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Étudiant cherche travail… et expérience intéressante

Santiago-Chile

Si vous n’avez pas eu la chance de lire mon dernier article, il est temps de le faire puisque le présent texte en est la suite. Mais pour les lecteurs empressés, je pourrais résumer en disant que je racontais la fin de mon contrat d’emploi dans un organisme communautaire qui s’était très bien passé. Je faisais état de ma nouvelle situation d’étudiante et sans-emploi.

À ma grande surprise, il n’aura fallu que quelques heures pour qu’on m’offre plusieurs petits boulots ! Comme quoi, il ne suffit parfois que de manifester ses besoins pour qu’ils soient comblés!

J’ai été étonnée de savoir qu’il est possible, en tant qu’étudiant, de trouver facilement de petits boulots qui peuvent aider à arrondir les fins de mois. Le bureau de la Vie Étudiante propose une vaste gamme de petits contrats pour ceux et celles qui ont un peu de temps et souhaitent être rémunérés.

J’ai été surprise de constater qu’on pouvait faire bien plus qu’être cantinier ou caissier, sans rien enlever à ces autres emplois étudiants, c’est simplement que j’ai déjà pas mal trop d’expérience là-dedans et que je n’ai plus tellement envie de ce genre de travail…

Sans tout énumérer, je peux dire que divers secteurs tels que les résidences étudiantes, les modules d’enseignement en médecine ou physiothérapie et les visites de futurs étudiants ne sont là que quelques endroits où il est possible de s’impliquer et d’avoir un petit montant bien apprécié!

Le fait d’écrire ceci et de le partager mensuellement est aussi une autre façon de «travailler»!

J’entends ces temps-ci beaucoup de gens parler du fait qu’il est difficile de trouver du travail et d’avoir un salaire «décent». Je suis bien d’accord, ces temps ne sont faciles, et cela dans pas mal de domaines. Mais en attendant, le fait d’être étudiant peut parfois nous ouvrir des portes. Je vous invite aussi fortement à consulter les offres d’emplois et stages pour les étudiants qui sont affichées ces temps-ci, via les diverses banques de recherche d’emploi.

Pour avoir été faire un petit tour sur celles-ci j’en ai déniché plusieurs très intéressantes.

Rien ne vaut l’expérience sur le terrain! C’est une façon extraordinaire de valider ce qui vous intéresse ou non comme travail. C’est aussi une opportunité d’ajouter de l’expérience dans votre c.v. et ça, c’est toujours bien utile! Par ailleurs, l’expérimentation sur le terrain aide parfois à mieux comprendre des notions que vous verrez dans vos futurs cours ou que vous aviez déjà vues, mais moins bien assimilées!

Pour ma part, cet été, je ferai relâche de l’école et du milieu social… au pays!

Dans un mois je m’envolerai et prendrai part à un stage d’initiation à la coopération internationale au Chili, à Santiago. Avec l’organisme Tous les Enfants de l’Autre Monde de Terrebonne, je participerai à un projet de réinsertion sociale par les arts et le sport pour des gens de la rue dans la capitale chilienne. Avec huit autres stagiaires de 21 à 35 ans de partout au Québec, de même qu’une accompagnatrice, nous mènerons ce beau projet de 10 semaines avec un partenaire chilien, ONG CIDETS. C’est donc dire que je vivrai une expérience des plus enrichissantes autant sur le plan personnel que professionnel. Vivre le travail de rue dans un pays hispanophone promet de m’en apprendre beaucoup sur mes limites en tant que future intervenante!

Je pense revenir avec pas mal de choses à vous raconter!

Sur ce, je vous souhaite un bel été! Faites-le plein de soleil pour moi… Eh oui, je vivrai l’hiver chilien pour ma part!

S’impliquer dans la communauté universitaire

Logo de LingLang

Le cours des dernières semaines a été quelque peu différent du déroulement habituel en raison d’activités de mobilisation étudiante : nous voici donc à la semaine 15, au cours de laquelle débutent les examens, avec un peu moins de matière derrière nous que prévu. Il n’en reste pas moins que la préparation pour les évaluations bat son plein.

Parallèlement à mon étude, je cherche aussi à m’impliquer davantage au sein de l’université. J’avais été jusqu’ici plutôt discret du côté étudiant, par exemple, quoique j’aie été actif en siégeant au conseil de mon unité d’enseignement et en collaborant avec plusieurs professeurs. J’ai désormais un poste au sein de l’exécutif de mon association étudiante, LingLang : c’est une grande première pour moi! Si, depuis le cégep, j’ai des amis qui s’impliquent dans de telles organisations, je n’avais toutefois pas encore eu l’occasion de le faire moi-même. J’agirai à titre de représentant des étudiants en linguistique, ce qui me correspond tout à fait. Par ailleurs, je me suis rendu compte que je faisais déjà une bonne partie du travail demandé par ce poste : puisque le programme compte un petit nombre d’étudiants, je les connais presque tous et j’agissais déjà un peu à titre de porte-parole en leur nom lors des réunions du conseil modulaire.

