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Mes impressions sur le cours: Atelier de production de jeux vidéo

Image julien souvenir_déc15Par Julien Souvenir, étudiant au Baccalauréat avec majeure en conception de jeux vidéo

J’ai trouvé le cours Atelier de production de jeux vidéo très intéressant parce qu’en plus de réaliser un jeu vidéo, on applique une méthode qui permet à la fois de revisiter les différentes étapes nécessaires pour créer un jeu et d’évaluer notre avancement tout au long du processus de développement. On en apprend aussi un peu plus sur le moteur de jeu Unreal Engine 4 que j’ai utilisé pour le prototype.

La méthode que l’on voit s’appelle la « méthode agile », qui est la plus utilisée pour la création de jeux en entreprise. Elle permet de tenir au courant le client, qui ici est représenté par le professeur qui vous suit, de tout l’avancement que vous faites dans le développement. En travaillant avec des artistes étudiant à l’École des arts numériques, de l’animation et du design (NAD), mon équipe et moi avons pu créer un jeu qui nous plaisait tous et on s’est très bien amusés à le faire.

Il faut comprendre également que le code sur lequel repose notre jeu est complexe. On n’a pas réinventé pas la roue, mais on a appris à bien faire et nous avons pu entrevoir les possibilités que la programmation nous offre. Vous aurez accès à des ordinateurs fournis par l’université ainsi qu’un local pour pouvoir travailler à votre vitesse.

C’est un cours obligatoire dans le Baccalauréat avec majeure en conception de jeux vidéo. Alors, vous serez obligé d’y participer, mais ne vous inquiétez pas. Il est très payant niveau expérience.

Marie-Isabelle, une absence remarquée en génie

Statique GCPar Alain Zingongo, étudiant au Baccalauréat en génie civil

Une surprise à la rentrée d’automne 2015 : la titulaire du cours de Mécanique pour ingénieur, Marie-Isabelle, ne donne pas le cours cette session-ci.

Ce sont les commentaires qui ont attiré mon attention sur le sujet : le Module de l’ingénierie pour ne pas dire le Département des sciences appliquées aurait perdu un de ses meilleurs professeurs alors que je venais dans mon précédent blogue de publier les raisons qui peuvent amener à faire sa formation en ingénierie à l’UQAC.

Pourquoi tant d’intérêt pour ce cours ? C’est un cours souvent surnommé « le cours de sélection des étudiants en génie » ou « le tamis des étudiants en génie » : cela donne une idée de son importance dans le cheminement de la formation en génie à l’UQAC. La plupart des étudiants qui ont coulé un seul cours ou qui ont eu de la grande difficulté à passer un cours dans leur formation, c’est souvent celui-là. Mais lorsque ce cours est passé, l’étudiant est conscient d’avoir pris la mesure de l’exigence de sa formation en génie à l’UQAC. Un cours très apprécié, même si parfois on ne s’en rend compte qu’après…

Quelles sont les particularités de ce cours? C’est un cours qui vous tient en haleine toute la session : un test chaque semaine et sur chaque chapitre du cours, parfois deux tests pour certains chapitres. Quand les tests commencent en Mécanique pour ingénieur, chaque semaine, vous avez une évaluation ou un examen durant toute la session (en dehors de la semaine de relâche, on s’entend!).

Qu’en est-il réellement de l’absence de Marie-Isabelle? Elle est temporaire. C’est une année sabbatique pour acquérir des compétences nouvelles. Marie-Isabelle nous reviendra l’automne prochain, plus performante qu’elle ne l’était.

Qu’est devenu le cours pendant cette absence? La méthode de dispensation du cours est demeurée la même : les tests hebdomadaires sont maintenus. Le chargé du cours actuellement, Louis, est celui qui faisait les travaux dirigés la session dernière. L’administration et la titulaire du cours ont veillé à la bonne continuité du cours pour garder la même qualité de la formation en génie à l’UQAC.

Réflexion : se tenir debout

Par Ariane Néron Lapointe, étudiante au Baccalauréat en science politique

setenirdeboutSamedi dernier, j’ai eu la chance de participer, pour une seconde fois, aux Portes ouvertes de l’UQAC en tant que guide. Tout comme l’an dernier, j’ai été heureuse de constater le lot de jeunes étudiants passionnés du secondaire et du collégial qui ont le courage de leurs ambitions. J’ai particulièrement été touchée par un étudiant en travail social au collégial qui rêvait de devenir travailleur de rue, le tout en me spécifiant que le salaire lui importait peu. Devant une telle déclaration, je ne pouvais m’empêcher de sourire et de porter ma réflexion sur la lutte que nous devons entreprendre au sein de notre université.

Dans une société de plus en plus individualiste, la lutte et le débat sont devenus tabous; il suffit de regarder l’immobilisme social devant des enjeux tels que l’environnement, la santé ou encore l’éducation pour s’en rendre compte. À cet effet, depuis son entrée au pouvoir, le gouvernement du Québec fait de nombreuses compressions dans divers domaines et l’éducation n’y échappe pas. Cependant, notre université doit rester une université et c’est en ce sens que notre recteur a décrété qu’il avait atteint la saturation et ne pouvait plus effectuer de coupures à défaut de nous enlever nos professeurs (petite blague de circonstance). Mon but ici n’est pas de jeter le blâme sur mon institution scolaire, mais de poursuivre une réflexion en marche depuis les évènements de 2012. Entre une augmentation des droits de scolarité et un investissement massif de l’État dans l’éducation, les Québécois s’entre-déchirent, et ce, sans faire un véritable débat. Nous laissons donc l’institution universitaire s’effondrer, mais plus encore, nous forçons le système à mettre progressivement en branle une hausse des droits de scolarité. Personnellement, je crois qu’une hausse est porteuse d’un rapport de pouvoir spécifique : elle influence le choix du programme d’étude. En vue de l’endettement qu’elle génère, l’étudiant va faire un calcul coût-avantage où il va prioriser un domaine universitaire débouchant sur un métier concret, mais surtout qui apparaît rentable.

Si une jeunesse endettée est une jeunesse docile, il en sera de même pour nos universités qui, faute de financement, le deviendront en ne formant pas des citoyens, mais seulement des travailleurs. Évidemment, notre passage à l’université doit être un tremplin pour notre entrée dans le marché du travail, mais l’université doit aussi offrir un bagage culturel et intellectuel. Avec ce bagage, nous devons nous tenir debout devant l’adversité afin que nos universités et les étudiants qui les composent puissent être guidés par leur passion, car seule la passion doit orienter l’étudiant dans son cheminement scolaire.