuis Sainte-Catherine (vous avez aussi la possibilité de passer par le quartier chinois). En hiver comme en été, vous pourrez profiter des nombreux centres commerciaux souterrains que compte Montréal, la plus grande ville souterraine au monde. On citera également le stade olympique et sa tour inclinée à  45°, la banquise pour sa poutine réputée et l’amer à  boire, micro-brasserie, vous proposant également de la viande de bison.

Pour la ville de Québec, on sent immédiatement le côté historique de la ville et en particulier dans le Vieux Québec. La vieille ville est entourée de remparts et en faire le tour permet d’admirer les environs. En suivant les remparts, vous tomberez forcement sur la citadelle de Québec. L’architecture est inspirée des citadelles de Vauban, comme celle de Lille, Gravelines, Belle-àŽle
 La citadelle est dans un état exceptionnel, car elle n’a jamais servie de défense. Mais elle abrite aujourd’hui le célèbre royal 22e régiment dont la mascotte est un bouc offert au régiment par Elisabeth 2. La citadelle se visite et offre un beau point de vue sur la ville. De plus, vous aurez la possibilité d’assister à  la traditionnelle relève de la garde.

Les petites rues chargées de boutiques rendent l’atmosphère très conviviale et vous rappelle de temps à  autre l’histoire, car on peut y apercevoir le buste de Louis XIV ou la statue de Samuel de Champlain. Le château Frontenac domine le Vieux Québec et ses abords sont souvent très animés par des spectacles de rue et les touristes. On y croise également des calèches qui proposent un tour de la ville pour environ 2 heures.

Mais comment visiter Québec sans visiter son parlement! Le bâtiment domine la ville depuis la colline parlementaire. Sa façade rappelle encore une fois l’histoire avec ses nombreuses statues représentant les grands personnages historiques du Québec. Les visites permettent de voir les chambres ou se réunissent les parlementaires.

Pour vos sorties, la ville dispose de nombreux atouts: la Grande Allée mêle restaurants, pubs et discothèques. Vous trouverez aussi à  l’intérieur des remparts de nombreux petits restaurants, comme une crêperie ou un pub irlandais.

En espérant que ce petit article donne envie au lecteur de visiter ces 2 villes chargées d’histoire et de culture.

Ma découverte des villes hivernales canadiennes durant la semaine de relâche

Par Sebastian Kluth, étudiant au Baccalauréat en enseignement au secondaire — profil univers social

La semaine de relâche, fautivement appelée semaine de lecture par certains, était pour moi une occasion de partir découvrir le sud de la province pendant quatre jours. Je suis parti pour Montréal pendant quatre jours en faisant également une petite excursion à  Ottawa, deux belles villes pleines de beautés à  ne pas manquer surtout grâce à  une couverture poudreuse blanche ces temps-ci.

Ce n’est pas un hasard que j’ai fait un tour à  Montréal, j’ai suivi l’invitation d’une bonne connaissance à moi, Vincent Peake. Celui-ci est un des personnages les plus marquants du rock alternatif québécois. Il joue notamment avec le groupe de punk aux influences de la musique mondiale GrimSkunk, avec le groupe de rock plus moderne et commercial Xavier Caféine, avec le projet de rock progressif hautement intéressant appelé Kosmos et enfin avec un groupe appelé Sabbath Café rendant hommage à  Black Sabbath en créant des reprises très uniques allant dans le coin du lounge et expérimental. Loin de là , il a participé au projet de musique rock expérimentale et hautement poétique Aut’Chose, joué dans le groupe de grunge Floating Widget et travaillé ensemble avec le fameux groupe de thrash metal Voà¯vod au début du millénaire. J’ai également découvert le premier groupe de Vincent Peake, le groupe pionnier du rock alternatif au Québec appelé Groovy Aardvark fondé qui avait fini sa carrière avec un dernier spectacle à  la salle de concert Metropolis à  Montréal en août 2005 après près de vingt ans de carrière. Ayant rencontré Vincent Peake lors d’un spectacle de Xavier Caféine que ma douce moitié aime énormément, nos chemins n’ont pas arrêté de s’entrecroiser que ce soit lors du spectacle de GrimSkunk du début de l’année scolaire à  notre université, lors de concerts au Bunker de Chicoutimi ou au Café CàŽté-Cour à  Jonquière ou même lors d’un spectacle d’Iron Maiden au Centre Bell à  Montréal et j’ai fini par lui poser des questions par rapport à  son premier groupe lors d’un concert de Xavier Caféine en janvier à  Jonquière. J’ai fait signer un disque à  Vincent après le concert et j’ai souligné que j’aurais également bien aimé voir son premier groupe Groovy Aardvark dont je m’étais procuré une compilation. Il m’a donc annoncé la nouvelle encore secrète que son ancien groupe reviendra pour une occasion unique d’un spectacle au Metropolis de Montréal pour fêter cinq ans et demi après la fin officielle du groupe, le dixième anniversaire de la radio Bande à  Part, qui soutient notamment les jeunes groupes prometteurs peu connus du Québec qui sont souvent écartés de la radio populaire.

