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Les rythmes de l’Afrique à  l’UQAC

Par Sebastian Kluth, étudiant au Baccalauréat en enseignement au secondaire — profil univers social

Dans le cadre du mois de l’histoire des Noirs, plusieurs événements se sont déroulés dans les murs de l’Université au courant de la semaine dernière. Il s’agissait en même temps des premières activités publiques pour la toute jeune Association des Africains du Saguenay-Lac-Saint-Jean qui a également lancé son site internet. Cette association a pour but de promouvoir les liens entre les Africains du Saguenay-Lac-Saint-Jean, du Québec et du Canada. L’organisme cherche à  participer à  l’épanouissement et au développement de l’Afrique. De plus, il aimerait faciliter l’intégration des nouveaux Africains et de leurs familles. Enfin, l’AASL a pour but de faire connaître davantage ce continent rempli de richesses peu connues aux peuples occidentaux. Pour plus d’informations, rendez-vous sur le tout nouveau site en question: http://africainsdusaguenay.org/index.html.

Tout d’abord, il y avait vendredi dernier une table ronde à  l’UQAC. Elle portait sur le sujet de «l’immigration aux Saguenay-Lac-Saint-Jean: enjeux et perspectives». Cette séance d’environ deux heures laissait la place à  des présentations diverses et permettait des échanges avec des personnalités comme le renommé Gérard Bouchard, professeur au Département des sciences humaines de l’UQAC et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la dynamique comparée des imaginaires collectifs, Khadiyatoulah Fall, professeur au Département des arts et lettres de l’UQAC et responsable de la Chaire d’enseignement et de recherche interethniques et interculturels, et Marc Gravel, professeur au Département d’informatique et de mathématique et responsable du comité gestion de l’international de l’UQAC.

Le samedi soir avait lieu une véritable soirée africaine au centre social de l’UQAC. Le tout commençait avec un riche buffet offrant environ huit plats africains ainsi que deux plats québécois aux invités. Il y avait entre autres des délices tels que le couscous ou la banane plantain à  déguster. Les repas étaient préparés et servis par les employés du restaurant MA’Africa qui se trouve sur la rue Davis dans le secteur Arvida de la ville de Saguenay. Quelques bénévoles aidaient également au bon déroulement de la soirée. L’achalandage était tellement énorme que le centre social était rempli au maximum de ses capacités et il commençait même à  manquer de repas pour ceux et celles qui arrivaient une heure ou plus après le début de la soirée! Après quelques discours de différents membres de l’association et d’autres invités, un duo africain a joué des chansons traditionnelles à  la percussion avant qu’un autre groupe embarque sur la petite scène. Le groupe multiethnique City Barôkê (pour plus d’informations, visitez le lien suivant: https://fr-fr.facebook.com/CityBaroke) a joué une bonne dizaine de pièces traditionnelles avec beaucoup d’émotions, d’enthousiasme et d’expressivité. Après quelques premières chansons exotiques, la foule colorée commençait à  s’habituer aux sonorités en se mettant debout tout en dansant devant la scène. Les gens se motivaient davantage et de différentes danses collectives et des échanges avec le groupe entre les chansons devenaient de plus en plus intenses. Lorsque le groupe a terminé son concert après environ une heure, bien des gens auraient souhaité qu’il continue encore. C’était alors le temps pour une soirée dansante en honneur des rythmes africains avec un DJ qui jouait une musique colorée allant de Youssou N’Dour jusqu’à  Michael Jackson. Vers minuit et demi, la soirée touchait tranquillement à  sa fin et bien des invités avaient pu tisser de nouveaux liens ou rencontrer des gens qu’ils n’avaient pas vu depuis longtemps au courant de la soirée.

Espérons que ces événements colorés n’étaient que le début pour une série d’organisations semblables. La soirée africaine s’est démarquée par une belle ambiance festive entre jeunes et moins jeunes, entre noirs et blancs, entre invités et organisateurs. Il est fort possible que d’autres soirées dansantes aient lieu à  l’extérieur des murs universitaires, comme les soirées d’ «Afrobeat» au bar et à  la discothèque NRJ de Chicoutimi dans le passé. Peut-être que ce genre d’initiatives inspireront d’autres communautés, par exemple celles de différents pays européens ou asiatiques représentés à  l’Université. Elles pourront nous faire connaître leur culture également.