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Marie-Isabelle, une absence remarquée en génie

Statique GCPar Alain Zingongo, étudiant au Baccalauréat en génie civil

Une surprise à la rentrée d’automne 2015 : la titulaire du cours de Mécanique pour ingénieur, Marie-Isabelle, ne donne pas le cours cette session-ci.

Ce sont les commentaires qui ont attiré mon attention sur le sujet : le Module de l’ingénierie pour ne pas dire le Département des sciences appliquées aurait perdu un de ses meilleurs professeurs alors que je venais dans mon précédent blogue de publier les raisons qui peuvent amener à faire sa formation en ingénierie à l’UQAC.

Pourquoi tant d’intérêt pour ce cours ? C’est un cours souvent surnommé « le cours de sélection des étudiants en génie » ou « le tamis des étudiants en génie » : cela donne une idée de son importance dans le cheminement de la formation en génie à l’UQAC. La plupart des étudiants qui ont coulé un seul cours ou qui ont eu de la grande difficulté à passer un cours dans leur formation, c’est souvent celui-là. Mais lorsque ce cours est passé, l’étudiant est conscient d’avoir pris la mesure de l’exigence de sa formation en génie à l’UQAC. Un cours très apprécié, même si parfois on ne s’en rend compte qu’après…

Quelles sont les particularités de ce cours? C’est un cours qui vous tient en haleine toute la session : un test chaque semaine et sur chaque chapitre du cours, parfois deux tests pour certains chapitres. Quand les tests commencent en Mécanique pour ingénieur, chaque semaine, vous avez une évaluation ou un examen durant toute la session (en dehors de la semaine de relâche, on s’entend!).

Qu’en est-il réellement de l’absence de Marie-Isabelle? Elle est temporaire. C’est une année sabbatique pour acquérir des compétences nouvelles. Marie-Isabelle nous reviendra l’automne prochain, plus performante qu’elle ne l’était.

Qu’est devenu le cours pendant cette absence? La méthode de dispensation du cours est demeurée la même : les tests hebdomadaires sont maintenus. Le chargé du cours actuellement, Louis, est celui qui faisait les travaux dirigés la session dernière. L’administration et la titulaire du cours ont veillé à la bonne continuité du cours pour garder la même qualité de la formation en génie à l’UQAC.

PREMIER JOUR AU SAGUENAY

Tempete de neige 19 01 15 (1)

Une fois bien installé dans mon petit cottage, j’ai pu définir les activités des jours à venir. La première sortie fut au bureau de poste de Chicoutimi à la rue des Sapins.

Faute de GPS, les plans de la ville furent mes amies. Je mentirais en disant que je ne me suis pas égaré. À plusieurs reprises, je m’arrêtais pour consulter ma carte ou demander mon chemin à un habitant de la ville. Je dois aussi admettre que j’aime bien l’accent québécois que je trouve accueillant et chaleureux. Cependant, j’ai pu découvrir des lieux insoupçonnables : il existait un autre coté de la ville, Chicoutimi-Nord et on s’y rendait en traversant un pont, la vue sur la forêt et le lac Saguenay était époustouflante (petite pause pour des photos). De nouveau dans la voiture, je continuai mon périple à travers la ville. Le chemin devenait de plus en plus glissant à cause de fortes chutes de neige. J’en ai profité pour discuter avec Guy, le taximan, des astuces pour bien m’intégrer dans mon nouvel habitat. Je trouverai cela très amusant, car Guy aimait le fait que je sois nouveau et en profiter pour me raconter des anecdotes au sujet des différentes saisons et comment les habitants arrivaient à braver le froid pour vaquer à leurs occupations.  Ce bavardage me faisait beaucoup de bien et enrichissait mon expérience de vécu.

Nous sommes enfin arrivés au bureau de poste. Une fois à l’accueil, les agents étaient à la limite contents de me voir, car ils étaient sur le point de rendre le colis à son lieu de provenance du fait qu’il était resté longtemps sur place sans que le propriétaire ne se manifeste pour le récupérer. Ouf! « Et voilà un poids de moins », je me suis dit. Ce fut un plaisir de voir un peu d’animation avec tout ce monde qui circulait et j’aimais à ce moment toute cette agitation autour de moi. Cependant, au bout d’une demi-heure de marche, il commencer à faire sombre; et oui, nous sommes au solstice d’hiver. Je ne voulais pas rebrousser chemin. Déterminé comme un Samuel de Champlain, je marchais donc dans la neige, à travers les hauts tas.

Deux choix s’offraient à moi : continuer de marcher pour découvrir la ville et ses rouages ou rentrer à la maison. Je décidais d’opter pour le premier, mais mon élan fut stoppé par un vent froid (eh oui c’est l’hiver encore!). Des fourmis dans les jambes, la faim qui tenaille et la fatigue accumulée du voyage de la veille. Rendu à l’évidence, je fis demi-tour et suis reparti sur mes pas pour trouver cette fois, la station du bus.

Pour fêter mon premier périple, j’ai fait une escale au Tim Horton et pris un café.

Saleh