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Sortie aux champignons

Par Alexis St-Gelais, étudiant au Baccalauréat en chimie des produits naturels

Bonjour à  tous!

Jusqu’à  présent, le Baccalauréat en Science des produits naturels a été l’occasion de quelques sorties sur le terrain. Bien entendu, nous n’en faisons pas autant que les biologistes, mais rien ne vaut parfois l’observation directe des plantes pour mieux comprendre comment elles vivent et se développent.

Nous avions eu l’occasion, en anatomie et morphologie végétale (cours expliqué ici), d’aller nous promener au parc de la Rivière-du-Moulin, à  Chicoutimi, pour observer les arbres en compagnie de la professeure. Pour mon projet de fin de baccalauréat et mon herbier de botanique systématique, j’ai également passé plusieurs heures en forêt et ailleurs. La semaine dernière, dans le cadre du même cours, nous avons passé un après-midi à  découvrir davantage le monde moins bien connu des champignons.

C’est avec l’aide d’un mycologue amateur mais possédant néanmoins des connaissances impressionnantes que nous avons recueilli une tonne de champignons. La forêt mixte du Québec est, paraît-il, l’un des habitats les plus propices du monde au développement de ces Fungi. En effet, chaque espèce vit dans un habitat très spécifique: écorce d’une espèce d’arbre donnée, feuilles mortes, aiguilles de conifères tombées (à  raison d’un champignon par aiguille!), mousse spécifique… La présence de très nombreuses espèces d’arbres et d’habitats variés au sein de la forêt boréale offre donc à  une multitude de champignons différents de se développer dans nos boisés et champs.

Le monde des champignons est un peu déroutant pour qui ne s’y est jamais frotté. L’identification d’une espèce fait souvent appel à  l’odorat et… au goût. On est loin des pratiques ayant cours dans les laboratoires de chimie, o๠respirer et à  plus forte raison goûter une substance est formellement contre-indiqué! Attention: goûter ne signifie pas manger. On peut goûter (presque) tous les champignons, même toxiques, pour autant qu’on ne les avale pas. Le goût permet parfois de distinguer des espèces qui se ressemblent extérieurement.

Quant à  l’aràŽme, c’est tout aussi déroutant. De nombreux champignons possèdent une odeur familière, comme nous avons pu le constater. Cependant, en l’absence de l’objet normalement associé à  cette odeur, la plupart des gens (dont je suis) deviennent incapable de reconnaître des fumets pourtant familiers. Nous avons pu humer des champignons sentant l’érable, d’autres les patates crues, d’autres encore la farine humide. Un art qui semble bien difficile à  maîtriser…

Quant à  la question que bien des gens se posent: y a-t-il des champignons mortellement toxiques au Québec? Une espèce l’est effectivement: l’amanite vireuse. Si vous en consommez, vous aurez, après quelques heures, des symptàŽmes semblables à  ceux d’une gastro-entérite (il est déjà  trop tard pour réagir, puisque la toxine a pénétré le sang). Toutefois, le malaise passera. Ce n’est qu’après quelques jours que des douleurs au foie apparaissent, puisque l’organe est peu à  peu détruit. La mort survient au bout d’une dizaine de jours dans environ la moitié des cas. De ce que j’en comprends, la toxine empêche peu à  peu le corps de synthétiser des protéines! C’est donc une mort peu agréable et à  éviter. Le problème, c’est que l’amanite ressemble beaucoup aux agarics, des champignons pour leur part tout à  fait comestibles. Il faut rester sur ses gardes.

Pour le reste des champignons québécois, du moins dans ceux d’une taille suffisante pour être mangés en bonne quantité, rien n’est réputé être mortel à  la consommation. Mais bon, l’univers des champignons est encore méconnu: on pourrait toujours avoir de mauvaises surprises… Le tout demeure pourtant fascinant à  découvrir.

Mycologiquement vàŽtre,

Alexis

Soleil, soleil, montre-toi le bout du nez

Par Annie Lapointe, étudiante au Baccalauréat en histoire

Bonjour à  tous, passionnés de Sciences Humaines!

