Archives pour l'étiquette études

Les pommes

Les pommesPar Philippe Ouellet, étudiant au Baccalauréat en sciences de la réadaptation (physiothérapie)

 

Une rentrée à l’université équivaut à :

Des initiations, de nouveaux amis, des cours, de nouveaux professeurs, de nouvelles matières, de nouveaux types d’examen, et plus encore. Dans le fond, une rentrée universitaire, ça équivaut à des pommes ! Oui, des pommes. Tout le monde a déjà vu les belles pommes parfaites sur le bureau du professeur ? Ça représente l’école. Les pommes représentent aussi la saison d’automne avec les belles feuilles nichées dans les arbres aux couleurs chaleureuses. Encore plus ? Les pommes sont sucrées et méritent d’être croquées à pleine dents comme à l’intérieur de cette nouvelle étape de ma vie qui s’amorce. Bref, plein de belles choses excitantes qui me motivent encore plus à poursuivre cette belle aventure universitaire.

Je vais me présenter en quelques lignes (peut-être plusieurs finalement), mais je vous invite à me découvrir plus au fil de mes textes qui suivront. Tout d’abord, je me prénomme Philippe et je viens tout juste de commencer l’université à l’UQAC pour la session d’automne 2013 en physiothérapie (Baccalauréat en sciences – réadaptation). Ce cheminement exige de quatre ans et demi à cinq ans d’études pour pouvoir avoir accès à la profession régie par l’Ordre professionnel des physiothérapeutes du Québec (OPPQ).

J’ai obtenu un DEC en sciences de la nature au Cégep de Chicoutimi l’an dernier. Je reste donc dans la même ville, alors je ne suis pas trop dépaysé sur ce point ! Ayant précédemment suivi le programme sport-études en natation de courte distance (si ne vous savez pas c’est quoi, rappelez-vous de Michael Phelps aux JO de 2008) au cours de mes années au secondaire et au collégial, je poursuis au niveau universitaire en intégrant l’équipe de natation des Inuk http://inuk.uqac.ca

Parallèlement à ces activités, je pratique également une discipline de l’équitation classique, le « Dressage ». Il s’agit d’une discipline favorisant une relaxation, puissance et un lien d’équipe optimal entre le cavalier et le cheval qui donnent pour résultat un genre de « danse » sur laquelle le cavalier demande au cheval d’exécuter telle ou telle manœuvre.

J’ai également eu l’occasion d’être élu représentant de première année au sein de l’ADEP (l’Association Des Étudiants en Physiothérapie). Je suis un bébé dans une famille de grands, tous les autres postes étant occupés par des personnes en deuxième année qui constituent la toute première cohorte en Physio de l’UQAC. Les buts de cette association sont;

  • D’organiser et de donner accès à formations à moindre coût aux étudiants afin de compléter et de parfaire leur formation académique;
  • L’organisation de plein d’évènements, pour ne nommer que les OTPT (Jeux ergo-physio) et les différents « partys » et activités qui se déroulent sur le campus.
  • Faire valoir les droits académiques et sociaux de nos étudiants;
  • Être là pour les questionnements des étudiants;
  • Etc…

Ouf ! Ça résume « un peu » mes activités parascolaires.

Maintenant, sur une note plus pédagogique, je suis présentement cinq cours : Anatomie, physiologie, développement humain, management et séminaires en physiothérapie. Ce dernier s’agit de conférences données par de différents intervenants qu’ils soient physiothérapeutes ou non; Docteure en communication, Docteur en ergothérapie, Docteur en physiothérapie, Physiothérapeute impliqué dans diverses organisations non-gouvernementales à travers le monde, etc.) Ces personnes viennent et nous apportent un bagage intéressant en plus de nous permettre de ramener la personne dans un contexte plus humain que l’unique étude de ses structures.

Petit mot de la fin : à l’université, on ne laisse aucune place à l’ennui et à l’apathie !

Bonne lecture,

A+,  Phil

 

Dernier billet: quelques trucs pour la rentrée!

Par Sarah Gaudreault, étudiante au Certificat en rédaction-communications

Ça signifie quoi la rentrée pour vous? Pour moi, ça a toujours été très positif, car j’adore l’école. Cette année, comme je l’ai mentionné dans un billet précédent, je compléterai mes derniers cours dans mon Certificat en rédaction-communication et je débuterai un nouveau Certificat en sociologie et communication appliquée. Dans ce dernier billet, je donnerai quelques trucs aux nouveaux étudiants pour une meilleure intégration.

