Archives pour l'étiquette LASEVE

Nouvelle année, nouvelle session, nouveaux défis!

Par Alexis St-Gelais, étudiant au Baccalauréat en chimie des produits naturels

Bonjour à  tous!

Rude fin pour la dernière session… C’est ce qui explique mon silence prolongé sur les pages de ce blogue. Je me promets de vous reparler plus tard es cours de laboratoire de chimie inorganique et de chimie instrumentale que je n’ai pas eu le temps de vous présenter avec les tourbillons de novembre et décembre.

La quatrième session du programme de Science des produits naturels est un peu la continuation de la troisième. La botanique est remplacée par un cours de Physiologie végétale, les cours de pharmacognosie se prolongent avec Pharmacognosie II et le cours d’Analyse structurale et spectroscopique est en quelque sorte la suite de chimie instrumentale. à€ cet égard, la deuxième année d’une programme est d’une remarquable continuité. Mon horaire se complète avec un cours optionnel, Mécanismes réactionnels, et un cours d’enrichissement pour lequel j’ai choisi Nations et nationalisme, un cours de sciences politiques. Je tenterai de vous donner un aperçu de l’ensemble au fil du temps.

En même temps, mon projet au laboratoire progresse. Je devrais pouvoir en arriver à  isoler une ou deux molécules pures au cours des prochaines semaines lorsque j’aurai trouvé comment surmonter une dernière petite difficulté de solubilité. J’ai hâte de pouvoir contempler la structure de ces substances. Je vais également présenter une nouvelle demande pour un stage au LASEVE cet été, afin de poursuivre ce projet à  fond.

Plus largement, le programme entreprendra une étape importante ce printemps. Puisqu’il est relativement neuf, il est nécessaire de procéder à  une évaluation globale du baccalauréat en Science des produits naturels. Les autorités de l’université ont entrepris des démarches à  cet effet et, comme représentant de notre association étudiante au Conseil de module des Sciences fondamentales, j’aurai peut-être l’occasion de participer à  la mise en place de l’évaluation. J’espère pouvoir contribuer à  améliorer le programme pour le rendre encore plus attrayant et complet à  l’avenir!

Pour le reste, n’oubliez pas: 2011 est l’année internationale de la chimie. Bonne année à  tous!

Continuellement vôtre,

Alexis

Pharmacognosie et produits naturels

Par Alexis St-Gelais, étudiant au Baccalauréat en chimie des produits naturels

Bonjour à  tous,

Veuillez excuser mon silence blogosphérique des dernières semaines. Pendant la relâche, mon ordinateur a décidé de me faire faux bond. Quant à  la semaine dernière, je l’ai passée en grande partie au LASEVE, en plus de mes nombreuses activités politiques extra-scolaires et d’un gros examen de pharmacognosie. Aujourd’hui, tel que promis, je me lance dans la présentation de ce cours fascinant mais exigeant.

La pharmacognosie est un domaine multidisciplinaire qui consiste à  connaître les plantes et les manières dont il est possible de les utiliser, spécialement d’un point de vue thérapeutique. Cette science recoupe la botanique, l’anatomie végétale, la phytochimie (chimie des plantes), la pharmacologie, la chimie analytique et instrumentale, la toxicologie et même un peu d’agronomie, si tant est que l’on désire cultiver une certaine plante en grande quantité pour produire un médicament. Elle englobe également toutes les techniques d’extraction, de caractérisation et de standardisation des plantes. Avec un programme pareil, il n’est pas étonnant d’apprendre que notre baccalauréat comprend deux cours théoriques et un cours de laboratoire de pharmacognosie

Un outil et une application concrète de la pharmacognosie est la pharmacopée. Il s’agit d’un livre encyclopédique regroupant des informations, indications, obligations et tests relativement à  l’utilisation principalement thérapeutique des plantes. Ces ouvrages ont force de loi: les pharmacopées nationales, là  où elles existent (celle du Canada est encore en cours d’élaboration pour les produits naturels, alors que les versions européennes sont parfois très anciennes), doivent servir de guides à  toute entreprise désirant offrir un produit pharmaceutique à  base de plantes. Elles indiquent quelle partie d’une plante donnée peut être utilisée, quelles propriétés il est possible de lui attribuer, la teneur minimale de diverses substances chimiques actives qu’elle doit contenir pour être considérée comme un médicament, le dosage, les contre-indications, des méthodes d’extraction et de traitement, etc.

Au Canada, les produits naturels sur les tablettes des pharmacies ne sont pas forcément soumises à  autant de règles. à€ l’aide de notre pharmacopée nationale encore incomplète, Santé Canada doit procéder à  l’homologation des produits naturels revendiquant des effets thérapeutiques.

