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Un été à l’École de langue

Par Mathieu Perron, étudiant au Baccalauréat en linguistique et langue française

En mars dernier, je parcourais les offres d’emploi répertoriées sur le Portail emploi de l’UQAC (une bonne habitude à prendre, croyez-moi) quand j’ai vu que l’on recherchait des animateurs et animatrices à l’École de langue française et de culture québécoise. C’est alors que j’ai soumis ma candidature pour le poste.

J’étais loin de me douter que je m’apprêtais à vivre une expérience aussi enrichissante.

L’École de langue et de culture québécoise de l’UQAC accueille toute l’année des étudiants et étudiantes souhaitant apprendre le français et s’imprégner de la culture québécoise. Toutefois, ils sont quelque quatre-cent-cinquante à profiter des vacances d’été et du programme Explore pour venir passer cinq semaines au Saguenay en immersion française.  Ces sessions sont un peu spéciales, car en plus  d’assister à leurs cours en avant-midi, les étudiants de l’École de langue participent à toute une panoplie d’activités socioculturelles et sportives offertes en français par l’équipe d’animation. De la danse au vélo en passant par les parties d’improvisation et les soirées à thème, il y en a pour tous les goûts !

En ce qui me concerne, j’animais le blogue de l’École de langue. Les participants à mon atelier prenaient des photos, faisaient des entrevues et tournaient des vidéos que je publiais ensuite sur le Web. Souvent, le contenu que mes étudiants préparaient pour le blogue était en lien avec les activités du programme. Par exemple, nous avons réalisé une vidéo dans laquelle nous donnions des conseils aux futurs étudiants de l’École de langue afin qu’ils puissent planifier leur séjour.

Ce travail m’a permis de prendre conscience de l’importance que revêt la langue dans la vie de tous les jours. À l’École de langue, le français est plus qu’un outil de communication, c’est ce qui soude les étudiants, les animateurs et les maîtres de français entre eux. Ma curiosité d’apprenti-linguiste a également été stimulée par quelques interrogations portant sur le fonctionnement de la langue française. Par exemple, j’ai découvert que l’on opte généralement pour le futur proche dans les phrases positives à l’oral (je vais aller à Québec samedi), mais que l’on emploie le futur simple dans les formes négatives (je n’irai pas à Québec samedi).

Bref, ce dont je suis sûr, c’est que je n’oublierai jamais ces onze semaines durant lesquelles j’ai travaillé à l’École de langue française et de culture québécoise de Chicoutimi. Je ne sais pas encore si je me dirige vers une carrière en enseignement du français langue seconde ou étrangère, mais c’est une possibilité que je n’avais jamais envisagée avant que je mette les pieds à l’université. Avec cet emploi, j’ai appris beaucoup de choses sur le français, le Québec et surtout à propos de moi-même, mais ce sont surtout tous ces gens extraordinaires que j’ai rencontrés cet été qui valent leur pesant d’or. Et histoire de clore ce billet en beauté, je vous invite à regarder la vidéo résumant la session d’été que j’ai moi-même créée et que j’ai intégrée au début de cet article.

À bientôt,

Mathieu

Un été qui commence au laboratoire de phonétique!

appareil acoustiquePar Xavier St-Gelais, étudiant au Baccalauréat en linguistique et langue française

Bon début d’été à tous! Alors que les températures se réchauffent, il en va de même pour mes neurones. Après avoir profité du mois de mai pour une escapade de quelques semaines en Italie, je suis de retour au Saguenay avec une excellente nouvelle : j’ai obtenu une bourse d’initiation à la recherche remise par le Fonds québécois de recherche sur la société et la culture (FRQSC). On comprendra aisément à la lecture de mes autres billets que c’est dans le domaine de la phonétique que j’ai choisi de me lancer en recherche cet été. Je vous avais d’ailleurs déjà fait mention de cette bourse dans mon dernier message. Je réitère l’invitation que j’avais alors lancée: sachez que cette bourse est ouverte à tous les étudiants de premier cycle ayant un bon dossier scolaire et une bonne collaboration avec l’un de leurs professeurs et concerne toutes les disciplines des arts, des lettres et des sciences humaines. Une occasion à saisir si la maîtrise vous intéresse, car c’est une excellente façon d’en avoir un avant-goût!