Quand on entre dans une nouvelle institution, on ressent souvent un peu d’inquiétude et nous ne connaissons pas toujours les services offerts. Si en plus, nous effectuons un retour aux études, cela en crée un peu plus. Nous devrons chercher plusieurs informations: consulter le conseiller d’orientation pour valider un choix de carrière ou de programme, prendre connaissance des ateliers qui sont offerts dans le cadre du «Métier d’étudiant» (la prise de notes et de lecture active, la gestion du temps,  la concentration, la mémorisation et la préparation aux examens, etc.). Également, il est bon de savoir qu’un Service d’aide en français (SAF), un Service d’aide en mathématique sont offerts, en plus d’un service d’aide individuelle au métier d’étudiant (SAIME) sont disponibles. Pour information et inscription, rendez-vous au au bureau de la Vie étudiante, local P1-1040. Un rafraîchissement ou un peu d’aide, ça peut faciliter la réussite d’un cours!

Notez qu’il est aussi possible de s’impliquer auprès de votre association étudiante et d’y siéger: ils sont toujours à la recherche de gens intéressés à s’impliquer dans divers projets. C’est aussi un excellent moyen d’élargir son réseau de contacts et de créer des liens. Allez fureter dans les environs de votre local d’association et n’hésitez pas à vous renseigner auprès des personnes qui suivent des cours dans notre programme!

Côté vie étdiante sur le campus, les activités ne manquent pas. Clubs étudiants, bureau-voyage, radio étudiante, 7 à minuit au barUQAC… En plus des services dont je vous ai parlé plus haut, la Vie étudiante offre aussi de nombreux ateliers: cours d’espagnol, de japonais, de mycologie, d’auto-défense, réflexologie, danse swing, piano, allemand, etc. Les tarifs pour les étudiants de l’UQAC sont très avantageux! Pour information: http://www.uqac.ca/direction_services/sae/vie/ateliers.php . Il y a aussi une ligue d’improvisation à l’UQAC; ils ont terminé leur période de recrutement, mais si vous avez du talent sur scène, je vous invite à aller vous renseigner au local P0-1030. On ne peut pas passer à côté des partys universitaires, qui ont lieu tous les vendredis au bar de l’UQAC et nous donne l’occasion de rencontrer des gens, de discuter avec eux et de prendre une bière.

Finalement, pour les étudiants-parents, il est bon de savoir qu’un centre de la petite enfance (CPE) Les Petits Cailloux priorise les étudiants de l’UQAC avec enfant âgé entre 0 et 5 ans. Pour obtenir des renseignements sur les places disponibles, renseignez-vous via courriel au lespetitscailloux@videotron.ca ou par téléphone au 418-698-4663.

J’espère que ces petits trucs vous auront été utiles! Ce billet sera mon dernier, puisque je travaille à présent à temps plein, en plus de poursuivre mes études à temps partiel. Je vous souhaite à tous une bonne rentrée et un bon succès!

Mon aventure au Québec

Par Benjamin Durand, étudiant à la Maîtrise en informatique

Tenter l’expérience d’un semestre ou d’une année d’études à  l’étranger est toujours un projet qui s’accompagne de beaucoup de questions. J’ai donc décidé de revenir sur mon expérience en double diplôme à  l’Université du Québec à  Chicoutimi. Avec cet article, j’espère répondre à  vos interrogations, vous conseiller sur les bons réflexes à  adopter dès votre arrivée et vous permettre de profiter de votre année.

Cela fait presque 1 an jour pour jour que je suis ici. Issu d’une école d’ingénieur à  Lille, j’avais l’habitude des grands espaces urbains mais je voulais découvrir le Québec et ses paysages sauvages, c’est pourquoi j’ai choisi l’UQAC. En recherchant quelques informations, vous remarquerez vite que le Saguenay–Lac Saint Jean se situe à  2h de Québec et 5h de Montréal. La région a un certain caractère rural même si il y a beaucoup de grandes villes comme Saguenay, Alma ou Dolbeau.

Certains n’ont pas apprécié leur expérience car ils étaient trop attachés à  la vie en ville. Il est évident qu’il faut s’avoir s’adapter à  des contraintes et un mode de vie différent. Pour ceux qui sont dans ce cas, et souhaitent découvrir le Québec le changement sera probablement moins brutal en choisissant Québec ou Montréal. La réussite de cette expérience est d’abord en lien avec les affinités que l’on aura pour les activités que l’on trouvera sur place.

Dans la région où se situe l’UQAC, on retrouve principalement des activités extérieures comme le canoë, le kayak ou le rafting pour l’été sans oublier la quantité impressionnante de voies d’escalade. L’hiver on retrouve principalement la raquette, le ski de fond ou le ski alpin/snowboard et toute la partie vie hivernale en camping que j’ai beaucoup pratiqué. L’activité incontournable est sans aucun doute le chien de traîneau (voir l’article que j’ai rédigé sur ce point). Ceci étant dit, on retrouve la possibilité de faire du vélo, de la randonnée, etc. Si cela correspond à  vos attentes n’hésitez pas à  tenter l’aventure !