L’organisme manque toutefois de moyens et de main-d’oeuvre devant le tsunami de nouveaux produits naturels mis sur le marché chaque année. Résultat: dès qu’une demande d’homologation est présentée, le produit peut être vendu… Bref, ce que vous acheté n’a peut-être même pas été testé. C’est l’une des raisons pour lesquelles le baccalauréat de Science des produits naturels a été mis sur pied: l’expertise dans ce domaine manque encore cruellement au Canada et au Québec.

Dans le cadre du premier cours de pharmacognosie, on passe en revue les grandes catégories de substances chimiques que l’on peut retrouver dans les plantes. Certaines vous sembleront sans doute familières, comme les sucres et glucides, les lipides et les vitamines, alors que d’autres, comme les saponines, les alcaloà¯des, les terpènes ou les coumarines, sont moins connues du public mais peuvent être tout aussi intéressantes. Pour chaque classe de composés, nous voyons des plantes qui en contiennent, leur nom latin, la partie utilisée pour la fabrication du médicament (cette partie est appelée drogue), le contenu chimique, les effets sur l’organisme et la toxicité, s’il y a lieu. C’est pour cela que le cours est assez dense: il contient beaucoup d’informations à  retenir.

Malgré le volume de matière, le cours de pharmacognosie est très apprécié des étudiants en Science des produits naturels. On commence avec ce cours à  plonger dans le vif du sujet de notre baccalauréat et à  entrevoir des applications concrètes de notre champ d’étude. C’est sans doute ce pourquoi bien des étudiants choisissent ensuite de réaliser leur projet de fin de baccalauréat en pharmacognosie, en travaillant sur des extraits de plantes!

Thérapeutiquement vôtres,

Alexis

Une rentrée toute en continuité!

Par Alexis St-Gelais, étudiant au Baccalauréat en chimie des produits naturels

Bonjour à  tous!

Pour être honnête, je n’ai pas encore vraiment l’impression de vivre une « rentrée ». Les cours de laboratoire débutent rarement la première semaine de cours, et j’en ai plusieurs cette session-ci: ma semaine a donc ressemblé à  une sorte de courtepointe de débuts de cours théoriques et d’heures passées encore au laboratoire LASEVE. C’est ce qui fait que, contrairement à  Hugo, ma rentrée ressemble plutàŽt à  un prolongement de ma routine estivale!

Pourquoi y suis-je toujours? Au-delà  de la bourse du Conseil national de recherche scientifique dont j’ai pu bénéficier cet été, j’ai décidé de prolonger mon projet à  même mes propres temps libres, le tout bien sûr avec la collaboration de mes superviseurs qui me laissent gracieusement utiliser leur matériel. C’est d’autant plus stimulant que, plus le temps avance, plus la plante que j’étudie semble posséder un grand potentiel pour une découverte intéressante. J’aurai d’ailleurs l’occasion de vous réécrire à  ce sujet plus tard dans la session, d’autant plus que le tout pourrait constituer mon projet de fin de baccalauréat…

La deuxième année du programme de Baccalauréat en science des produits naturels aborde plus dir

ectement le coeur de notre domaine, après une première année passée à  assimiler les bases. Au programme, je suivrai des cours de pharmacognosie, de botanique systématique et de chimie instrumentale. Cette session comporte également un cours optionnel, pour lequel j’ai choisi le laboratoire de chimie inorganique, ainsi qu’un cours d’enrichissement (dans mon cas, Pratiques de communication publique). J’aurai bien entendu l’occasion de vous parler un peu plus de chacun de ces cours au fil de la session!

La conjonction de ces cours et de mon travail au laboratoire me fait pour la première fois prendre conscience avec autant de précision de ce vers quoi peut mener la science des produits naturels. Je savais déjà  plus ou moins clairement qu’il s’agissait d’un domaine très polyvalent, faisant appel à  de nombreuses disciplines et o๠l’on ne peut que difficilement s’ennuyer, en plus d’offrir de belles perspectives de découverte et d’avenir, mais le tout acquiert aujourd’hui une nouvelle signification pour moi, plus immédiate. Le sentiment est difficile à  décrire, mais j’ai désormais l’impression de faire partie d’une discipline, de contribuer à  sa construction (bien qu’étant encore débutant), de vivre pleinement l’atmosphère du département et des recherches qui s’y mènent. Je suis convaincu que, le temps aidant, ce sentiment d’appartenance ira en s’enrichissant, signe que j’ai certainement fait le bon choix de carrière!

D’ailleurs, les déformations professionnelles commencent (déjà !) à  s’implanter chez nos étudiants… Une simple anecdote peut le démontrer: il y avait aujourd’hui à  l’université un kiosque d’information sur une nouvelle boisson apaisante. Celle-ci contient bien sûr plusieurs ingrédients d’origine végétale. En un rien de temps, tous les étudiants en chimie de notre table avaient une canette à  la main et étaient en train de décortiquer méthodiquement la liste des extraits végétaux intégrés au breuvage!

Cette session promet d’être riche en informations à  vous transmettre. N’hésitez pas à  commenter mes billets si vous avez des questions!

Continuellement vàŽtres,

Alexis