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Vivre ensemble …

Histoire noirsPar Alain Zingongo, étudiant au Baccalauréat en génie civil

« Vivre en ensemble et travailler ensemble : la diversité au cœur du milieu de l’emploi », c’était le thème de célébration du « Mois de l’Histoire des Noirs » de cette année autour duquel se sont mobilisés le Centre interuniversitaire d’études sur les lettres, les arts et les traditions (CÉLAT), la Chaire d’enseignement et de recherches interethnique et interculturels (CERII), l’Association des Africains du Saguenay Lac St-Jean (AASL) et de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Le thème a été repris dans plusieurs milieux avec d’autres formulations. C’est comme cela qu’au sein de l’UQAC, on l’a retrouvé au niveau de CEUC Radio avec son coordonnateur Vincent et hors de l’Université sous la forme de « Vivre ensemble, c’est bon; travailler ensemble, c’est mieux ».
Les organisateurs du « Mois de l’histoire des noirs, édition 2016 » ont voulu promouvoir le vivre ensemble inclusif à travers différentes activités pour réfléchir sur les voies et moyens d’impulser une nouvelle offre d’immigration et de participation des minorités, surtout celles visibles, au développement économique et social de la région. Plusieurs activités ont donc été prévues et se sont déroulées tout le long du mois de février 2016.
Pour une première fois au Saguenay, certaines activités du Mois de l’histoire des noirs ont eu lieu hors de l’Université. « La journée du Buzz en région », par exemple, est une activité dans laquelle des personnes de la communauté des minorités visibles ont offert une journée de bénévolat dans les espaces de travail des épiceries, des restaurants, des structures publiques et autres. Le sous-thème de cette activité était« Voir et vivre la diversité ethnique, raciale dans les espaces du quotidien ». « La journée du Buzz » a eu lieu, le vendredi 19 février 2016 dans les milieux de travail retenus au même moment. Vous pouviez retrouver l’ensemble de la programmation sur l’affiche de l’évènement.
Parler du Mois de l’histoire des noirs et de la diversité culturelle sans aborder l’une des caractéristiques culturelles des minorités visibles qu’est leur cuisine, semble manquer (comme un bon ingrédient) à ce blogue. Des épiceries spécialisées se sont installées progressivement en région pour apporter de nouvelles saveurs au Saguenay – Lac St-Jean. Vous pouvez les suivre sur leur Facebook et y faire un tour! Des surprises agréables pourraient vous y attendre.

Exotica à Chicoutimi : https://www.facebook.com/profile.php?id=100009935688715&fref=ts

Épicerie ethnique et biologique, marché d’Ici et d’Ailleurs à St-Félicien : https://www.facebook.com/%C3%89picerie-ethnique-et-biologique-March%C3%A9-dIci-et-dAilleurs-1672288073000061/?pnref=story

Mon Afrique au Saguenay
– Épicerie : https://www.facebook.com/groups/afriki/?fref=ts
– Recettes : https://www.facebook.com/groups/667355596632408/?fref=ts

Oui, je suis une fille.

Oui , je suis une fille photo

Lorsque je me présente pour la première fois à des gens et qu’ils me demandent mon domaine d’études, cela cause toujours beaucoup d’étonnement. Qu’est-ce qu’une fille trouve aux jeux vidéo? C’est comique, parce que je ne m’étais jamais questionné sur le sujet avant de me le faire demander.  Une chose est certaine : j’ai choisi d’aller dans un baccalauréat où la gent masculine est nettement prédominante. Si je n’ai pas faux, je suis la seule fille de mon année dans ce bac. Parfois, nous sommes appelés à suivre des cours d’informatique où je perds ma rareté. Je ne suis jamais vraiment seule. Certains me demanderont si les garçons que je côtoie chaque jour me traitent bien. Eh bien oui, car je suis des leurs. Je n’ai subi aucune discrimination. Pourtant, j’aurais pu, c’est possible, ça arrive souvent, partout et n’importe quand. Par contre, je m’en suis sauvée, l’ambiance du bac m’a sauvée. C’est difficile à expliquer, mais l’univers des « geeks », c’est un monde à part. Un monde que j’aime. On s’aime et on s’entraide. Il est important de mentionner que je me suis fait plein de bons amis tout au long de mon bac que j’espère garder toute ma vie.  Alors, si jamais vous craignez l’accueil qu’une fille reçoit dans un bac comme celui-ci, n’ayez pas peur : ils nous aiment 🙂 . On dit que la logique et les mathématiques, c’est la branche des hommes. Mais rien n’empêche qu’une fille puisse s’y distinguer! Alors, personnellement, quand je réussis mieux qu’un de mes amis, dans un devoir ou un examen, je suis encore beaucoup plus fière de moi, ah ah ah! Pour ce qui est de l’industrie, d’année en année on voit de plus en plus de femmes au sein des équipes de programmeurs. J’ai assisté à quelques conférences, en visitant le MIGS 2014, qui parlaient de l’importance d’accepter les minorités (femmes et autres ethnies) au sein de la conception de jeu afin d’y apporter différentes approches. Je crois donc qu’au niveau de l’industrie, la sensibilisation est amorcée; il n’y a donc aucun problème à être une femme, même qu’on en recherche.

Retour à la question du début : qu’est-ce qu’une fille trouve aux jeux vidéo? Pour ma part,  plein de choses. Ma passion pour les jeux vidéo remonte à mon enfance avec mon petit hérisson préféré, Sonic, et depuis, j’y suis accro. Si mes parents ne m’avaient pas arrêtée, j’aurais joué sans arrêt. C’était mon hobby, mon passe-temps. Le jeu vidéo était fait pour moi : c’était une  façon de soulager mon esprit d’enfant rêveur et de créer l’impossible. Ce que j’aime le plus des jeux est que nous sommes maîtres de la destinée d’un personnage. On peut s’attacher ou s’identifier à lui, suivre son histoire et même mettre notre créativité et notre imagination à l’œuvre (par exemple : Les Sims).  Tout cela me passionne, mais je ne croyais pas en faire une carrière. Jeune, tu crois que tout ce qui est aussi fascinant vient d’ailleurs. Je ne croyais pas avoir la possibilité de faire ça un jour ni même les connaissances pour le faire. Maintenant que c’est le cas, je n’ai jamais vécu quelque chose d’aussi gratifiant. Quand je regarde les résultats, j’ai souvent peine à croire que moi, j’ai réalisé ça. Être fière de ce qu’on réalise c’est un sentiment incomparable.

Vous voulez savoir qu’est-ce qu’une fille peut bien trouver aux jeux vidéo? Pour moi, c’est le mélange de fierté, de plaisir, d’imagination et de dépassement de soi. Le sexe ou bien les origines ne définissent pas ce qu’on devrait aimer ou faire…

 

Janick