Archives pour l'étiquette échange

Étudier, d’un océan à l’autre

avion-de-ligne-avec-la-terre-9487055Par Hugo Deschênes, étudiant à la Maîtrise en informatique (profil professionnel)

L’UQAC est une institution reconnue pour son ouverture sur le monde. Des gens d’une panoplie d’universités étrangères viennent étudier ici pour diverses raisons : pour obtenir un diplôme québécois, pour apprendre une nouvelle langue, ou encore pour l’aventure, tout simplement. Ce fait est bien connu de la population. Ce qui est plutôt moins connu, c’est d’effectuer le chemin inverse : au lieu de voir des gens d’une autre nationalité venir à nous, d’aller les voir dans leur milieu. Chez eux. Devenir, à notre tour, un étranger.

« One’s destination is never a place, but a new way of seeing things. » – [Henry Miller]

Henry Miller est un romancier du XXe siècle préconisant la liberté de vivre sa vie. C’est lui qui a apporté la citation précédente, mentionnant que la destination de l’un n’est pas un lieu, mais un nouveau chemin pour ouvrir son esprit, voir ce qui nous entoure avec nouvelle perspective. En quelque sorte, les échanges étudiants inter-universités est le meilleur moyen pour nous d’ouvrir notre esprit. D’aborder les problèmes auxquels on fait face avec un point de vu différent. Ce concept est indéniable, peu importe la discipline. On ne le réalise pleinement que lorsque l’on s’immerge dans une toute nouvelle culture. Effectivement, différentes nationalités ont une culture différente, et aborde les éléments qui nous entoure d’une manière plus ou moins similaire. Peut-être pas drastiquement différente, mais sous un angle tout de même légèrement divergent.

Aller étudier à l’étranger est en soi une preuve d’ouverture d’esprit, mais surtout une déclaration de courage. Plusieurs n’oseront pas aller à l’étranger, car ceci va à l’encontre de leur zone de confort. Il n’y a rien de mal à cela, seulement une préférence pour la stabilité. C’est un choix tout à fait respectable. À l’opposé, certaines personnes ont besoin de relever un défi, d’aller s’immerger dans une culture totalement différente. N’est-ce pas une preuve de courage que d’accepter d’intégrer une culture différente de la nôtre, dans un milieu où l’on ne connait personne, et acceptant de se faire juger au moindre coup d’oeil? Et pourquoi ce jugement? Parce que nous sommes différents des autres. Nous nous sommes imprégné s d’une culture dès notre enfance, et cette culture reste avec nous lorsque nous traversons l’océan. Elle transparait dans nos gestes, nos paroles, et nos réflexions. C’est cette culture s’exprimant à travers nous qui se fait juger. Grâce aux réseaux sociaux et à l’Internet, les gens s’informent davantage des autres cultures. Nous prenons de plus en plus conscience de la diversité culturelle sur notre planète.

Et grâce à cette prise de conscience, nous, étudiants, avons la possibilité de vivre une aventure inoubliable de l’autre côté de l’Atlantique.

Hugo Deschênes
Étudiant qui fera la première session de son doctorat à Reims, France

_____________________________________________________

Pour connaître les aventures de Sheilany en Islande, vous pouvez lire son blog ici.

Libre de voir plus loin.

Par Anaïs Plasse, étudiante au Baccalauréat interdisciplinaire en arts

Voilà  qu’enfin le titre de ce blog prend tout son sens pour moi.

Mon année en tant qu’étudiante internationale française s’achève au Saguenay, je prends petit à  petit conscience de tout ce que j’ai vécu ici, en totale immersion dans les terres québécoises.
C’est avec un pincement au coe“ur que j’admets à quelle vitesse s’est déroulée mon voyage, mon expérience, mon séjour, et plus que cela, ma réelle installation.
Je commence doucement à  reblanchir les murs de mon appartement, enlevant posters récoltés au fil de l’année, photos prises ici et là, post-it laissés par ma colocataire… et au fur et à  mesure que j’efface les traces de mon passage, je réalise combien j’ai vécu ici !

Toutes les personnes rencontrées, toutes les discussions menées, toutes les grandes questions existentielles soulevées, tous les rires, toutes les peines… tout cela s’élève au-dessus de moi pour ne laisser qu’une atmosphère de bien-être et de sérénité, mêlée à  un peu d’incertitudes.

Libre de voir plus loin, c’est aussi libre d’aller de l’avant.

Alors que tout m’était inconnu avant de m’installer ici, voilà  qu’une année a suffi pour me créer tous mes nouveaux repères et me laisser étrangère face à  mon retour prochain en Europe.
Une chose achève et de nouvelles commencent…

C’est heureusement grandie de cette expérience, la tête pleine de souvenirs et les souliers usés de milliers de pas que je repars vers de nouveaux horizons, allant vers de nouveaux repères et poursuivant ma quête vers la découverte de tout ce que je ne connais pas encore.

J’aurai vécu ce voyage avec l’humeur et la beauté d’une enfant pour qui tout n’est que découverte et émerveillement. Aujourd’hui, je souhaite à  tout ceux qui souhaitent tenter l’aventure de foncer droit devant sans se poser de question et de venir vivre sa propre expérience… puisque le voyage comme la vie n’appartient qu’à  soi.

à€ tous alors :

Globetrotters, amoureux du monde et curieux,

je ne vous souhaite que du bonheur et de l’épanouissement dans l’aventure d’une année à  l’étranger qui permet de se confronter à  soi-même, comme aucune autre expérience n’est capable de le faire!

De la vie, du courage et des sourires à  tous,

bien à  vous,

Anaïs.