Je n’ai donc pas hésité de prendre l’autobus pour cette occasion unique en combinant un peu de magasinage et de découvertes culturelles de la ville avec une soirée de spectacle. Pourtant, Groovy Aardvark n’étaient pas les seuls à  monter sur scène du le mini-festival durant de la Nuit blanche à  Montréal, qui organisait une panoplie d’événements culturels gratuits à  travers toute la ville allant d’expositions d’œuvres d’art, de projections de film en plein air jusqu’à  des spectacles de lumières impressionnants. Les autres groupes jouant au Metropolis o๠je m’étais rendu comme l’un des premiers spectateurs dans une salle bientàŽt pleine à  craquer, étaient le groupe de rap multiculturel Karma Atchyka, suivi du rock expérimental impulsif de Fred Fortin, ensuite Groovy Aardvark lui-même, par la suite le groupe de rock alternatif moderne We are wolves, le groupe de rap québécois hautement politisé et prétentieux Loco Locass et ensuite le groupe électronique Holy Fuck. Des disc-jockeys spéciaux invités continuaient même à  jouer de la musique au-delà  de trois heures du matin lorsque l’enregistrement en direct sur la radio du mini-festival s’arrêta officiellement. J’ai ainsi pu découvrir de nouveaux groupes intéressants dont j’ai particulièrement aimé Fred Fortin, mais la foule entière célébrait la soirée au nom du grand retour de Groovy Aardvark qui jouait ses grands classiques pendant une cinquantaine de minutes, allant de la chanson folklorique humoristique «Boisson d’avril» à  la chanson acoustique expérimentale «Amphibiens» jusqu’à  une reprise du fameux «Le petit bonheur» de Félix Leclerc avec la participation de Marc Vaillancourt de B.A.R.F et Les ɉkorchés ou la chanson la plus populaire du groupe, la pièce de punk énergétique «Dérangeant». C’était comme si le groupe légendaire n’était jamais parti car la foule entière chantait plus forte que Vincent Peake au microphone avec sa guitare basse et ce n’est pas seulement moi qui espère pouvoir entendre d’autres chansons du groupe dans le futur, que ce soit par le groupe soi-même ou sous forme de reprises jouées par les groupes récents auxquels Vincent Peake participe.

à€ part de cette soirée musicale hautement intéressante, j’ai également connu de plus près la ville de Montréal en fouillant dans des magasins de disques usagés sur la Rue Saint-Catherine, en traversant les Promenades Cathédrale, en regardant un film au Cinéplex Odéon sur la Rue ɉmery dans le Quartier Latin, en découvrant un magasins de mangas sur la Rue Saint-Denis, en dégustant dans un restaurant polonais sur la Rue Prince-Arthur, en découvrant des épiceries spécialisées sur la Rue Berri, en flânant au long des patinoires hivernales de la Rue Port de Montréal et en faisant un tour au Marché Bonsecours au Vieux Port.

Lors de ma dernière journée de voyage, je me suis permis de faire une petite escalade à  Ottawa en plein milieu d’une tempête de neige qui éclatait. C’était une expérience unique de voir le Parlement impressionnant, le beau Château Laurier, le Canal Rideau complètement glacé, le Marché By avec ses nombreux petits magasins manufacturiers et restaurants originaux ou le fameux Hard Rock Café sous une neige dense. Je me suis réfugié de la tempête dans le Centre Rideau immense pour y magasiner et prendre une pause. Sur mon chemin de retour, je suis même tombé sur un petit magasin offrant de la nourriture allemande dans la Rue Slater. Enfin, je me suis préparé pour une véritable odyssée d’environ neuf heures de route pour retourner jusqu’aux résidences de l’UQAC.

