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La ferme des animaux de George Orwell : un livre à enseigner!

fermedesanimaux

Par Jessica Lavoie, étudiante au Baccalauréat en études littéraires françaises

 

« Tous les animaux sont égaux mais certains sont plus égaux que d’autres. »

Cette session-ci, je suis inscrite au cours Littérature jeunesse qui est principalement offert aux étudiants en études littéraires et en enseignement du français au secondaire. La semaine dernière, dans le cadre du cours, nous devions lire La ferme des animaux de George Orwell.
Ayant déjà lu l’œuvre pour mon propre plaisir à la fin du secondaire, je conservais un bon souvenir de cette lecture. Je me rappelais, grossièrement, que le roman raconte l’histoire de quelques animaux vivant à la Ferme du Manoir qui appartient à Mr. Jones, un homme alcoolique et négligent envers ses bêtes. Si bien, qu’un jour, celles-ci le chassent et prennent le pouvoir de la ferme afin d’améliorer leurs conditions de vie. Les animaux défendent alors deux idées principales : les humains sont des ennemis et tous les animaux sont égaux. Or, au cours du roman, les cochons adoptent progressivement une position supérieure aux autres animaux. Effectivement, assoiffés de pouvoir, Napoléon et son acolyte Brille-Babill, deviennent, ce qu’au départ, ils critiquaient chez les humains. De même, ils finissent par devenir amis avec ces derniers.

Lire ce roman une deuxième fois, cinq ans plus tard, m’a fait prendre conscience de toute la richesse du texte. Effectivement, ma compréhension du roman est complètement différente. Le bagage et les connaissances dont je dispose aujourd’hui m’ont permis de voir que La ferme des animaux est une métaphore de la situation politique de l’union soviétique au XXe siècle. Tous les animaux désignent des acteurs ou des groupes d’acteurs qui ont joué un rôle important dans ce contexte sociopolitique. Ainsi, Mr. Jones représente le Tsar Nicolas II, Napoléon n’est nul autre que Staline et les autres animaux constituent le peuple. La ferme est donc l’URSS elle-même. Également, les fermes voisines de celle des animaux représentent l’Allemagne et l’Angleterre. Comme Staline, Napoléon est en conflit avec leur dirigeant.

Bref, la métaphore de l’union soviétique traverse le texte en entier et, par le fait même, il y aurait encore énormément de choses à dire sur le sujet. Je m’arrête ici, car mon but est moins d’analyser l’œuvre que de montrer que La ferme des animaux est un texte très intéressant d’un point de vue pédagogique. En effet, il peut facilement être utilisé au secondaire grâce à son premier niveau de lecture présentant une société composée d’animaux. Aussi, il peut être étudié au cégep et à l’université d’après son deuxième degré de lecture (la ferme des animaux comme métaphore de l’URSS). Dans les deux cas, le roman permet de sensibiliser les jeunes aux différences de classes sociales, à la propagande et aux vices du pouvoir. La ferme des animaux se lie d’un trait, car l’écriture de George Orwell est à la fois simple, drôle et admirable. Pour toutes ces raisons, je vous invite à lire ce petit bijou et, si le cœur vous en dit, à l’enseigner.

Jessica

Bonjour les Internets

Cahier sciences comptables

Par Samuel Côté, étudiant au Baccalauréat en sciences comptables

Bonjour à vous tous, j’espère qu’il n’y aura pas que ma mère qui va me lire! Je suis nouveau dans le monde du blog, alors soyez indulgents envers mes écarts. Je vais commencer par me présenter.

Samuel Côté, enchanté de vous rencontrer.

Je suis originaire de la Rive-Nord de Montréal. Je n’ai pas vraiment un parcours scolaire standard. Je n’ai pas complété d’études collégiales, car à 18 ans, le travail m’appelait plus que les bancs du cégep. Je fus sur le marché du travail quelques années et, par la suite, je me suis inscrit à l’université comme candidat adulte. J’ai été admis au certificat en administration à l’UQÀM. Ayant été toujours impressionné par la profession d’ingénieur, je me suis dirigé vers l’Université de Montréal pour entreprendre les préalables scolaires pour être admis dans un des programmes d’ingénierie. Pendant ce temps, je jonglais entre l’administration et les préalables pour le génie. Je peux vous dire que choisir est difficile. À Montréal, je n’ai pas pu entrer en ingénierie alors j’ai entrepris des études en comptabilité, ceci étant mon deuxième choix. Suite à mon déménagement dans la région, je savais que j’avais la chance d’entrer en génie à l’UQAC. Allez hop, je m’inscris et je fais ma première session, mais l’appel de la comptabilité fut plus fort.

