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Une catalogne et le développement régional

Par Christian Bélanger, étudiant au Doctorat en développement régional

– « C’est un peu de nous tous en celui qui s’en va et c’est en celui qui naît un peu de nous tous qui devient autre. » (Gaston Miron, Courtepointes, 1975)

Bonjour. Kuei.

Comment allez-vous ? De mon càŽté, je crois que je ne peux pas mieux aller qu’à  l’heure actuelle. Après de multiples pérégrinations, j’en suis enfin rendu à  l’étape de procéder à  la rédaction du premier jet de la conclusion de ma thèse. Cela fait quelques années que je travaille à  la rédaction de cette dernière.

Au fait, je ne pense pas que j’ai déjà  pris un peu de temps afin de vous expliquer ce qu’était le thème de ma thèse. Pour faire court, le titre de ma thèse est « La mesure de l’apprentissage collectif au sein des filières énergétiques de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean ». Selon plusieurs théoriciens du développement territorial, l’innovation constitue un élément-clé pour le développement d’un territoire donné. Selon eux, différentes dynamiques contribuent à  susciter l’innovation au sein d’un territoire et, parmi celles-ci, l’apprentissage collectif constitue un élément des plus importants. J’essaie de comprendre quel en est l’impact, postulant que si l’on comprend mieux l’apprentissage collectif, nous pourrons susciter un développement territorial plus efficace.

Pour ce qui est des cas que j’étudie au sein de ma thèse, j’ai procédé au choix de projets ou d’actions prenant place au sein des filières énergétiques de la région : le Saguenay-Lac-Saint-Jean a toujours vu, au cours de son histoire, son développement être lié à  la présence de ressources énergétiques (ce qui explique, notamment, la localisation d’usines d’aluminium au sein du territoire). Ce choix m’est donc apparu pertinent 


Si le désir de contribuer au développement d’un milieu donné est un élément qui guide le travail de toute personne procédant à  la réalisation d’une thèse au doctorat en développement régional, il faut cependant reconnaître que les façons d’y arriver sont multiples. Et là , je crois que je vais faire enfin plaisir à  mon collègue de la blogosphère uqacienne, Alexis, qui m’avait déjà  demandé les thématiques de recherches de mes collègues doctorants et doctorantes. Je ferai essentiellement un survol de ces dernières, ne les ayant pas toutes obtenues et n’étant pas nécessairement un expert de ces thématiques.

Si nous abordons les thématiques au niveau de leur localisation territorial, il est certain que plusieurs endroits dans le monde se voient concernés : à  ce titre, mentionnons notamment le Gabon, le Sénégal, le Centrafrique et le Québec.

Certains de mes collègues s’intéresse à  la recherche concernant le développement durable, notamment l’un d’entre eux avec comme intitulé de thèse « Les enjeux entourant la gestion décentralisée des aires protégées en Centrafrique : le cas de la forêt de Bangassou », tandis qu’un autre travaille sur les outils d’application du développement durable en milieu municipal au Québec. Une autre s’intéresse plutàŽt à  la recherche concernant les coopératives de santé du Québec, alors qu’un autre ira plutàŽt du càŽté des problématiques de financement des entreprises en économie sociale (notamment en ce qui concerne le capital humaine et les formes de capitaux financiers). Le développement économique est évidemment une préoccupation pour d’autres, notamment en ce qui a trait à  la diversification économique et le développement territorial du Gabon. Un autre s’intéressera plutàŽt à  la caractérisation du milieu rural et ses liens avec les centres urbains pour deux régions administratives québécoises (Bas-Saint-Laurent et Saguenay – Lac-Saint-Jean), alors qu’un autre penchera plutàŽt du càŽté de l’accès aux services de base dans les communes d’arrondissements de la région de Dakar, et ce, en s’intéressant à  la période de 1960 jusqu’à  nos jours 


Si l’on me rajoute au portrait, il apparaît clairement que les intérêts de recherches divergent entre collègues du même doctorat. Cela est loin d’être un élément négatif, au contraire! Si les thématiques diffèrent, les éléments méthodologiques, les outils que nous utiliserons afin de réaliser nos recherches respectives, auront plusieurs points en commun. C’est donc d’autant plus important de ne pas rester seul ou seule dans son coin et d’échanger avec ses collègues : cela élimine bien des difficultés, notamment par le biais de l’échange de différentes informations nous aidant à  avancer dans la réalisation de notre thèse.