Faites attention cependant à  ne pas tomber dans le piège, vous ne venez pas ici en vacances mais d’abord pour étudier. Les guides touristiques sur la région sont riches en informations et présentent un grand nombre de possibilités sur place. Vous n’aurez probablement pas le temps de tout faire, et parfois vous devrez choisir. Et bien souvent ces activités sont disponibles uniquement durant les saisons touristiques. Parfois, comme cette année, la qualité et la quantité de neige permettent de skier jusqu’à  la fin avril. Gardez donc à  l’esprit que vous devrez vous occupez durant les périodes creuses.

Pour découvrir rapidement les plus grosses attractions de la région, la vie étudiante organise des activités et visites destinées à  tous les étudiants, mais auxquelles participent principalement les étudiants étrangers, en proposant un tarif de groupe intéressant et le transport. Pour avoir participé à  toutes les activités, je peux témoigner de leur qualité, et principalement durant la première session car cela permet de rencontrer du monde. Même si on vient avec des amis d’école, peut-être qu’ils n’ont pas les mêmes attentes concernant leur année à  Chicoutimi et donc faire connaissance avec des gens qui partagent les mêmes intérêts permet de bien réussir son année.

Cela m’amène à  développer un point important : réussir son intégration. Il faut garder à  l’esprit que si au départ les gens feront beaucoup d’efforts pour vous aider, par la suite vous devrez également faire un pas vers eux afin de consolider vos relations. Il ne faut pas oublier que cet aspect fait partie de l’expérience. S’éloigner de ses proches et ses amis peut parfois être difficile et par conséquent posséder un groupe d’ami sur place permet de surmonter les difficultés qui peuvent survenir. Au-delà  de cet aspect c’est aussi l’occasion de découvrir des personnes de provenances et cultures différentes. J’ai eu la chance cette année d’être avec des Français et des Québécois bien sûr mais également des Canadiens, des Brésiliens, Espagnols, Belges, Iraniens.

Réussir son intégration c’est aussi savoir se remettre en question et dépasser ses valeurs, en effet vous vous apercevrez vite que chaque culture est différente. Mettez de côté vos attentes et profitez du moment en respectant la culture de l’autre. Si certains apprécient la proximité et le contact, d’autres n’en ont pas forcement l’habitude. J’ai parfois entendu «  les Québécois sont difficilement approchables ». De mon point de vue, c’est faux: il ne faut pas oublier que c’est nous qui arrivons chez eux et que par conséquent ils ne feront pas forcement le premier pas. Pour que l’expérience fonctionne, il faut être acteur de son intégration.

Pour ma part je me suis impliqué dans le club de plein air, ce qui m’a permis de faire ce lien. Le mode de fonctionnement de l’Université est assez souple et permet de s’impliquer dans la vie étudiante. Cette année, mes amis expatriés étaient notamment dans le club plein air, le Snow ski Inuk, l’équipe de foot Inuk.

Le deuxième point est de s’adapter au fonctionnement local. J’ai plusieurs fois entendu « ce n’est pas comme chez nous, ils devraient plutôt faire comme ça ». Encore une fois il ne faut pas oublier qu’au-delà  d’une image idyllique que nous nous faisons du pays, il existe des institutions qui fonctionnent depuis des années. Et cela ne changera pas, alors autant s’adapter rapidement. De façon générale ce n’est ni positif ni négatif. J’ai apprécié le service fourni par l’administration canadienne (conviviale et structurée).

Comme je le disais précédemment la région est touristique et découvrir la culture locale, fait partie de l’expérience. Nous avons la chance ici d’avoir la route du fromage et un grand nombre de micro-brasseries servant bières artisanales et plats traditionnels comme la tourtière ou la tarte aux bleuets.

Enfin pour terminer, soyez réaliste. Ne partez pas avec une idée préconçue et idéaliste, issue de magazines ou de témoignages extrêmement positifs. J’ai été très satisfait de mon séjour et j’en garderai probablement des très bons souvenirs, mais tout n’a pas été facile et il y a eu des moments difficiles. Peu de personnes en parlent. L’exemple le plus concret est que les premiers à  avoir dit qu’ils voulaient faire leur vie ici sont aussi les premiers qui ont eu envie de partir. Les attentes étaient trop hautes et ils n’ont pas réussi à  les combler.

Quoi qu’il arrive, ce genre d’expérience est une aventure extraordinaire et en particulier sur le plan humain. Je souhaiterais remercier toutes les personnes qui ont contribué à  une année mémorable. Après 1 an, 40 000km parcourus au Canada et aux ɉtats-Unis, 3 sessions, un hiver québécois, un été magnifique, des fous rires, des nuits sous les étoiles et quelques poutines, il est l’heure pour moi de rentrer en France, en sachant pertinemment que je reposerai un jour mes valises au Canada.

Et souvenez-vous, «  il ne fait pas froid au Québec, il n’y a que des gens mal habillés ».

À bientôt!

Benjamin