Ce que j’aimerais bien transmettre par mon petit reportage pour en finir, c’est que le monde est vraiment ouvert aux étudiants, même à  un endroit supposément éloigné dans la nature sauvage comme le Saguenay. Avec un réseau d’autobus accessible en centre-ville, des villes telles que Québec, Montréal et même Ottawa ne sont pas si loin et pour ceux qui préfèrent voyager d’une manière plus exotique, il existe également une connexion de train entre Jonquière et Ottawa qui fait le tour d’un bon nombre de villages pittoresques autour du Lac-Saint-Jean et de la Mauricie. Lors d’une prochaine semaine de relâche, j’essayerai de prendre ce moyen de transport et découvrir un autre càŽté de cette belle province. Si ce petit reportage vous a inspiré dans le but de vouloir découvrir les villes hivernales de la province, dites-vous qu’il n’est pas encore trop tard pour découvrir le Québec hivernal et une panoplie d’activités uniques. On pourrait par exemple voir la finale du Championnat du monde Red Bull Crashed Ice 2011 à  Québec entre le 17 et le 19 mars o๠les athlètes d’ «Ice Cross Downhill» représentant plus de vingt nations différentes à  travers le monde dévaleront la piste glacée urbaine de 540 mètres qui est composée de chutes, de virages en épingle, de sauts et de bosses à  des vitesses atteignant les soixante km/h. Si tout va bien, ceci sera ma prochaine destination dans ma découverte hivernale de la province dont je vous parlerai.

Chronique d’un gars au SIJM – Jour 2

Par Hugo Deschênes, étudiant au Baccalauréat avec majeure en conception de jeux vidéo

Voilà  maintenant une semaine que je vous ai écrit, et je trouve (enfin) le moment de vous raconter la suite de mon périple à  Montréal.

Alors, le lendemain, autant de conférences nous étaient offertes. Encore une fois, dans les 5 domaines couverts lors du SIJM. En cette journée qui clàŽturait l’évènement, j’ai assisté à  un total de 4 conférences (encore une fois, pour un maximum de 6, et entièrement en anglais) :

1 – La conférence d’ouverture de la journée : « Un bref historique du développement indépendant », présentée par Ron Carmel, le cofondateur de 2D Boy (les créateurs du jeu World of Goo);

2 – « Redécouvrir le jeu dans la réalité augmentée », présentée par Tony Tseng, professeur au Savanah College of Art and Design;

3 – « Simulation axée sur des composantes matérielles pour les personnages et environnements interactifs », présentée par Paul Kry, professeur adjoint à  l’université McGill;

4 – La conférence de fermeture du SIJM, intitulée « Nouveaux studios : témoignages de directeurs », présentée sous forme d’interview avec 4 directeurs de l’industrie : Ken Schachter (Trapdoor), Miguel Caron (Funcom), Martin Carrier (Warner Bros Games Montreal) et Yanick Roy (Bioware).

Ce qui fut intéressant surtout, pendant toute la durée du salon, c’était de discuter avec les diverses entreprises qui étaient logées au salon d’exposition. En discutant avec eux, on se fait connaître, on en apprend davantage sur le milieu de travail qui est offert chez chacun d’entre eux, et on se crée des perspectives d’emplois. Pour les finissants de cette année, il s’agit d’une occasion en or d’augmenter considérablement ses chances d’être embauché dans une entreprise, et d’ainsi s’assurer d’un emploi en terminant ses études.

Une fois le salon terminé, il était temps de retourner à  la maison ! Alors, je conduisait une des mini-fourgonnettes que l’on avait loué, et j’ai conduit une partie de la nuit afin de reconduire à  l’UQAC les gens qui embarquaient avec moi.

Résultats : un voyage des plus enrichissants, avec des amis remarquables, des contacts dans des compagnies très intéressantes de l’industrie du jeu vidéo, et un bon manque de sommeil. Est-ce que ça en valait la peine ? Oh que oui ! 🙂

Hugo Deschênes
Étudiant aux yeux bleus satisfait de son voyage