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Le 6 décembre, un devoir de mémoire !

Par Christian Bélanger, étudiant au Doctorat en développement régional

« Il y a plus inconnu encore que le soldat inconnu : sa femme! » (Anonyme –€“ Banderole féministe –€“ Août 1970)

Bonjour. Kuei.

Comment allez-vous ? Pas trop de fatigue en cette fin de session universitaire ? Pour ma part, le doctorat est une course de fond transversale aux différentes sessions. Je n’ai plus à vivre les fins de sessions, car je m’y retrouve continuellement.

Le 6 décembre, est-ce que cela vous dit quelque chose ? Oui, bien sûr il y aura manifestation des associations étudiantes à  Québec ! Mais cherchez encore un peu dans votre esprit…

Le 6 décembre 1989, est-ce que cela vous dit quelque chose ? Plusieurs d’entre vous n’étaient sans doute pas en ce monde à  cette date. C’est sans doute pour cela que j’ai décidé de produire ce billet, afin que vous sachiez, que vous vous rappeliez, que vous puissiez garder en mémoire. Il importe que l’on se souvienne collectivement de cette date et de ce que cela représente.

Ce 6 décembre, ce sera la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes. Cette journée a été instituée en 1991. Elle a pour but de souligner l’anniversaire du meurtre de 14 jeunes femmes à  l’École polytechnique de Montréal. Ces actes ont été commis par une personne qui avait visé ces dernières parce qu’elles étaient des femmes.

Pour moi, c’est comme si cela était hier. En 1989, j’avais 9 ans. Même si je n’étais encore qu’à  ma première année du secondaire à  l’époque, je me rappelle que cela avait été un choc pour l’ensemble de la société lorsque la nouvelle de l’évènement avait été connue. Je me rappelle qu’à  l’époque, la personne qui s’occupait de la pastorale (ce genre de personne s’occupant maintenant de la vie spirituelle et de l’engagement communautaire) dans la polyvalente, en avait profité pour sensibiliser les étudiantes et étudiants de mon école secondaire au sujet de la violence. Autant celles des coups que celles des mots qui blessent. Le message qui se véhiculait était qu’aucune violence n’est acceptable et ne doit être acceptée.

Je pense que plus de vingt ans plus tard, c’est un message qui tient toujours la route. Personne ne devrait subir de violence, qu’elle soit physique ou psychologique, ou de harcèlement en tout genre.

Ici à  l’UQAC, nous avons un milieu de vie agréable. Pourtant, il est possible que celui-ci ne soit pas exempt de certains actes. Aucune raison n’est valable et ne justifie la manifestation de ce genre d’actes. Si jamais cela arrive (à  vous ou à  une personne que vous connaissez), sachez qu’il existe dans les murs de l’UQAC le Comité institutionnel contre le harcèlement et la violence. Ce dernier est assurément une ressource utile pour lutter contre ce genre de situation. Il vous indique même les différentes personnes à  qui vous pouvez vous adresser en cas de problèmes, soit le http://www.uqac.ca/harcelement.

Prenez le temps de naviguer sur le site de ce Comité, si cela ne vous est pas utile à  vous, qui sait ? Cela peut le devenir à  quelqu’un de votre entourage.

À bientôt!