Archives pour l'étiquette mémoire

Une première communication orale scientifique

Par Suzie Tardif, étudiante à la Maîtrise en éducation

Le 12 mars dernier, j’ai réalisé, dans le cadre du Colloque éducatif présent de l’Université de Montréal, ma première communication orale scientifique.

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L’objectif de ma présentation était de dresser un portrait de mon projet de maîtrise à travers les trois premiers chapitres de mon mémoire (la problématique, le cadre théorique et la méthodologie envisagée). Cet exercice m’a permis de synthétiser les informations issues de ma recherche et de recueillir des suggestions quant à son amélioration. Des étudiants qui connaissaient bien la clientèle ciblée dans mon projet m’ont donné, par exemple, quelques idées pour faciliter la participation des jeunes dysphasiques dans ma collecte de données.

Ma communication orale devait durer 20 minutes (chronométrées). Il était donc important que je me pratique à quelques reprises pour m’assurer de respecter le temps alloué. Il est préférable, selon moi, de préparer une présentation plus courte que le temps permis. Pourquoi? Simplement parce que la nervosité peut nous jouer des tours et déranger la fluidité de notre discours. En effet, lorsqu’il restait 5 minutes à ma communication orale, un étudiant dans la salle m’a fait un signe. À ce moment, j’étais soulagée de constater que j’allais avoir suffisamment de temps pour terminer ma présentation, même si mon introduction avait été dérangée par ma nervosité.

Je vous conseille également, pour un événement semblable, de réaliser une présentatique épurée. Je sais que vous aurez plusieurs informations à transmettre, mais elles n’ont pas à se retrouver intégralement dans vos diapositives! Usez de créativité pour transmettre efficacement l’idée principale de chacune de vos diapositives. Utiliser des citations clés, des figures, des tableaux ou des objets SmartArt sont quelques techniques permettant de varier vos manières de présenter les informations les plus importantes.

Lors de ce colloque, j’ai également assisté à deux ateliers sur la rédaction d’articles scientifiques et professionnels, des conférences et une table ronde. Ce fut pour moi une expérience à la fois enrichissante et stimulante. Je vous conseille fortement de participer à des événements semblable puisque ce type d’activité demeure, selon moi, un tremplin motivationnel quant à la poursuite rigoureuse de son mémoire.

Suzie

Le port du coquelicot durant la Semaine des anciens combattants

Par Sebastian Kluth, étudiant au Baccalauréat en enseignement au secondaire — profil univers social

Durant les dernières journées, vous avez sûrement vu une panoplie de gens portant une fleur rouge avec un centre noir sur leurs vêtements: les animateurs à  la télévision, les fonctionnaires en centre-ville et même les professeurs et plusieurs étudiants à  l’université. Il y avait même certains endroits à  Chicoutimi o๠étaient et sont encore distribuées ces belles épinglettes: au centre d’achats, aux différentes écoles et même au Centre Georges-Vézina avant le début des matchs des Saguenéens de Chicoutimi. Il y avait également un grand début sur le port de la fleur de lys sur cette fleur en noir et rouge étant donné que la première ministre Pauline Marois n’était pas au courant des règles d’étiquette édictées par la Légion royale canadienne concernant le port de la fameuse fleur rouge.

En fait, cette fameuse fleur est le coquelicot.

Le coquelicot est un symbole rassembleur associé à  l’honneur et au souvenir des combattants, et tout spécialement aux soldats tombés lors de la Première Guerre mondiale venant des pays du Commonwealth tels que le Canada. L’allégorie du coquelicot découle d’un des poèmes canadiens les plus connus qui s’intitule «In Flanders Fields» (en français: «Au champ d’honneur»). Ce poème a été rédigé par le lieutenant-colonel John McCrae, un médecin du Corps de santé royal canadien qui a vécu l’horreur durant la sanglante deuxième bataille d’Ypres en Flandres au courant de l’année 1915. Les coquelicots fleurissent même dans les conditions les plus difficiles dans les champs meurtriers de cette région. En même temps, ils symbolisent avec leur couleur le bain de sang de la guerre de tranchés.

À€ la fin de la guerre en 1918, Moina Michael, une jeune Américaine membre de l’association chrétienne de jeunes filles, a été la première à  porter un coquelicot après avoir composé un poème à  son tour qui est inspiré de celui de John McCrae. Par la suite, c’est une citoyenne française du nom d’Anna Guérin qui a proposé à  un maréchal britannique en 1921 que les femmes et les enfants des régions dévastées de France devraient produire des coquelicots dans le but de recueillir des fonds pour venir en aide aux «gueules cassées», les survivants de la Première Guerre mondiale ayant subi une ou plusieurs blessures au combat. Ensuite, elle a envoyé sa version des coquelicots en épinglette à  Londres et le symbole était bientôt adapté par les vétérans de guerre d’un bon nombre des pays du Commonwealth.

Au Canada, les citoyens sont invités à  porter leur coquelicot le plus proche de leur coe“ur dans les deux semaines précédant le 11 novembre de chaque année et surtout durant la Semaine des anciens combattants du 5 au 11 novembre. Il s’agit de la date de l’armistice menant à  la fin de la Première Guerre mondiale. Le port de ce symbole est une sorte d’hommage aux milliers de soldats qui ont libéré le monde de monarchies et de dictatures de terreur en risquant leurs vies tout en cherchant à  restaurer la paix dans le monde. Ce symbole n’est donc pas seulement d’une grande importance pour les vétérans canadiens, mais devrait être valorisé par tous ceux et celles qui ont eu la chance de grandir dans un monde relativement pacifique.

En tant qu’étudiant étranger d’origine allemande, je porte fièrement le coquelicot le plus souvent possible, car je suis vraiment très reconnaissant envers les vétérans de guerre qui ont mis un terme à  deux sanglantes guerres mondiales provoquées par des dirigeants mégalomaniaques. Les forces européennes ou asiatiques n’auraient jamais su se libérer du joug de ces despotes à  court terme et ce sont les forces armées du Commonwealth ainsi que les forces américaines et celles de l’armée rouge qui ont mis un terme à  des règnes d’horreur par leur intervention et qui ont fait en sorte que j’ai pu grandir dans un monde un peu plus interconnecté, pacifique et tolérant comme nous tous. Bien sûr, il ne faut pas juger la longue histoire de l’Allemagne sur ces quelques années seulement, mais il s’agissait d’années d’une grande noirceur incomparable et il ne faudra jamais les oublier ou chercher à  justifier ces actes fautifs et irréparables. Le port du coquelicot est un bon moyen pour commémorer les folies que les êtres humains sont toujours capables de se faire tout en gardant cette lueur d’espoir que des femmes et des hommes courageux s’impliquent encore pour faire régner la paix dans le monde quand les causes justifient les moyens.

C’est pour cela que je vous encourage vivement à  porter l’épinglette du coquelicot dans ces jours-ci pour souligner votre engagement civique tout en honorant et en mémorisant ceux qui ont bâti le monde d’aujourd’hui par leurs sacrifices.