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Faut que je vous dise

GandartsPar Gaetan Reine, étudiant au Baccalauréat interdisciplinaire en arts

À l’UQAC,

Il y a des étudiants qui bâillent, qui rient, qui somnolent, qui travaillent.

Il y a des crayons qui dessinent, qui écrivent, qui cassent, qui se taillent.

Il y a de la matière qui gonfle, qui s’extrait, qui se transforme et qui prend vie.

Il y a des corps qui s’expriment, qui se plient , qui s’étirent, qui sautillent.

Il y a aussi des projets vidéos en tout genre qui naissent et ça, c’est mon truc.  Je me sens comme un poisson dans l’eau d’un océan trop immense pour un seul être et ça tombe bien : le Module des arts est rempli de mammifères comme moi. À qui l’on demande de s’exprimer, de créer et de produire en groupe. À qui l’on demande de l’introspection. À qui l’on demande de ne pas se limiter… Et c’est là que ça va souvent très loin, et j’adore ça.

Pour la réalisation des idées les plus folles (dans le sens artistique du terme), l’institution, les professeurs et les techniciens sont là et ils en font leur affaire. Cependant, leurs soucis deviennent nos contraintes (oui, parce qu’on voit souvent très loin) et c’est à nous de transformer celles-ci en outils créatifs.

Si ce n’est pas trop clair pour toi, futur étudiant en Arts interdisciplinaire, ce n’est pas grave. Viens donc nous rejoindre et tu vivras cette vie étudiante, attrayante et stimulante pis that’s it !

Si c’est pas trop clair pour toi, futur étudiant dans autre chose, eh bien dis-toi que tu rates quelque chose ! Mais ne t’en fais pas, tu pourras venir satisfaire ta curiosité et/ou participer à un des nombreux vernissages ou événements de la communauté artistique de l’UQAC, qui sera aussi la tienne ! Si, si, je t’assure !

Et enfin, si ce n’est pas trop clair pour toi, cher lecteur étudiant ou pas, qui me fait l’honneur de ta lecture, eh bien « merci beaucoup ». C’est aussi à toi que nos œuvres s’adressent, tu sais. Alors, n’hésite pas à garder un œil sur ce qui se fait et les oreilles ouvertes sur ce qui se dit. Tu as, pas loin de toi, la relève artistique de la région !

Salutations,

Gaetan

PREMIER JOUR AU SAGUENAY

Tempete de neige 19 01 15 (1)

Une fois bien installé dans mon petit cottage, j’ai pu définir les activités des jours à venir. La première sortie fut au bureau de poste de Chicoutimi à la rue des Sapins.

Faute de GPS, les plans de la ville furent mes amies. Je mentirais en disant que je ne me suis pas égaré. À plusieurs reprises, je m’arrêtais pour consulter ma carte ou demander mon chemin à un habitant de la ville. Je dois aussi admettre que j’aime bien l’accent québécois que je trouve accueillant et chaleureux. Cependant, j’ai pu découvrir des lieux insoupçonnables : il existait un autre coté de la ville, Chicoutimi-Nord et on s’y rendait en traversant un pont, la vue sur la forêt et le lac Saguenay était époustouflante (petite pause pour des photos). De nouveau dans la voiture, je continuai mon périple à travers la ville. Le chemin devenait de plus en plus glissant à cause de fortes chutes de neige. J’en ai profité pour discuter avec Guy, le taximan, des astuces pour bien m’intégrer dans mon nouvel habitat. Je trouverai cela très amusant, car Guy aimait le fait que je sois nouveau et en profiter pour me raconter des anecdotes au sujet des différentes saisons et comment les habitants arrivaient à braver le froid pour vaquer à leurs occupations.  Ce bavardage me faisait beaucoup de bien et enrichissait mon expérience de vécu.

Nous sommes enfin arrivés au bureau de poste. Une fois à l’accueil, les agents étaient à la limite contents de me voir, car ils étaient sur le point de rendre le colis à son lieu de provenance du fait qu’il était resté longtemps sur place sans que le propriétaire ne se manifeste pour le récupérer. Ouf! « Et voilà un poids de moins », je me suis dit. Ce fut un plaisir de voir un peu d’animation avec tout ce monde qui circulait et j’aimais à ce moment toute cette agitation autour de moi. Cependant, au bout d’une demi-heure de marche, il commencer à faire sombre; et oui, nous sommes au solstice d’hiver. Je ne voulais pas rebrousser chemin. Déterminé comme un Samuel de Champlain, je marchais donc dans la neige, à travers les hauts tas.