C’est pour moi un nouveau défi très intéressant. L’exécutif est complet pour la première fois depuis plusieurs années : 10 membres! Nous avons une foule d’idées à mettre en place pour l’an prochain, ce qui est très motivant. J’encourage tout le monde à s’impliquer auprès de son association étudiante. C’est motivant!

Sur un autre plan, je participerai vendredi prochain à la Table ronde sur les enjeux futurs de la recherche en science humaine, organisée à l’UQAC par une collaboration entre le MAGE-UQAC, l’association générale des étudiants, et l’institution. Cette table ronde survient dans le cadre d’une consultation générale sur les thèmes de l’enseignement et de la recherche menée par l’Association canadienne pour les études supérieures et le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada. J’avoue être fébrile, puisque cet événement était à l’origine prévu pour les étudiants aux cycles supérieurs. D’une certaine façon, je me sens déjà un peu à la maîtrise, grâce aux nombreuses activités de recherche auxquelles j’ai eu la chance de participer et qui m’ont orienté dans le choix d’un éventuel sujet de mémoire. Je pense avoir ma place au sein de ce comité, qui sera l’occasion pour moi de dialoguer avec des étudiants d’autres programmes avec tout un bagage derrière eux. J’ai à coeur l’avenir de la recherche, et je suis d’avis que des initiatives du genre sont excellentes pour obtenir le pouls de la communauté universitaire!

C’est avec un cheminement un peu moins linguistique que jusqu’à maintenant que je me dirige vers ma troisième et dernière année de baccalauréat l’an prochain. Déjà! Il ne me reste qu’un cours obligatoire proprement linguistique d’un crédit à compléter. Pour le reste, ce sera une année composée de cours optionnels pour l’essentiel. Je compte améliorer mes connaissances en statistiques, en histoire et en programmation, trois domaines qui peuvent être fort utiles au linguiste.

Je profite de la fin de ce billet pour tirer ma révérence. Il aura en effet été mon dernier! J’espère que mon successeur saura fournir une perspective nouvelle sur la linguistique et vous convaincre à son tour qu’il s’agit d’une science merveilleuse. Il m’a fait plaisir de vous en présenter les aspects qui me tiennent le plus à coeur!

Je me tourne maintenant vers l’été, un été qui débutera par un voyage en Europe et qui sera consacré à l’écriture d’un article scientifique en lien avec ma communication de mars dernier par la suite. J’espère arriver à me reposer après une deuxième année bien remplie qui n’augure que du bon pour l’avenir!

Au plaisir,

Xavier

Suggestion de lecture

Image Jessie

Aujourd’hui, j’ai choisi de vous présenter un roman qui allie brillamment littérature et préhistoire. Il s’agit du livre Pourquoi j’ai mangé mon père de Roy Lewis. Publié pour la première fois en 1960 sous le titre What We Did to Father, le roman a fait l’objet d’une traduction française en 1990 due à son immense succès. Plus de cinquante ans après sa première parution, il bénéficie toujours d’une popularité, ce qui n’est pas rien! Il est, d’ailleurs, au programme du cours Préhistoire : les origines de l’humanité, un cours auquel je suis inscrite cette session-ci.

Pourquoi j’ai mangé mon père raconte l’histoire d’une famille de pithécanthropes, aussi nommés Hommes de Java, qui totalise l’histoire de l’humanité. En effet, au fur et à mesure que l’histoire se déroule, on observe l’apparition de plusieurs éléments et caractéristiques ayant marqué le développement de l’espèce humaine. Ainsi, le roman résume, et il le fait toujours avec une touche d’humour, les principaux moments et découvertes de l’évolution des hommes. De plus, Lewis se permet d’introduire, à quelques endroits, des concepts purement modernes qui font inévitablement sourire le lecteur. La cuisson des aliments sur le feu, par exemple, devient rapidement un véritable art culinaire. De même, les grottes sont décrites avec un vocabulaire habituellement employé pour parler des maisons.

Le livre de Lewis est donc un petit bijou, car il joint l’utile à l’agréable. Effectivement, il renseigne le lecteur sur l’histoire de l’humanité tout en s’assurant que ce dernier retire du plaisir de sa lecture.
Pourquoi j’ai mangé mon père est un roman que je conseille à tous, car il permet de développer sa culture générale, et ce, en l’espace de 181 pages qui se lisent d’un trait.

Bonne lecture et, surtout, bon été!

Jessica