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Non au surmenage!

Phot blog Paul_déc15Par Paul Kawczak, étudiant au Doctorat en lettres

The Guardian a récemment publié un article – lui-même rédigé à la suite d’un billet sur un blogue du Guardian consacré aux études supérieures – sur la détresse psychologique dans le monde académique, notamment celle affectant les doctorants. D’une part, cet article attire l’attention sur le fait qu’un nombre important d’étudiants au doctorat – non seulement au Royaume-Uni mais dans le monde entier – sont sujets à un stress élevé pouvant, dans certains cas, gravement affecter la santé mentale. D’autre part, on y constate qu’il existe, dans le monde académique, une culture de l’acceptation du surmenage. Le texte souligne que cette augmentation des exigences d’efficacité et de productivité sans considération pour l’équilibre mental de la personne n’est pas propre au monde universitaire mais également à celui du travail dans les sociétés occidentales.

Je profite donc de ce blogue pour réaffirmer certains principes élémentaires concernant le statut d’étudiant au doctorat qui est le mien :

  • Un doctorat ou une doctorante est une personne humaine qui en tant que tel, fondamentalement et indéniablement, a besoin d’une vie familiale et sociale.
  • La nuit est faite pour dormir et les fins de semaines pour se reposer. Il n’y a pas de recherche doctorale qui, normalement financée, ne puisse s’accomplir en 35 heures par semaine. La formation de personnes diplômées a un coût dont  les retombées sont toutefois immenses. La question de la masse de travail à accomplir est une question de financement, non une question de productivité. C’est une question politique.
  • L’accessibilité à une aide psychologique efficace est aussi une question de financement, aussi, donc, une question politique.
  • La perfection n’existe pas. Il faut faire ce que l’on peut avec ce que l’on a.
  • On ne devrait ne jamais, jamais, avoir honte de ses faiblesses, ni garder sa détresse pour soi.

–  On est pas là pour se faire engueuler (Boris Vian)

Faire de ses études une expérience agréable

Image Jess 2 apple_A15Par Jessica Lavoie, étudiante à la Maitrise en lettres

L’article que je vous propose aujourd’hui est inspiré du livre Assieds-toi et écris ta thèse! Trucs pratiques et motivationnels pour la rédaction scientifique de Geneviève Belleville, professeure à l’École de psychologie de l’Université Laval. Lors des journées de la relève en recherche organisées par l’Association francophone pour le savoir (Acfas), qui se tenaient le 24 et 25 septembre 2015 à l’Université Laval, j’ai eu la chance d’assister à l’atelier Trucs pratiques pour la rédaction de mémoire ou de thèse de Mme Belleville. En plus de m’offrir de nombreux outils pour la rédaction de mon mémoire, cet atelier m’a également permis de réfléchir aux différents moyens qui facilitent non seulement les études supérieures, mais aussi celles de premier cycle et les études collégiales. J’ai donc décidé de vous présenter ici quelques trucs, provenant de madame Belleville et de mon expérience personnelle, qui vous permettront (je l’espère) d’être plus efficace dans votre cheminement académique.

1. Distinguer les trois étapes de la rédaction
Lorsque vous devez produire un travail (dissertation, travail long, recherche, critique, etc.), assurez-vous de faire les trois étapes suivantes :

1) La planification
Faites un plan détaillé de votre travail. Même si cette étape peut sembler ennuyante, sa pertinence ne doit pas être mise en doute! Le temps que vous passez à produire votre plan (idées principales, idées secondaires, citations, explications, etc.) est grandement bénéfique pour l’avancement de votre travail. Plus un plan est bien établi, plus la rédaction est simple et rapide!

2) La rédaction
Écrivez rapidement les idées qui vous passent par la tête sans vous réviser.

3) La révision
Si possible, laissez passer du temps entre la rédaction et la correction du travail. Plus ce laps de temps est grand, plus vous prenez du recul quant à votre texte et, donc, plus vous êtes en mesure de le corriger efficacement.
Questionnez la structure de l’argumentation (clarté des informations, fil conducteur, idées principales et secondaires, preuves, explications des citations, etc.), la nécessité de chaque phrase et la précision de chaque mot.
Veillez à ce que vos phrases soient simples et courtes (sujet + verbe + complément).
Corrigez votre travail (orthographe, grammaire, syntaxe et ponctuation).
Relisez votre travail à voix haute. De cette manière, vous remarquerez plus aisément les tournures de phrases inappropriées ou les phrases trop longues.