Deux choix s’offraient à moi : continuer de marcher pour découvrir la ville et ses rouages ou rentrer à la maison. Je décidais d’opter pour le premier, mais mon élan fut stoppé par un vent froid (eh oui c’est l’hiver encore!). Des fourmis dans les jambes, la faim qui tenaille et la fatigue accumulée du voyage de la veille. Rendu à l’évidence, je fis demi-tour et suis reparti sur mes pas pour trouver cette fois, la station du bus.

Pour fêter mon premier périple, j’ai fait une escale au Tim Horton et pris un café.

Saleh

Comment devenir stagiaire

Image JessPar Jessica Lavoie, étudiante au Baccalauréat en études littéraires françaises

Eh oui, le moment est enfin arrivé! À la dernière session du baccalauréat en Études littéraires françaises, les étudiants se destinant à l’enseignement de la littérature et du français au collégial doivent faire un stage dans l’un des Cégeps de la région. Grâce au titre de mon article, vous devinez que c’est mon cas!

C’est avec joie que j’ai appris, la semaine dernière, que je serai stagiaire au Cégep de Jonquière dans le cours de français nommé Littérature et imaginaire. Survolant la littérature de 1850 à aujourd’hui, ce cours se penche sur plusieurs courants, tels que le fantastique, le réalisme, le symbolisme et la modernité. Il faut l’avouer, ceux-ci sont tous plus passionnants les uns que les autres. De plus, mon enseignante associée m’encourage à ajouter une petite touche personnelle au cours en abordant un courant que j’aime particulièrement, c’est-à-dire l’existentialisme. Pour amener les élèves à comprendre ce qu’est l’existentialisme, j’étudierai avec eux le contexte sociohistorique dans lequel s’insère le courant, je créerai un atelier et l’évaluerai.
Il va sans dire que ma frénésie et mon impatience à commencer mon stage s’accompagnent également d’une certaine nervosité. Pour m’aider à maîtriser mon stress lors de cette nouvelle expérience, j’ai réfléchi à quelques trucs qu’il serait pertinent d’appliquer.

Voici donc les fruits de ma réflexion. Cette dernière, soit dit en passant, s’adresse à tous les futurs stagiaires en enseignement de tous les domaines et niveaux confondus.

1. Visualiser le moment qui nous crée le plus de nervosité
Pour ma part, il s’agit du premier contact avec les élèves. Comme dans toutes choses, les premières minutes sont souvent les plus difficiles. Je tente alors d’imaginer la classe, ma position dans celle-ci et la courte présentation que je ferai de moi. Tenter de se familiariser avec le moment qui nous cause le plus de stress permet de faire diminuer ce dernier.

2. Être préparé et organisé
L’organisation est une qualité essentielle chez un enseignant et nous devons la mettre en pratique dès le stage. Ainsi, je me présenterai toujours aux séances en ayant pris conscience du contenu qui sera abordé, en ayant fait les lectures requises (celles que les élèves doivent faire à la maison) et en ayant fait moi-même l’atelier que les apprenants devront réaliser. Également, pour maîtriser encore plus les sujets dont il sera question, je pourrai relire mes notes de cours amassées tout au long de mon cheminement universitaire.

3. Avoir confiance en soi
Pour réussir à vaincre sa nervosité devant plus d’une trentaine d’élèves, il est nécessaire d’avoir confiance en soi. Il faut accepter le stress et se rappeler que nous avons une formation universitaire dans le domaine et donc, que nous avons atteint un certain niveau de compétence nous permettant d’enseigner. Dès lors, il ne faut pas douter de ses capacités. Il faut foncer!

J’espère que ces quelques trucs pourront vous aider à vaincre votre nervosité lorsque vous ferez un stage en enseignement. Si vous avez d’autres conseils, n’hésitez pas à me les suggérer!

Bonne session,
Jessica