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Une petite chronique sur le dernier party universitaire et mon année au Baruqac

Par Sebastian Kluth, étudiant au Baccalauréat en enseignement au secondaire — profil univers social

Le vendredi 29 avril a eu lieu le dernier Party universitaire du MAGE-UQAC qui s’est déroulé exceptionnellement un vendredi. L’événement très achalandé offrait un total de quatre spectacle pour un prix de seulement cinq dollars. Il s’agissait de Jimmy Hunt, Tricot Machine, Bernard Adamus et enfin We are wolves qui sont monté sur scène dans le centre social dans le cadre du dixième anniversaire du label «Dare to Care Productions». La soirée avait donc les meilleurs espoirs de la scène du rock alternatif québécois à  nous offrir, pour au-delà  de trois heures de musique. Le centre social était plein à  craquer et j’ai rencontré à  peu près tous ceux et celles que j’ai pu rencontrer durant l’ensemble de l’année scolaire. Malgré une grande pression et préparation complexe qui se sont installées peu avant la grande soirée, l’événement s’est très bien déroulé et a été un succès sur toute la ligne. Ceci étant dit, un gros party pour vous lors de la première semaine de la session d’automne est déjà  en planification.

Cette soirée était également la dernière occasion de la session durant laquelle je travaillais comme portier. Depuis le mois d’août dernier, mes collègues et moi avons formé une équipe de plus en plus soudée et engagée avec nos supérieurs et notamment en action avec le soutien des responsables d’activités motivés et polyvalents et des serveuses courtoises et dynamiques. Durant les partys du jeudi, les professionnels de Garda et les travailleuses de milieu nous ont soutenues également afin d’encourager la consommation responsable. Durant tous ces mois, les portiers n’ont pas seulement assuré la sécurité des étudiants durant les grandes soirées du jeudi, mais également lors des vernissages dans la galerie d’art, lors des rencontres, présentations ou colloques dans l’Aquarium (un local vitré situé près du centre social) ou même lors des manifestations. Certains chiffres ont même été faits lors de certains salons qui avaient lieu au Pavillon sportif, ce qui diversifiait énormément notre travail .

J’ai rencontré toutes sortes des personnages étonnants et intéressants durant toute l’année: des musiciens épuisés, des conférenciers engagés, des grands mangeurs de hot-dogs, des amateurs de roches et minéraux, de grands espoirs de l’improvisation, des mascottes déchaînées, des nouveaux étudiants, des futurs docteurs, des danseurs de swing, des amis du multiculturalisme, des anciens amis de l’école secondaire, des photographes et artistes qui me parlaient pendant des heures et j’en passe. J’ai refusé de faire entrer des gens qui avaient un peu trop bu, j’ai attrapé des voleurs de verres du bar, j’ai aidé à  régler des problèmes de couple de certains clients désespérés, j’ai aidé à  faire des premiers soins, j’ai fait fonctionner et réparer des machines distributrices et j’en passe encore.

Mes souvenirs les plus beaux et plus marquants sont sûrement ceux de mon tout premier chiffre lors d’une manifestation, du Festival étudiant, des soirées pleines d’émotions lorsque les Canadiens de Montréal étaient en séries éliminatoires de la Coupe Stanley et de mon dernier chiffre en tant que portier vendredi dernier. Hors de cela, la dernière soirée des employés au centre social lors de laquelle j’ai gagné un énorme sac de sport et la dernière rencontre des employés avec un repas très gourmand et un beau feu de camp au bord du Saguenay sont des beaux souvenirs ineffaçables.

Le bar avait traversé des moments difficiles avec des changements de personnel, une baisse de la clientèle et certains problèmes financiers. Mais depuis le Festival étudiant, un vent de fraîcheur et de changement a soufflé à  travers le bar. Les télévisions brisées ont été réparées, les tables instables échangées et les murs couverts de vieilles taches de bière nettoyés. Le centre social transformé en piste de danse a subi des changements qui ont rendu l’endroit plus intime, plus atmosphérique et plus facile à  surveiller. De nouvelles promotions, de plus belles décorations et de nombreuses activités de retour au sein de l’Université ont changé le look du bar et annoncent une nouvelle ère prometteuse pour la prochaine session d’automne car le bar restera fermé durant l’été à  l’exception de six soirées pour l’à‰cole de langue française et de culture québécoise de l’Université.

Pourtant, mon poste de portier est menacé avec le changement d’une loi qui avait officiellement dégradé mon statut de portier ayant le droit d’intervenir en cas de conflit, à  celui d’un simple surveillant durant les derniers mois (malgré que cela ait peu influencé les tâches principales de l’ensemble des portiers). Durant l’été, le MAGE-UQAC tentera de trouver une entente et une solution concrète avec l’Université et les administrations politiques concernées pour sauver l’emploi des portiers et également l’argent des étudiants. Vu que j’ai énormément apprécié mon premier emploi au Québec et au sein de l’Université, j’espère que ces négociations seront couronnées de succès pour que je puisse ajouter au moins une autre année enrichissante et dynamique à  celle que j’ai déjà  acquise. Sinon, je compte continuer à  travailler au bar dans une autre section, car il est important pour moi de continuer à  m’impliquer dans la vie étudiante, de garder mes bons contacts, d’approfondir mes belles expériences et de gagner un petit salaire.