Depuis quelques jours, c’est au laboratoire de phonétique expérimentale de l’UQAC, dont je vous avais déjà un peu parlé, que je passe plusieurs heures quotidiennement à découper des segments vocaux et à faire des analyses grâce à un logiciel permettant de voir diverses représentations du signal sonore. En quoi ça consiste? J’enfile les écouteurs et je me coupe du monde pour un moment : je me fie à mes oreilles et à mes yeux pour tenter de trouver des unités plus petites dans les suites sonores dont je dispose. Ces dernières sont issues d’un corpus mis sur pied par le professeur Vincent Arnaud et ses étudiantes en 2011 dans le cadre d’un projet de recherche sur les caractéristiques acoustiques des voyelles orales du français québécois. Les enregistrements effectués pour ce corpus servent de base à plusieurs recherches en phonétique menées depuis trois ans à l’UQAC. En observant les ondes et en écoutant les mots prononcés par les locuteurs et les locutrices, j’arrive à isoler les voyelles qu’ils contiennent et je peux alors en extraire des informations précieuses qui me serviront à tirer des conclusions sur l’état de nos façons de parler.

Je profite donc de ce corpus gigantesque pour mener mon projet. Pour l’instant, tout ça est très nouveau et très excitant. Pour pouvoir procéder aux analyses, il a fallu que je me remette à la physique : il faut avouer que la phonétique est une discipline très quantitative de la linguistique, qui permet de jumeler sciences humaines et sciences pures. J’ai beaucoup aimé la physique au secondaire, mais il va falloir que je me dépoussière le cerveau progressivement pour me souvenir de plusieurs notions. Ce sera la même chose pour les mathématiques, qui me serviront abondamment, notamment pour les statistiques dont j’aurai besoin. C’est là tout un univers que j’avais délaissé depuis quatre ans.

Le travail au labo est un peu solitaire pour l’instant, mais les choses vont s’accélérer en juillet. En attendant, l’université est loin d’être en dormance pendant l’été, puisque la session estivale est en cours et de nombreux étudiants étrangers fréquentent l’École de langue française de l’UQAC. Il y a une ambiance très dynamique qui me donne le goût d’aller à l’université tous les jours, même si ce n’est pas pour suivre des cours! Et puis, de toute façon, j’apprends énormément en faisant cette recherche.

Je n’ai obtenu pour l’instant que des résultats très fragmentaires, mais je ressens déjà une grande fébrilité quand je déniche un indice qui confirme mes hypothèses ou quand je lis (car il faut aussi beaucoup lire… j’ai plusieurs centaines de pages à parcourir pour me faire une tête sur l’état de la question dont je traite!) quelque chose qui apporte une lumière nouvelle sur mes constatations. Il y a quelque chose de très beau à voir ses efforts récompensés quand on recopie ses données dans un tableur et qu’on voit apparaître graphiques et statistiques, ces indices précieux qui viennent vraiment faire parler les chiffres. Ce n’est peut-être pas un plaisir pour tout le monde, mais je me sens à ma place!

Je me replonge dans la phonétique. En attendant le prochain billet, je vous souhaite un excellent mois de juin partagé entre petits plaisirs et repos bien mérité!

Le partenariat linguistique

Par Sarah Gaudreault, étudiante au Certificat en rédaction-communications

À€ l’intérieur de l’UQAC, il existe une École de langue française et de culture québécoise qui permet de vivre une immersion francophone en famille d’accueil. Depuis quelques années, je participe à  une activité qu’elle offre: le partenariat linguistique. J’y ai toujours beaucoup appris.

Cette activité gratuite qui se déroule lors des sessions automnale et hivernale sert à  apprendre ou à  améliorer une langue de votre choix (espagnol, anglais, chinois, etc.) à  l’aide de rendez-vous hebdomadaires basés sur la conversation et cela s’applique aussi pour l’étudiant de l’à‰cole de langue française et de culture québécoise qui apprendra votre langue maternelle ainsi que les expressions québécoises. Toute personne étudiante ou non peut s’y inscrire. Il s’agit de remplir un formulaire d’inscription et l’établissement vous jumellera avec un étudiant de leur école.

Au fil du temps, il devient alors de plus en plus facile de discuter dans la langue que nous avons choisie d’approfondir, car nous élargissons notre vocabulaire. Il est si facile de tomber dans les pièges des faux amis, c’est-à -dire de traduire une expression mot à  mot. Par exemple, si au Québec nous pouvons lire « des briques », en anglais, aucune expression ne s’équivaut sinon qu’un livre est volumineux. Ainsi, la traduction demande une grande minutie puisqu’il demeure important de toujours conserver le même sens. Nous avons ici un exemple qui illustre qu’une langue peut n’avoir une expression similaire.

Si vous désirez vous y inscrire, voici les coordonnées de la personne responsable du partenariat linguistique: Anne Laprise, animatrice d’activités étudiantes, 418-545-5011 poste 2062 et voici son courriel: anne_laprise@uqac.ca.

N’hésitez pas à  prendre part à  cette belle expérience!