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Projet de fin de bac 101

Par Alexis St-Gelais, étudiant au Baccalauréat en chimie des produits naturels

Bonjour à  tous,

Cela fait déjà  une fois ou deux que je fais référence à  un « projet de fin de baccalauréat » dans mes billets. Ce dernier, dont la nature est peut-être floue pour ceux qui ne s’y sont jamais frotté, est une composante importante du programme en Science des produits naturels (et, je suppose, de la plupart des programmes universitaires).

De mon càŽté, comme je vous l’ai déjà  dit, j’ai décidé de me lancer dans un projet de longue haleine dès cet été, en travaillant en dehors de mes cours et bien davantage que ce qui est normalement exigé. Rassurez-vous toutefois: nul besoin de vous lancer dans des recherches très imposantes pour réussir! Je fais quelque peu figure d’exception.

En temps normal, le projet de fin de baccalauréat se réalise au cours de la troisième année, à  la session d’automne, dans le cadre d’un cours nommé « Projet et séminaire I ». Anciennement, il était possible de choisir « Projet et séminaire II » lors de la dernière session d’hiver, mais celui-ci n’est plus officiellement listé dans les cours offerts. Je connais toutefois certains étudiants ayant tout de même réussi à  l’obtenir.

Le plus agréable, dans le cadre de ce cours, c’est qu’il est possible de travailler dans le domaine de son choix. Toutes les matières abordées dans le cadre du programe de Science des produits naturels sont accessibles. L’extraction sur des plantes et la synthèse chimique sont les plus populaires, mais la chimie analytique ou inorganique et bien d’autres encore peuvent tout aussi bien être sollicitées. C’est donc la chance, au cours du baccalauréat, de finalement travailler hors du cadre de laboratoires préparés par les professeurs pour se lancer dans quelque chose d’un peu plus gros.

Le cours « Projet et séminaire I » à  proprement parler constitue au total l’équivalent d’environ 2 semaines à  temps plein dans le laboratoire, à  raison d’une journée par semaine. L’étudiant est jumelé avec un professeur ou un chercheur du département en fonction de son choix de projet. Si on a déjà  une idée de ce sur quoi on veut travailler, il faut en discuter avec le responsable du cours. Dans le cas o๠aucun projet précis n’a été ciblé par un étudiant, le département sera en mesure de lui faire une série de propositions, le plus souvent en lien avec les recherches en cours.

Même si les étudiants qui, comme moi, décident de débuter le projet dès la deuxième année sont rares, rien ne nous empêche de consacrer davantage de temps que le seul cours à  notre projet! De plus, le cours « Projet et séminaire II » peut servir à  prolonger le travail, ou encore à  réaliser un autre projet, par exemple en essayant un autre domaine.

Bien sûr, puisque tous sont très curieux de savoir ce sur quoi les autres ont travaillé (et puisqu’il faut bien nous évaluer!), une courte présentation orale du projet devant les professeurs et étudiants, d’une durée d’environ 20 minutes, vient conclure ce travail, en plus du rapport écrit. L’an passé, les projets présentés étaient fort intéressants. J’ai hâte de voir ce que les finissants de cette année nous réservent!

Cent-unement vàŽtre,

Alexis

Quelle semaine!

Par Alexis St-Gelais, étudiant au Baccalauréat en chimie des produits naturels

Bonjour à  tous!

La semaine de relâche est proche, mais tant encore me sépare d’elle… Les trois jours à  venir sont passablement chargés pour moi, et je suis tombé malade la fin de semaine passée (et ça tombe toujours mal pour les étudiants hyperactifs comme moi :S ).

Demain, j’aurai un premier examen de chimie inorganique. Ce n’est peut-être pas le cours le plus représentatif du programme de science des produits naturels, puisqu’il fait partie des cours optionnels, mais je saisis quand même l’occasion de vous le présenter un peu. La chimie inorganique s’intéresse aux aspects plus fondamentaux de la chimie: comment les liens se forment entre les atomes, l’arrangement dans l’espace des molécules, leur symétrie, etc. Ce champ d’étude comprend aussi les éléments chimiques et leurs particularités et plus particulièrement les éléments de transition (autrement dit, la plupart des métaux). Le cours, depuis qu’il est intégré à  notre baccalauréat, comprend en outre quelques notions de chimie organométallique, une branche qui peut être bien utile pour synthétiser de nouvelles substances.

Voici les autres cours que je vous présenterai au fil de mes billets: « chimie analytique », « chimie organique », « chimie aromatique », « anatomie et morphologie végétale », « responsabilité professionnelle, éthique et sécurité avec les matières dangereuses » et « chimie physique ». Ceci vous donnera un beau tour d’horizon de ce à  quoi peuvent ressembler les deux premières sessions de mon programme.

Dans un ordre autre d’idées, histoire de ne pas trop demeurer en reste par rapport à  Hugo et Annie, je suis tout récemment devenu trésorier de notre association. Nous n’y sommes pas nombreux, mais nous organisons beaucoup d’activités. Vendredi prochain, nous irons notamment ensemble au Forum de chimie à  l’Université Laval. Là -bas, toute la journée, divers chercheurs du domaine de partout au Québec viendront présenter leurs travaux et résultats. De gros employeurs de chimistes seront également présents, de quoi faire le plein de contacts… Le tout se termine sur un vin et fromage ma foi fort apprécié des participants, à  ce que j’ai entendu dire!

Allez, je vous laisse: mon lit m’appelle.

Inorganiquement vôtre,

Alexis

Jamais deux sans trois…

Par Alexis St-Gelais, étudiant au Baccalauréat en chimie des produits naturels

Salutations à tous nos lecteurs!

Je suis très heureux de vous écrire aujourd’hui pour la première fois sur ce blogue. Mon objectif est simple: je veux absolument vous faire découvrir le monde fascinant, mais hélas trop peu connu, des produits naturels et de la chimie, et partant de l’UQAC toute entière.

Qu’est-ce qu’au juste un baccalauréat en science des produits naturels? C’est une formation multidisciplinaire exclusive à  l’UQAC qui va bien au-delà  du cliché que vous avez peut-être en tête au sujet des produits en question! On y étudie la chimie organique, analytique et instrumentale, la pharmacologie, la biologie végétale et bien plus encore. L’objectif: retrouver, dans les plantes qui nous entourent, des produits efficaces contre le cancer, des antioxydants, des antiviraux et antibiotiques… Et tout cette recherche a lieu ici-même, dans les labos de l’UQAC! Considérant d’ailleurs que plus de 90% des plantes du monde restent à  étudier pour leurs propriétés médicinales, il y a plus qu’assez de besogne dans ce domaine.

Je compte vous décrire brièvement la plupart des cours auxquels j’assiste, question de démystifier un peu ce domaine. Bien sûr, vous aurez aussi l’occasion de me suivre dans la vie palpitante d’un étudiant universitaire.

Qui suis-je? D’abord, un incorrigible verbomoteur du blogue, qui essaiera tant bien que mal de limiter la taille de ses interventions! Passionné de chimie mais aussi de politique, je suis (comme Annie!) issu de l’école secondaire Kénogami et du Cégep de Jonquière. Toutefois, contrairement à  Annie et Hugo, je ne suis pas président de mon association. Je suis plutôt un habitué des Expo-Sciences et des congrès en tout genre. De plus, si j’en ai la chance, je pourrai vous parler un peu de l’atmosphère à  l’UQAC en été puisque j’essaie d’avoir une bourse pour travailler dans les laboratoires.

Au plaisir de jaser avec vous!

Chimiquement vôtre :P,

Alexis
alexisstg@msn.com (on ne sait jamais)