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L’alternance travail-études

Par Michèle Harlett Mel, étudiante à la Maîtrise en informatique

Quand j’étais dans mon pays, les études se faisaient à temps plein. Notre emploi du temps  ne nous permettait pas de  travailler et d’être aux études.

Lorsque je suis arrivée au Québec, j’ai découvert l’alternance travail-études, un système bien implanté en Amérique du Nord qui permet à l’étudiant de suivre des cours et de travailler sans que cela ne perturbe son année universitaire, et ce, en fonction de son emploi du temps.

Il faut dire que ce système diffère un peu de celui existant en France, où l’alternance est un système de formation qui est fondé sur une phase pratique et une phase théorique qui se succèdent. On y retrouve donc deux types de contrats : un contrat d’apprentissage et un contrat de professionnalisation. Au Québec, l’étudiant a la possibilité d’occuper n’importe quel emploi rémunéré pourvu qu’il ait la volonté de travailler. Ainsi, on va retrouver l’étudiant aux postes de caissier, de commis à l’ étalage, d’associé aux ventes, de préposé à l’entretien ménager, etc.

De plus, certains étudiants évoluent dans leur domaine d’études, mais ils ne sont pas nombreux, car ceux qui sont dans leur domaine en général font un retour aux études. Peu importe le travail pourvu qu’il soit rémunéré, l’objectif final pouvant être de se prendre en charge, de soulager ses parents de nombreuses charges ou encore d’ accéder à l’indépendance financière.

Des leur jeune âge, les étudiants des cégeps et universités intègrent le marché de l’emploi, ce qui les responsabilise. Voilà la preuve que le gouvernement peut compter sur sa jeunesse pour la relève. Il faut dire que ce système a sa raison d’être dans la mesure où la jeunesse qui représente l’avenir du pays, est éduquée à travailler tôt mais également à payer ses impôts, garantie de la pérennité et de la solidité financière de l’état.

C’est une façon de faire qui n’existe pas dans mon pays et il en est de même dans de nombreux pays africains francophones. En effet, notre système éducatif diffère complètement de celui existant en Amérique du Nord.

Voici une expérience que je voulais vous partager, les amis, et que j’encourage à vivre.

Michèle Mel

Quand travailler se conjugue avec apprendre

Crayon et effacePar Suzie Tardif, étudiante à la Maitrise en éducation

Je me souviendrai toujours de mon premier « vrai » emploi. C’était un peu après les débuts du gardiennage. L’été de mes 15 ans, j’avais décidé de cueillir des framboises dans une ferme près de chez moi. Plusieurs autres emplois ont par la suite façonné mon curriculum vitae.

Ces emplois m’ont tous, d’une certaine manière, aidée dans mon processus d’orientation scolaire. En effet, ils m’ont permis de connaitre davantage mes intérêts professionnels. C’est ce qui explique que, pour moi, une conciliation études et travail EFFICACE, est possible, mais surtout utile. En voici quelques exemples.

EMPLOI 1 : Animatrice scientifique pour le club du loisir scientifique

En plus d’acquérir une accréditation en animation scientifique, cet emploi m’a permis de développer plusieurs stratégies de gestion de groupe. En effet, en travaillant au camp d’été et en réalisant des activités parascolaires dans différentes écoles pour les « Débrouillards », certaines techniques développées pour capter l’attention des élèves me sont utiles encore aujourd’hui. J’ai également développé un intérêt pour l’enseignement créatif de la science et de la technologie. Cet emploi coïncidait bien avec mon horaire puisque je pouvais travailler l’été et accepter des contrats liés à mes disponibilités durant l’année.

Si jamais une expérience similaire vous intéresse : http://www.clssaglac.com/

EMPLOI 2 : Aide aux devoirs

Dès le début de mon baccalauréat, j’ai offert mes services d’aide aux devoirs aux gens de mon entourage. Je pouvais aider les jeunes à réaliser leurs devoirs et leurs leçons ou travailler avec des élèves ayant des difficultés particulières. J’ai notamment aidé une jeune fille à développer la fluidité de sa lecture. Elle venait chez moi une fois par semaine et nous réalisions des activités lui permettant d’optimiser ses compétences en lecture. C’était réellement un pur plaisir.

Ces expériences ont été extrêmement enrichissantes puisque je devais user de créativité pour réaliser des activités me permettant de consolider des apprentissages dits plus difficiles pour les jeunes.

Il est, selon moi, très facile d’obtenir différents contrats d’aide aux devoirs si jamais le tout vous intéresse. L’usage des réseaux sociaux étant un moyen parmi tant d’autres pour se faire connaitre.

EMPLOI 3 : Assistante de cours

À partir de ma troisième année de baccalauréat, j’ai eu la chance d’assister différents professeurs dans leurs cours. Mes tâches étaient diverses : encadrer les étudiants dans leurs travaux, superviser des examens, animer des ateliers, corriger des travaux, etc. J’ai même eu le privilège de donner mon premier cours universitaire. Toutes ces expériences m’ont grandement aidée, entre autres, à développer ma compétence à évaluer les apprentissages et à me familiariser avec l’enseignement universitaire.

EMPLOI 4 : Assistante de recherche

Depuis ma troisième année de baccalauréat, je suis également assistante de recherche pour le centre ÉCOBES–Recherche et transfert. En plus de m’initier aux analyses qualitative et quantitative de données et à l’évaluation participative, cet assistanat m’a permis de comprendre l’importance de l’initiative et de la collaboration en recherche. Cette expérience professionnelle m’a amenée à développer des compétences telles que structurer mes écrits, synthétiser ma pensée et présenter efficacement les résultats d’un projet ou d’une démarche évaluative. Je suis d’avis que c’est grâce à cette expérience professionnelle que j’ai opté pour la maîtrise…et que j’opterai probablement pour le doctorat.

En conclusion…

Bref, l’utilité de cette conciliation se rapporte au fait que certains emplois peuvent nous permettre d’acquérir bon nombre de connaissances et de développer des compétences qui se conjuguent avec nos aspirations professionnelles. C’est ce qui explique que je ne regretterai jamais d’avoir travaillé durant mes études. À vous d’user de créativité pour trouver l’emploi idéal.

Madame Suzie