Archives pour l'étiquette LASEVE

Un été au labo!

Bonjour à  tous!

Après cette fin de session, j’avais hâte de voir ce à  quoi ressemblerait mon emploi d’été au laboratoire LASEVE de l’université. C’est lundi dernier que j’ai débuté le tout et j’adore ce que je fais! Je vais donner un coup de main à  l’un des chercheurs du laboratoire, qui en est actuellement aux dernières étapes de l’isolation d’une molécule d’intérêt. Nous travaillons donc beaucoup sur HPLC, c’est-à -dire High Pressure Liquid Chromatography.

Il s’agit d’un appareil qui permet, à  partir d’une solution contenant diverses substances, de les séparer en les faisant circuler dans une matrice o๠elles progressent plus ou moins rapidement selon leur nature. Il est ainsi possible d’isoler un composé particulier, ou encore quelques-uns d’entre eux pour raffiner par la suite la séparation. C’est une technique fréquemment utilisée en chimie organique et je suis heureux de pouvoir me familiariser avec elle.

Un HPLC préparatif, utilisé pour séparer de grandes quantités de substances.
Un HPLC préparatif, utilisé pour séparer de grandes quantités de substances.

Du reste, je cogite actuellement sur ce que nous pourrions organiser à  l’occasion de l’année 2011, que l’UNESCO a décrétée « année internationale de la chimie ». J’aimerais que notre département mette sur pied une ou plusieurs activités pour rejoindre le grand public et lui montrer ce que nous réalisons à  l’université. Qui sait, ce serait peut-être aussi l’occasion de piquer la curiosité de quelques futurs étudiants! Si vous avez des suggestions d’activités que les étudiants ou encore le département pourraient organiser, n’hésitez pas à  m’en faire part!

Je vais continuer au cours de l’été à  vous écrire une fois de temps en temps. J’espère toujours être avec vous sur ce blogue pour le début de la prochaine session!

Chromatographiquement vôtre,

Alexis

Fin de session graduelle

Par Alexis St-Gelais, étudiant au Baccalauréat en chimie des produits naturels

Salutations, chers lecteurs!

Cette session-ci, j’ai la chance de pouvoir terminer mes cours de façon graduelle. C’est l’un des bons côtés d’avoir des cours de laboratoires: le plus souvent, on fait entre cinq et dix manipulations dans la session. En comptant que certaines durent plus d’une semaine et qu’il y a quelques cours d’introduction, on termine généralement avant la fin officielle des cours. Mon cours d’anatomie et morphologie végétale, également, se termine deux semaines à  l’avance. Il ne me reste donc que deux examens finaux la dernière semaine (chimie aromatique et chimie inorganique). Mais le travail ne manque tout de même pas!

Cette semaine, j’ai réalisé les dernières manipulations de chimie analytique. Ce cours, précédé à  la première session d’un cours théorique, s’intéresse à  la composition exacte de solutions ou de différents objets. Par exemple, nous avons déterminé la teneur en vitamine C de comprimés vendus en pharmacie, afin de vérifier si les prétentions du fabricant quant à  la quantité fournie dans chaque pilule étaient vraies. La chimie analytique est présente dans énormément d’industries produisant des biens de consommation, le domaine de la protection et de l’étude de l’environnement, ou encore la récolte de preuves dans certaines enquêtes, par exemple. C’est une science qui fait beaucoup appel à  la statistique et cherche à  atteindre une grande précision. Elle représente l’un des débouchés majeurs pour un emploi en chimie.

Dans un tout autre ordre d’idées, j’ai découvert cette semaine que le laboratoire LASEVE tenait lui aussi un blogue, que vous pouvez consulter au http://uqac-laboratoirelaseve.blogspot.com/p/accueil.html . Vous pourrez en apprendre beaucoup plus sur les travaux passionnants qui s’y déroulent en le visitant, si cela vous intéresse.

Vôtrement vôtre,

Alexis

Expo et bio!

Par Alexis St-Gelais, étudiant au Baccalauréat en chimie des produits naturels

Bonjour à  tous!

La fin de semaine dernière a eu lieu la finale régionale de l’Expo-Sciences Bell du Saguenay-Lac-St-Jean, où j’étais impliqué sur le comité organisant la période de jugement. Bien en dehors de mes fonctions, j’ai ressenti une certaine fierté en découvrant qui les juges avaient choisi comme grandes gagnantes: deux jeunes scientifiques en herbes du Séminaire de Chicoutimi, Gabrielle Fortin et Noëlle-Alexandra Morin, ont remporté les honneurs avec un projet qui s’est réalisé en collaboration avec un des mes professeurs, M. Jean Legault, qui est aussi chercheur au laboratoire LASEVE. Les résultats obtenus par cette équipe, relativement à  l’activité anticancéreuse de certains extraits végétaux, sont assez étonnants. J’ai hâte de voir où les prochaines étapes des Expo-Sciences les mèneront.

Après ces quelques jours d’activité bourdonnante, j’ai replongé dans mon monde académique. Au programme aujourd’hui: une présentation orale sur les plantes parasites en Anatomie et morphologie végétale, soit le cours de biologie végétale au programme de la 2e session en Science des produits naturels. Moi qui trouvais que nous avions beaucoup parlé de biologie humaine et animale au secondaire et au Cégep, j’ai été servi dans ce cours avec une pléthore de nouveautés toutes plus intéressantes les unes que les autres. Ce cours nous fait découvrir l’organisation cellulaire des plantes, les différents « organes » qui les composent, leur croissance, leur origine et leurs fonctions, en profondeur. Le cours est ponctué d’observations de lames au microscope et de dessins d’observation.

Quant à  la présentation sur les plantes parasites, il s’agit d’une sorte de travail de session où des équipes d’étudiants sont mises à  contribution dans la prestation du cours, en exposant certaines portions plus particulières de la matière à  partir de leurs recherches, comme les mécanismes de la chute des feuilles, le mutualisme des plantes avec des champignons et des bactéries, etc. J’aime particulièrement le sujet que mon équipe a reçu, car il nous a permis de découvrir des plantes étranges qui, de par leur nature parasitique, affichent une apparence qui sort de l’ordinaire. Je vous laisse sur cette photo d’une Hydnora africana qui, malgré son apparence, n’est pas carnivore! En fait, cette fleur sans tige ou feuilles dégage une odeur de pourriture qui attire de petits scarabées. Ils s’y introduisent par le côté et, pouvant difficilement sortir en raison des poils (la fleur est un peu vieille et trop ouverte sur la photo), passent beaucoup de temps à  tourner en rond dans la fleur, qu’ils pollinisent avant de pouvoir s’échapper. La nature est pleine de ressources!

Parasitiquement vôtre (mais pas trop quand même!),

Alexis