Ah oui, pour le titre de ce « billet », pourquoi avoir choisi « Une catalogne » ? Pour ceux et celles qui sont nouveaux ou nouvelles en terre québécoise, la catalogne représente une étoffe alternant des bandes de tissu multicolores 
 Une étoffe reconnue pour sa résistance et sa beauté. Comme quoi, le développement régional à  l’UQAC, c’est un peu comme une catalogne : il y a des gens qui proviennent d’un peu partout dans le monde en son sein et c’est ce qui en fait sa beauté.

à€ la prochaine !

Suivez le guide !

Par Christian Bélanger, étudiant au Doctorat en développement régional

« La justice de l’intelligence est la sagesse. Le sage n’est pas celui qui sait beaucoup de choses, mais celui qui voit leur juste mesure. » (Platon)

Bonjour. Kuei.

Comment allez-vous ? J’aimerais pouvoir vous dire que la rédaction de ma thèse me stresse un maximum, au point où je m’en arrache les cheveux de la tête ! Seulement voilà , non seulement le cheminement de ma thèse avance comme prévu, mais je n’ai pas une grande pilosité sur le caillou ! Alors, passons outre! D’ailleurs, je vais être aussi obligé de passer outre mon engagement de faire mon « billet » en ce qui a trait aux thèmes des thèses couverts par mes collègues doctorants. Je n’ai pas encore réussi à  tous et à  toutes les rejoindre ! Mais ce n’est que partie remise, je n’ai tout de même pas envie que le thème des thèses de mes collègues soit comme la femme de l’inspecteur Colombo (nous en avons toujours entendu parler, mais nous ne l’avons jamais vue!).

En attendant, j’aimerais prendre le temps de vous parler d’un sujet que toute personne aux études de cycles supérieurs doit considérer dans son cheminement académique : le choix d’un membre du corps professoral dirigeant nos travaux de recherche (mémoire de maîtrise ou thèse de doctorat). Ce choix n’est pas à  faire au hasard. Pourquoi ? C’est la personne qui aura à  vous conseiller, à  vous orienter dans le cadre de la réalisation de votre travail.

Comment choisir cette personne ? Tout d’abord, je vais vous parler d’un endroit bien mystérieux, une crypte au sein de laquelle l’ensemble des écrits que votre directeur ou directrice de recherche a produit se retrouve. Quelque part dans l’enceinte se trouve un tel endroit. On appelle cela une bibliothèque.

Un peu de lecture pour débuter est à  conseiller. En effet, choisir une personne simplement parce que l’on a aimé avoir un cours avec celui-ci ou celle-ci n’est pas nécessairement un synonyme de réussite. Il faut choisir si les intérêts de recherche de cette personne concordent avec les nôtres. Cela crée un premier lien et permet d’être conseillé par une personne possédant une expertise de recherche et connaissant quelque peu le sujet qui vous passionne !

Il faut également faire part de nos attentes et demander aussi à  cette personne de nous faire part de ses attentes. Certaines fois, il peut arriver que les exigences du directeur de recherche ou de l’étudiant supervisé ne soient pas clairement établies dès le départ. Ce qui crée des frustrations d’un côté comme de l’autre ! Et cela, on peut s’en passer 
 à‰tablir une relation dès le départ sur de bonnes bases de communications est toujours à  propos.

Il y a aussi un autre facteur, soit celui du support financier que ce dernier ou cette dernière peut vous aider à  obtenir. Que ce soit par des tâches d’assistanat de recherche, une bourse ou autre, le fait d’avoir accès à  un soutien financier pendant votre cheminement vous aidera à  vous concentrer afin de réaliser la rédaction de votre mémoire ou thèse. Travailler en même temps que l’on rédige n’est pas toujours évident à  concilier !