Pour les étudiants du secondaire, les vacances estivales sont loin, l’école se terminant à  la mi-juin. Par contre, pour les universitaires, l’année scolaire est presque terminée. Et oui, le 1er mai, j’aurai mon dernier cours de l’hiver. Je crois que je ne me suis jamais totalement habituée à  ce rythme de vie. Je m’ennuie d’étudier pour mes examens étendue sur l’herbe n’attendant que la fin pour faire de partys « piscine » avec mes amis. Le 1er mai, il fait encore froid et mes sandales ne peuvent pas encore se montrer le bout du nez. Avec les vacances qui arrivent si tôt, il faut vite penser à  se trouver un emploi. Pour ma part, j’envoie ma candidature à  divers endroits depuis la semaine de lecture. Plusieurs options s’offrent à  moi; travailler pour un musée ou une société d’histoire, travailler pour la ville, etc. Bref, le genre de chose à  quoi je n’ai pas envie de penser alors qu’il neige encore! Le plus grand problème est aussi que les emplois dans le domaine touristique ne débutent qu’au début du mois de juin. C’est donc dur de planifier son été, moi qui ait l’obsession de l’agenda.

Aussi, j’ai décidé de m’inscrire à  mon premier cours d’administration cet été. On est loin de l’histoire, c’est certain. Par contre, comme la muséologie m’intéresse énormément, il est essentiel de connaître des notions de ressources humaines et de marketing. Dans les petits musées en région, il faut savoir être polyvalent! Donc, deux fois par semaine pendant deux mois, je vais suivre un cours de gestion de ressources humaines. Ouf, j’espère ne pas trop me sentir perdue…

Pour l’instant, je suis dans le blitz des travaux de fin de session. Je me concentre sur ma recherche sur les courriers du coeur dans les médias québécois pour mon activité de synthèse en histoire. Je vous ferai part d’extraits dans mon prochain article! Vous verrez, les moeurs ont beaucoup changé avec les années!


Bonne semaine à  tous!
Annie


Suggestion lecture de la semaine : Comme j’ai si hâte à  l’été, je me permets de vous suggérer un livre que je lis chaque saison estivale. Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell a inspiré l’un des plus grands succès du grand écran. Cette histoire d’amour intemporelle nous amène du càŽté des sudistes lors de la guerre de Sécession aux à‰tats-Unis. Mais attelez-vous, il fait plus de 1000 pages!

La vie continue

Par Alexis St-Gelais, étudiant au Baccalauréat en chimie des produits naturels

Bonjour à  tous!

Ah, quel plaisir que celui d’une semaine de congé… Quoique dans mon cas, la notion de « congé » a été toute relative: j’ai eu un horaire plutàŽt chargé, ponctué de réunions et de relations médiatiques en tout genre. Depuis hier, la vie normale reprend son cours et je n’en suis pas mécontent.

Le «Forum carrière en chimie» a été une expérience réellement enrichissante, que je recommande à  tous ceux que le domaine intéresse. D’ailleurs, celui-ci n’est pas exclusivement réservé à  des étudiants universitaires: si certains cégépiens me lisent, sachez qu’il serait certainement possible d’organiser la participation d’un groupe de votre établissement au Forum. Celui-ci permet d’avoir un bon coup d’oeil des diverses professions qui s’offrent à  vous dans le vaste monde de la chimie. De notre càŽté, nous avons pu entendre des conférences de chimistes du domaine de l’analyse alimentaire pour le Ministère de l’agriculture, de la recherche en matière de matériaux et substances isolantes et imperméabilisantes, de l’utilisation de nanotubes de carbone dans la synthèse d’explosifs, du traitement et de l’analyse des eaux industrielles et de la chimie médico-légale.

Molécule de benzène
Molécule de benzène

Ma vie universitaire a repris avec un examen de chimie aromatique. Ce cours fait suite à  chimie organique, donné à  la première session d’automne. Ceux-ci nous permettent de nous pencher sur le fascinant monde de la chimie du carbone, ouvrant la porte à  un nombre presque infini de composés retrouvés dans l’alimentation, les réactions chimiques corporelles, les médicaments, les plastiques et polymères, etc. Ces deux cours obligatoires nous apprennent les notions de base pour la réactivité, les propriétés et la synthèse de molécules organiques. Il est dès lors possible, sur papier, de monter la « recette » pour passer de quelques molécules de base à  un produit plus complexe. C’est personnellement le domaine qui m’accroche le plus jusqu’à  présent! La chimie aromatique tire son nom du fait qu’elle se penche sur les composés chimiques dérivés du benzène (voir image), qui possèdent pour la plupart une odeur caractéristique.

Allez, je vous laisse, je retourne vaquer à  mes occupations!Synthétiquement vàŽtres,Alexis