2. Éviter la procrastination
C’est un fait réel : plus on retarde le moment de faire un travail, plus ce travail nous apparaît fastidieux, colossal et angoissant. Plus on est anxieux, plus on évite de commencer le travail. C’est un cercle vicieux dont il faut absolument s’éloigner pour cheminer de manière agréable.

3. Se sentir bien dans sa tête et dans son corps
Je crois que le meilleur moyen d’arriver à se sentir bien est de dormir et de bouger suffisamment. Le sommeil permet de recharger ses batteries, ce qui est primordial pour tout étudiant dont les fonctions cérébrales sont suscitées durant plusieurs heures d’affilée. Un autre type de répit que l’on peut offrir à son cerveau est l’activité physique. Le fait de bouger permet non seulement de rester en forme, mais aussi de prendre une pause mentalement. Effectivement, la pratique d’activité physique nous permet de penser à autre chose qu’à notre cours du lundi ou à la dissertation qu’il faut terminer pour jeudi. Faire du sport en écoutant de la musique est, je crois, encore plus bénéfique et relaxant.

4. Se récompenser
Après avoir réalisé les tâches que vous vous étiez fixées, prenez du temps pour vous. Faites ce que vous aimez, passez du temps entre amis ou avec votre famille, allez au cinéma ou lisez un bon livre. Bref, faites-vous plaisir!

J’espère que ces quelques conseils vous seront utiles! N’hésitez pas à me suggérer les vôtres.

À bientôt,
Jessica

Étape deux : faire une maîtrise en lettres

Image Jessica1_A15Par Jessica Lavoie, étudiante à la Maitrise en lettres

Qu’est-ce que la maîtrise en lettres?

Cet automne constitue le début d’une nouvelle aventure pour moi! Effectivement, ce trimestre, je commence une maîtrise en lettres. Généralement d’une durée de deux ans (six sessions), la maîtrise en lettres, qui fait partie des études de cycle supérieur, est une opportunité qui s’offre à l’étudiant ayant terminé son baccalauréat en littérature (ou dans un domaine connexe) avec une moyenne cumulative d’au moins 3,2/4,3.

Il existe trois types de maîtrise dans le domaine des lettres (45 crédits) : le mémoire, le mémoire de création et l’essai. Dans cet article, je m’attarderai davantage au mémoire, car c’est l’option que j’ai choisie pour la maîtrise. Toutefois, si vous désirez de l’information concernant les deux autres types de maîtrise en lettres, vous n’avez qu’à cliquer ici. Comme les deux autres possibilités, le mémoire compte 15 crédits qui se divisent entre trois séminaires, l’activité Lectures fondamentales et le Dépôt de sujet (ces 15 crédits sont habituellement obtenus dans la première année de la maîtrise, c’est-à-dire de l’automne à la fin du trimestre d’été). De cette manière, l’étudiant peut, dans la deuxième année, se consacrer entièrement à la rédaction de son mémoire qui constitue un travail analytique élaboré sur un sujet spécifique. Le mémoire compte, quant à lui, pour 30 crédits.

Un mémoire en lettres pour quoi faire?

Je crois que la maîtrise en lettres n’est que le prolongement logique du baccalauréat en études littéraires françaises. En effet, durant les trois années que dure le baccalauréat, on nous enseigne divers corpus et divers siècles, mais aussi de nombreuses théories à appliquer aux textes de manière à les approfondir et à mieux les saisir. Le baccalauréat se veut donc un survol de la littérature, des principaux théoriciens et des différentes manières d’analyser un texte dont le but est de nous permettre d’établir nos préférences et, de là, de nous inspirer assez pour susciter en nous un désir d’entreprendre un projet de recherche sur un sujet. Faire une maîtrise est donc une manière d’aller plus loin, d’approfondir un sujet qui nous motive et nous passionne. C’est une façon d’apporter une contribution, petite certes, mais hautement significative au domaine de la recherche en littérature.

Que ferons-nous si à la maîtrise (ou après), le désir d’aller au fond des choses se manifeste et que la volonté d’apporter quelque chose de nouveau au domaine littéraire nous tenaille?

Le doctorat, bien sûr!

Bon trimestre,
Jessica