à€ mon avis, ce sont les trois éléments principaux à  considérer pour le choix d’un membre du corps professoral dirigeant nos travaux de recherche.

à€ bientôt ! Et n’oubliez pas l’assemblée générale annuelle du MAGE-UQAC, le 19 octobre prochain à  11h30 au centre social, de même que celle de la coopérative étudiante, le 21 octobre, à  12h, au P0-5000.

Prise de parole

Par Christian Bélanger, étudiant au Doctorat en développement régional

« Certains pensent que parler c’est rien faire »

«  Moi je vous dit que la parole est mon acte »

(Raoul Duguay, Kébèk à la porte, 1995)

Bonjour. Kuei.

Débuter ma première intervention dans l’univers de la blogosphère uqacienne par le biais d’une citation de l’un des poètes les plus éclatés que le Québec ait pu connaître est sans doute un risque pris sur un coup de tête. Certains ou certaines qui me connaissent très bien vous diront que cela est tout à  fait normal de ma part. Qui plus est, il sera possible que vous les entendiez vous dire qu’il n’y a même pas de risque et que cela est pleinement calculé de ma part.

Cela s’avère entièrement vrai.

Mon cheminement de vie m’a amené à  poursuivre des études qui, au premier abord, peuvent paraître répondre à  une logique totalement anarchique. Ayant réussi à  obtenir une technique en travail social du Cégep de Jonquière en 1998, j’ai poursuivi mes études universitaires au niveau du programme de baccalauréat en communication sociale à  Trois-Rivières entre 1998 et 2001. Après une année de travail à  temps plein en tant qu’intervenant communautaire dans le domaine du logement social à  Trois-Rivières, j’ai amorcé et complété une maîtrise en études et interventions régionales ici même à  l’UQAC entre 2002 et 2004. Puis, la bougeotte me reprenant, j’ai travaillé un an en tant qu’animateur communautaire dans le quartier Villeray à  Montréal.

On a beau sortir une personne de la région, mais il est impossible de sortir la région de la personne !

En 2005, j’ai finalement décidé de venir entamer un cheminement doctoral au niveau du programme de doctorat en développement régional offert par l’UQAC. à€ travers mes études collégiales et universitaires, à  travers les périodes o๠j’ai travaillé à  temps plein, il m’a été possible de m’engager socialement au sein de différents groupes, que ce soit les associations étudiantes, le milieu de la radio communautaire ou bien des comités de développement social. Si tout cela vous apparaît comme étant un peu du grand n’importe quoi, c’est que vous faites abstraction de ce qui est mentionné dans mon profil de blogueur, soit mon désir profond de changer les choses. L’ensemble du cheminement que j’ai parcouru dans ma vie m’a amené à  m’outiller en conséquence. Et nul désir d’attendre la lutte finale ou le Grand Soir afin de me mettre à  l’œuvre. Pourquoi ne pas agir si nous en avons les moyens ?

C’est justement pour cela que j’ai choisi de débuter mon premier écrit par les paroles d’un poète que j’adore. La parole au sein de ce blogue sera mon acte. Parler de la réalité des étudiants et étudiantes de troisième cycle m’apparaît des plus importants. Trop souvent ce niveau d’étude se voit mystifié de par la méconnaissance que les gens ont de ce qui le compose. Trop souvent, il est possible d’avoir en tête le chercheur ou la chercheuse comme étant une personne s’isolant dans sa bulle et parlant un langage que seuls des initiés peuvent avoir compris. Et trop souvent, malheureusement, il y a des réalités que les gens vivent isolément et qui ne sont pas des plus joyeuses.

Si mon écriture aurait pour impact d’aider à  une meilleure compréhension du troisième cycle par ne serait-ce qu’une seule personne ou d’apporter un élément de solution à  un seul problème vécu, j’aurai atteint mon objectif de changer les choses car cela aura amélioré la situation de départ d’avant mes textes.

Notez qu’accessoirement, j’aurais pu aussi vous mentionner que je suis âgé de trente-trois ans et que je suis natif de Chicoutimi (malgré que tout les gens pensent que je suis natif de Trois-Rivières). J’ai oublié, j’en fais mon mea culpa!