Me voici, maintenant, en deuxième année de sciences comptables à l’UQAC. Déterminé à terminer mon bac et le DESS pour ainsi obtenir mon titre comptable. Je peux vous dire qu’il est important de trouver une formation qui vous passionne, sinon le temps est long.

Tout au long des billets qui suivront, j’ai l’intention de démystifier le concept du « comptable aux bas bruns » et de vous en apprendre un peu plus sur les différentes facettes des études en sciences comptables. J’espère vous divertir un peu!

Bien sûr, il n’y a pas que l’école: j’ai eu la chance de travailler dans différentes entreprises qui m’ont permis d’acquérir des habiletés et des connaissances formidables que j’utilise tous les jours. J’ai une passion pour la lecture. J’ai d’ailleurs découvert cet été les thrillers judiciaires. Je dévore actuellement tous les livres de John Grisham, excellent auteur. Je tripe carrément sur l’actualité, ce qui peut sembler bizarre pour un gars de mon âge, mais je crois qu’elle permet d’élargir ses horizons et d’entretenir des conversations. J’espère vous transmettre une partie des passions que j’ai ou vous faire découvrir des choses que vous ne connaissez pas encore. Si vous avez des questions sur le programme ou autres, je vais essayer d’y répondre. Vous n’avez qu’à me laisser un commentaire!

Ah oui, pour le plaisir à la fin de chaque billet, je vais vous recommander quelques livres que j’ai appréciés.

Au plaisir et bon début de session ou mi-session, tout dépendamment.

Mes examens commencent demain.

Sam

 

Mes suggestions :

Freakconomics, Superfreakconomics et Think like a freak de Steven D. Levitt et Stephen J. Dubner.

Quand un économiste et un journaliste se rencontrent,ça donne des drôles de livres. Ils appliquent les notions d’économie aux bizarreries de la vie de tous les jours. Permets de voir d’un autre oeil des choses banales de la vie de tous les jours. Vous pouvez trouver facilement les deux premiers en version francophone. Pour Think Like a Freak, il n’est pas encore disponible en français.

Conjuguer les études et le travail

Info-logementPar Ariane Néron Lapointe, étudiante au Baccalauréat en science politique

Alors que les vacances tirent à leur fin cédant la place à un horaire bien chargé – et moi qui traîne encore mes deux cours d’été… – je devais vous faire part d’une de mes principales angoisses de ma vie d’étudiante. Dans les aléas de la vie, nous tentons de combiner divers éléments, les plus courants étant de conjuguer les études et le travail. Si certains aiment la stabilité avec un travail à temps partiel durant l’année scolaire, d’autres optent pour un travail à temps plein durant l’été. Pour ma part, lorsque mes finances me le permettent, je suis une fille épisodique.
Lors de ma première année de Baccalauréat, je travaillais une dizaine d’heures par semaine dans mon cinéma de quartier. Hélas! Devant certaines conjonctures, j’ai dû abdiquer et, ainsi, passer ma deuxième année universitaire à racler mes fonds de tiroir. Cependant, c’est en commençant ma troisième année de baccalauréat que j’ai reçu un courriel qui devait changer ma vie d’étudiante. Cette année-là, j’ai commencé à travailler pour mon université. Si je savais que notre association étudiante, MAGE-UQAC, offrait de nombreux emplois étudiants au sein même des murs de l’Université, j’ignorais que l’Université elle-même pouvait offrir des expériences de travail. À cet effet, en l’espace de quelques mois, je me suis lancée dans divers contrats que l’Université m’offrait et qui pouvaient entrer dans ma case horaire. J’ai commencé comme représentante de programme avec comme principale exigence de faire la promotion de mon domaine d’étude dans les salons étudiant ou sur les pages de ce Blogue. Par la suite, je suis devenue guide afin de faire découvrir notre milieu universitaire à divers groupes scolaires. Par ailleurs, au début de chaque session, je me voue corps et âme dans le service info-logement qui consiste à orienter les étudiants internationaux dans la quête d’un logement. Pour couronner le tout, de mars à mai dernier, j’ai aussi eu la chance d’être assistante de recherche pour un de mes anciens professeurs. Une expérience que je ne suis pas près d’oublier!
Travailler pour son institution scolaire c’est l’avantage d’avoir des horaires flexibles et variables qui sont adaptés à la réalité étudiante, mais surtout c’est une manière de participer à la vie étudiante en rencontrant des gens attachants provenant de tous les horizons. Depuis un an déjà, j’ai pu expérimenter divers emplois qui ont été grandement enrichissants au niveau scolaire et social. Même si je suis loin d’avoir un travail stable, de nouvelles opportunités ne cessent de se présenter!

Bonne rentrée scolaire!

Ariane Néron Lapointe