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Conjuguer les études et le travail

Info-logementPar Ariane Néron Lapointe, étudiante au Baccalauréat en science politique

Alors que les vacances tirent à leur fin cédant la place à un horaire bien chargé – et moi qui traîne encore mes deux cours d’été… – je devais vous faire part d’une de mes principales angoisses de ma vie d’étudiante. Dans les aléas de la vie, nous tentons de combiner divers éléments, les plus courants étant de conjuguer les études et le travail. Si certains aiment la stabilité avec un travail à temps partiel durant l’année scolaire, d’autres optent pour un travail à temps plein durant l’été. Pour ma part, lorsque mes finances me le permettent, je suis une fille épisodique.
Lors de ma première année de Baccalauréat, je travaillais une dizaine d’heures par semaine dans mon cinéma de quartier. Hélas! Devant certaines conjonctures, j’ai dû abdiquer et, ainsi, passer ma deuxième année universitaire à racler mes fonds de tiroir. Cependant, c’est en commençant ma troisième année de baccalauréat que j’ai reçu un courriel qui devait changer ma vie d’étudiante. Cette année-là, j’ai commencé à travailler pour mon université. Si je savais que notre association étudiante, MAGE-UQAC, offrait de nombreux emplois étudiants au sein même des murs de l’Université, j’ignorais que l’Université elle-même pouvait offrir des expériences de travail. À cet effet, en l’espace de quelques mois, je me suis lancée dans divers contrats que l’Université m’offrait et qui pouvaient entrer dans ma case horaire. J’ai commencé comme représentante de programme avec comme principale exigence de faire la promotion de mon domaine d’étude dans les salons étudiant ou sur les pages de ce Blogue. Par la suite, je suis devenue guide afin de faire découvrir notre milieu universitaire à divers groupes scolaires. Par ailleurs, au début de chaque session, je me voue corps et âme dans le service info-logement qui consiste à orienter les étudiants internationaux dans la quête d’un logement. Pour couronner le tout, de mars à mai dernier, j’ai aussi eu la chance d’être assistante de recherche pour un de mes anciens professeurs. Une expérience que je ne suis pas près d’oublier!
Travailler pour son institution scolaire c’est l’avantage d’avoir des horaires flexibles et variables qui sont adaptés à la réalité étudiante, mais surtout c’est une manière de participer à la vie étudiante en rencontrant des gens attachants provenant de tous les horizons. Depuis un an déjà, j’ai pu expérimenter divers emplois qui ont été grandement enrichissants au niveau scolaire et social. Même si je suis loin d’avoir un travail stable, de nouvelles opportunités ne cessent de se présenter!

Bonne rentrée scolaire!

Ariane Néron Lapointe

Stage en science politique

photo ordiPar Ariane Néron Lapointe, étudiante au Baccalauréat en science politique

Lorsque Nicolas de Machiavel écrivait « tout n’est pas politique, mais la politique s’intéresse à tout », je crois qu’il faisait indirectement allusion aux méandres de mes étés, de mes automnes, de mes hivers et de mes printemps. En effet, chaque session, je retourne à mes vieux « patterns » et cet été n’en fait pas exception. Depuis trois mois, j’ai accepté le fait que la science politique s’immiscerait dans ma vie, et ce, sous les plus beaux jours de l’année.
Lorsque je me suis inscrite au Stage en science politique pour la première fois, j’étais en première année de Baccalauréat. Cette année-là, le Stage avait lieu en Russie et je devais le compléter par un court travail d’une trentaine de pages traitant d’un sujet touchant ce pays. Un jeu d’enfant lorsque j’y repense! En mai, ayant oublié les nuits blanches et les excès de cafés de la dernière session, je me suis inscrite au Stage en science politique pour la seconde fois. Ce faisant, j’ai été bien naïve. Loin de l’ambiance idyllique de Moscou et de Saint-Pétersbourg, je suis confinée, avec mes coéquipiers, dans un travail sur la politique québécoise. Si le Stage s’avère fort intéressant puisqu’il nous montre les dessous de la recherche scientifique et nous en apprend beaucoup sur notre réalité provinciale, il n’est pas des plus motivant lorsque le soleil pointe le bout de son nez. Entre les statistiques, les analyses et le rapport écrit que nous devons remettre début août, je dois garder en tête que je suis en vacances. Il n’est pas facile de combiner les plaisirs de l’été – soleil, plage, etc. – avec les responsabilités scolaires. Pourtant, nous sommes nombreux à en faire l’expérience chaque année et nous y survivons. En espérant que j’y survive, encore une fois, pour pouvoir finir mon baccalauréat cet automne et recommencer l’expérience l’été prochain (misère!). Pour l’instant, je vous laisse sur une photo de mon paysage estival.

Ariane Néron Lapointe

Heureuse et blasée

Ouest canadienPar Ariane Néron Lapointe, étudiante au Baccalauréat en science politique

Hello everybody!
J’ai traversé le deuxième plus grand pays du monde pour me retrouver nez à nez avec de l’anglais par-dessus la tête et j’y ai jeté l’ancre pour cinq semaines. En visitant les recoins de la Colombie-Britannique et en me conformant à un cadre d’apprentissage rigoureux, j’ai pu perfectionner mon anglais, et si je suis bien loin de l’enviable bilinguisme, j’ai toutefois acquis une confiance qui me faisait défaut dans l’apprentissage de cette langue. Y étant immergée, j’ai vu mes faiblesses, mes limites, et cela m’a permis de les dépasser. Désormais, j’ai vaincu, du moins partiellement, ce qui jusqu’ici m’avait nuit le plus dans l’atteinte de mes buts.
Après les cours, les travaux et les sorties, je ne me suis toutefois pas fait prier pour revenir dans mon coin de pays. En vérité, Explore m’a aidé à acquérir une nouvelle confiance, mais n’a pas comblé la voyageuse en moi. L’Ouest c’est beau, l’Ouest c’est différent, mais l’Ouest ne m’a pas dépaysé. Peut-être l’ai-je un peu trop analysé avec mon bagage en science politique? Qui sait!

Par ailleurs, la Colombie-Britannique m’a quelque peu épuisée. À vouloir rentabiliser mon temps entre l’école et les nombreuses activités offertes par le programme, j’ai décroché. C’est en décrochant que j’ai pu rencontrer des gens extraordinaires qui, je l’espère, resteront plus que de simples connaissances, car ils ont façonné une nouvelle partie de moi, plus mature et plus réfléchie. Une partie de moi qui aimerait plus souvent lâcher prise.

Je crois que tout étudiant devrait vivre l’aventure Explore car cette expérience fait grandir, et ce, peu importe l’âge que l’on a. Maintenant, que j’ai vu, que j’ai connu et que j’ai vaincu l’Ouest canadien, il est temps pour moi de me reposer et d’essayer de me motiver pour mes cours d’été… ☺