Archives pour l'étiquette jeu

Et si on jouait?

Par Suzie Tardif, étudiante à la Maîtrise en éducation

L’an passé, j’ai eu la chance de remplacer 8 semaines dans une classe maternelle. Cette expérience m’a permis de découvrir davantage la richesse du préscolaire. Cette période représente un tremplin vers le primaire et permet à l’enfant de se familiariser avec les lettres et les nombres, en plus de développer ses habiletés sociales.

J’ai grandement appris de cette expérience, notamment à propos du pouvoir pédagogique du jeu. D’une part, les jeux de société peuvent permettent aux enfants d’apprendre à partager, perdre, gagner ou attendre leur tour. D’autre part, ils permettent d’acquérir de nouvelles connaissances. Une fois par semaine, par exemple, je demandais aux enfants de se séparer en deux groupes. L’un des groupes recevait une pièce de casse-tête avec l’image d’un animal et devait se cacher dans la classe. L’autre groupe recevait une pièce de casse-tête sur laquelle se trouvait le nom des animaux imagés. Ce jeu permettait aux élèves de s’amuser à lire (oui oui, déjà) le nom des animaux et de partir à la recherche de leur acolyte (association mot-image).

Dans le même ordre d’idées, cette expérience m’a également permis de réaliser que les élèves peuvent faire des pas de géant en ce qui a trait à l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. En effet, par exemple, une jeune fille m’a grandement impressionnée vers la fin de l’année scolaire. Elle s’amusait dans le coin « tableau » à dessiner et à écrire. Sur le tableau se trouvaient ces mots : Kouin pour les filles.

Classe

À 6 ans, cette jeune fille était déjà capable d’écrire en réalisant une correspondance entre les sons et les lettres. Pour moi, cette phrase représente bien tout le potentiel du préscolaire. Une enseignante qui use de créativité pour aider ses élèves à connaitre les lettres de manière amusante les prépare à l’apprentissage plus formel de la lecture et l’écriture. Alors, et si on jouait?

La conception du jeu

Photo Julien 2_A15Par Julien Souvenir, étudiant au Baccalauréat avec majeure en conception de jeux vidéo

Laissez-moi vous en parler.

C’est quelque chose de particulier. Vous savez, je suis un passionné de jeu sur ordinateur et j’aime avoir un peu de tout pour tester ou bien occuper mon temps. C’est de là que vient mon envie d’apprendre comment on crée un jeu et ce n’est pas si facile.

En effet, il y a toujours une psychologie derrière ce qui est fait. Tel jeu est orienté plus pour un garçon, un autre plus pour une fille ou encore une famille.

C’est tentant d’en apprendre un peu plus sur le procédé pour vraiment voir ce qu’il va y avoir et tout ce que l’on voit derrière la création.

Ce n’est pas simplement un simple Monopoly, il faut voir ce qui a été étudié derrière pour en arriver là. La manière de gagner ou bien de faire perdre son adversaire est une faillite. Pourquoi est-ce que la dernière case proche du départ coûte la plus chère? Quelle est la stratégie appliquée pour faire en sorte que mon jeu soit acheté? Le hasard est-il réellement une réalité ou est-ce juste de la chance ou du savoir-faire en lancer de dés?

La conception d’un jeu, c’est ça, et ce n’est que le début d’une longue aventure dans le Baccalauréat avec majeure en conception de jeu vidéo. Ce programme vous apprend également comment fonctionne l’ordinateur et pourquoi il fait ça et pas autre chose.

Chronique d’un gars au SIJM – Jour 2

Par Hugo Deschênes, étudiant au Baccalauréat avec majeure en conception de jeux vidéo

Voilà  maintenant une semaine que je vous ai écrit, et je trouve (enfin) le moment de vous raconter la suite de mon périple à  Montréal.

Alors, le lendemain, autant de conférences nous étaient offertes. Encore une fois, dans les 5 domaines couverts lors du SIJM. En cette journée qui clàŽturait l’évènement, j’ai assisté à  un total de 4 conférences (encore une fois, pour un maximum de 6, et entièrement en anglais) :

1 – La conférence d’ouverture de la journée : « Un bref historique du développement indépendant », présentée par Ron Carmel, le cofondateur de 2D Boy (les créateurs du jeu World of Goo);

2 – « Redécouvrir le jeu dans la réalité augmentée », présentée par Tony Tseng, professeur au Savanah College of Art and Design;

3 – « Simulation axée sur des composantes matérielles pour les personnages et environnements interactifs », présentée par Paul Kry, professeur adjoint à  l’université McGill;

4 – La conférence de fermeture du SIJM, intitulée « Nouveaux studios : témoignages de directeurs », présentée sous forme d’interview avec 4 directeurs de l’industrie : Ken Schachter (Trapdoor), Miguel Caron (Funcom), Martin Carrier (Warner Bros Games Montreal) et Yanick Roy (Bioware).

Ce qui fut intéressant surtout, pendant toute la durée du salon, c’était de discuter avec les diverses entreprises qui étaient logées au salon d’exposition. En discutant avec eux, on se fait connaître, on en apprend davantage sur le milieu de travail qui est offert chez chacun d’entre eux, et on se crée des perspectives d’emplois. Pour les finissants de cette année, il s’agit d’une occasion en or d’augmenter considérablement ses chances d’être embauché dans une entreprise, et d’ainsi s’assurer d’un emploi en terminant ses études.

Une fois le salon terminé, il était temps de retourner à  la maison ! Alors, je conduisait une des mini-fourgonnettes que l’on avait loué, et j’ai conduit une partie de la nuit afin de reconduire à  l’UQAC les gens qui embarquaient avec moi.

Résultats : un voyage des plus enrichissants, avec des amis remarquables, des contacts dans des compagnies très intéressantes de l’industrie du jeu vidéo, et un bon manque de sommeil. Est-ce que ça en valait la peine ? Oh que oui ! 🙂

Hugo Deschênes
Étudiant aux yeux bleus satisfait de son voyage