J’espère donc de revoir tous ceux et celles que j’ai pu connaître lors des deux derniers trimestres au BarUQAC et je vous souhaite tous un bel été en mémorisant avec vous ces anecdotes inoubliables. Il ne me reste qu’à  remercier l’ensemble de l’équipe du BarUQAC, ainsi que notre clientèle pour une année formidable.

Je tiens à  ajouter que j’encourage les futurs étudiants de ne pas hésiter à  s’intégrer d’une manière ou de l’autre dans la belle communauté étudiante pour qu’elle devienne encore plus splendide qu’elle ne l’est déjà .

Tant qu’on a la santé

J’ai été bien silencieuse au cours du dernier mois. J’aurais pu vous parler du Festival Fous de la Science qui a eu lieu en fin de semaine dernière au Musée du Fjord, à La Baie. Ou encore vous parler de notre futur guide des programmes, en cours d’élaboration par tous les membres de notre équipe. Or, une vilaine grippe et un encore-plus-vilain calcul rénal m’a fait la vie dure pendant plusieurs semaines… La grippe, c’est du passé, mais pour ce qui est du calcul… Ç’a été long et on m’en a finalement libéré la semaine dernière. Cependant, suite à cette intervention chirurgicale, je me dois de rester sur le carreau (en congé forcé!) jusqu’au 27 juin! Pour l’hyperactive que je suis, rester tranquille me demande é-nor-mé-ment. Et il a fallu que je transfère les dossiers en cours aux filles du bureau… et à des étudiant(e)s, qui ont fait un travail formidable. Déjà qu’elles en ont bien assez sur les épaules (un merci spécial d’ailleurs à l’équipe — elles se reconnaitront 🙂 )

Donc, voilà, je pratique le lâcher-prise et je me repose. Et je me dis que ç’aurait été beaucoup problématique si cette pierre au rein était apparue alors que j’étais sur la route, entre deux villages en Gaspésie ou en Abittibi…

D’autres nouvelles bientôt!

Justine, qui sera bien vite de retour

Il y a de quoi être fière :)

La fin de session est toujours synonyme pour les étudiants d’horaires surchargés, de nuits plus courtes qu’à l’habitude, de remise de travaux et d’agendas dignes d’un ministre. De notre côté, à l’info universitaire, on règle des visites scolaires, des colloques-carrières, on prépare la production de documents pour l’année 2011… et on participe à de grands événements de fin d’année. Non, je rectifie : à de Grands Événements de fin d’année. Car l’arrivée du printemps est toujours annonciatrice de tapis rouges et autres distinctions: Cérémonie de remise des bourses d’excellence, Doctorats honorifiques et Collation des grades.

C’est le mardi 13 avril dernier qu’avait lieu au Pavillon sportif la trente-neuvième édition de la remise annuelle des bourses d’excellence pour les étudiants de premier, deuxième et troisième cycles de l’UQAC. Deux cent quinze bourses, totalisant près de 1 147 700 dollars, ont été attribuées aux étudiants qui se sont distingués au cours de la dernière année, tant au niveau de leur travail, leur talent, leur persévérance que de l’accomplissement personnel. Parmi ceux-ci, de nombreux étudiants ambassadeurs, que je connais depuis quelques mois ou quelques années. Certains que j’ai rencontrés lors mon premier passage dans leur cégep dans le cadre de la Tournée universitaire en 2007 ou en 2008… Leur réussite, leur engagement et leur enthousiasme fait chaud au coeur. J’étais presque comme une maman fière de sa progéniture. Fou, non? Et imaginez, je ne suis pas encore rendue à la Collation des grades…

À la lointaine époque où j’ai terminé mon baccalauréat en histoire à l’UQAC, en plus d’être la présidente de mon association étudiante, j’avais été élue présidente de ma graduation. Organisation du bal de finissants (pendant laquelle se déroulait une mini « collation des grades »), prise de photo de finissants avec les toges (ces fameuses toges… que j’ai courru pour me les procurer, je m’en souviens!), installation de la salle, magasinage des décors… et élaboration de mon discours aux p’tites heures du matin, la veille du bal! J’étais épuisée mais heureuse, nerveuse mais fière. Ce bal, où nous étions une trentaine de finissants du domaine des sciences humaines (science politique, sciences sociales, histoire et géographie) reste la « cerise sur le sundae », le moment plus beau, le plus solennel… et le plus triste aussi. Parce qu’il y a bien des gens que j’ai perdu de vue depuis. Mais ainsi va la vie…

La nouvelle mouture de la Collation des grades de l’UQAC est dans une toute autre mesure. Grandiose. Éclatante. Tout aussi émouvante. Encore là, on croise des étudiants fiers et élégants, qui sont parvenus au terme de leur processus, au terme de ce long périple… et qui voient leurs efforts couronnés de succès. L’an dernier, j’ai participé à ma première Collation des grades en tant que bénévole. Et l’émotion était là, palpable. Sans compter que pour souligner ses 40 ans, l’UQAC est devenue la seule université québécoise à s’être dotée d’un hymne, que nous avons eu la chance d’entendre pour la première fois l’an dernier.

Le 1er mai prochain, près de 1000 finissants lanceront leur mortier sous les applaudissements de la foule, massée dans le stade pour souligner leur succès. Et moi, comme tant d’autre(s) maman(s) fière(s) de sa progéniture, je me dirai que tous ces beaux succès, tout ce beau monde, toutes ces victoires, c’est ça, ma « cerise sur le sundae » 🙂

Justine