Archives pour l'étiquette botanique systématique

Des plantes vertes en plein novembre

Par Alexis St-Gelais, étudiant au Baccalauréat en chimie des produits naturels

Bonjour à  tous,

Alors que les premières traces de givre apparaissent le matin sur l’herbe, il ne reste plus grand chose de vert dans nos forêts et nos champs. Pourtant, j’ai encore la chance d’observer de la verdure, et d’assez près merci, chaque mercredi, en botanique systématique. Ce cours, qui occupe toute ma journée (à  l’exception d’une période avant l’heure du dîner), est divisé en deux parties: un cours théorique le matin et une période de travaux pratiques l’après-midi. Il s’agit d’un cours adressé aux biologistes, mais intégré à  notre formation en Science des produits naturels, au même titre qu’Anatomie et morphologie végétale (qui est un prérequis pour botanique).

Qu’est-ce que la botanique systématique? C’est l’étude des plantes, champignons et algues (plus quelques autres organismes) sous l’angle morphologique, reproducteur ou autre, et leur classification (espèces, familles, ordres, etc.). Dans le cadre du cours théorique, chaque groupe de plante est passé en revue et son cycle de reproduction est étudié. Aujourd’hui, par exemple, nous avons étudié les lycopodes, aussi appelés « courants verts », que vous pouvez observer dans nos forêts (voir photo).

Un exemple de lycopode

Personnellement, ma partie favorite est le cours pratique, qui dure tout l’après-midi. Je crois vous avoir déjà  fait part de mon devoir d’été, à  savoir de récolter toute une gamme de plantes en vue de constituer un herbier. L’aventure, bien que parfois éprouvante, a été agréable pour moi: j’ai un certain plaisir à  observer les plantes en forêts et la possibilité de pouvoir les identifier est gratifiante. Tout au long de la session, nous utilisons le classique livre du frère Marie-Victorin, la Flore laurentienne, pour trouver les espèces que nous avons récolté et constituer un herbier en bonne et due forme, contenant une trentaine de plantes de différents habitats.

Nos aptitudes d’identification seront également mises à  l’épreuve dans un test vers le début de décembre. S’il est facile d’identifier les conifères et les arbres, il en va autrement de certains types de plantes, comme les aubépines ou les fleurs des champs composées (tout ce qui ressemble à  des pissenlits ou des marguerites, par exemple). Des heures et des heures de plaisir! Tous n’apprécient pas autant que moi l’expérience, mais les plantes me fascinent et j’adore donc le mercredi après-midi.

Je vous laisse, j’ai des plantes à  ajouter à  mon herbier!

Lycopodiquement vàŽtre,

Alexis

Une rentrée toute en continuité!

Par Alexis St-Gelais, étudiant au Baccalauréat en chimie des produits naturels

Bonjour à  tous!

Pour être honnête, je n’ai pas encore vraiment l’impression de vivre une « rentrée ». Les cours de laboratoire débutent rarement la première semaine de cours, et j’en ai plusieurs cette session-ci: ma semaine a donc ressemblé à  une sorte de courtepointe de débuts de cours théoriques et d’heures passées encore au laboratoire LASEVE. C’est ce qui fait que, contrairement à  Hugo, ma rentrée ressemble plutàŽt à  un prolongement de ma routine estivale!

Pourquoi y suis-je toujours? Au-delà  de la bourse du Conseil national de recherche scientifique dont j’ai pu bénéficier cet été, j’ai décidé de prolonger mon projet à  même mes propres temps libres, le tout bien sûr avec la collaboration de mes superviseurs qui me laissent gracieusement utiliser leur matériel. C’est d’autant plus stimulant que, plus le temps avance, plus la plante que j’étudie semble posséder un grand potentiel pour une découverte intéressante. J’aurai d’ailleurs l’occasion de vous réécrire à  ce sujet plus tard dans la session, d’autant plus que le tout pourrait constituer mon projet de fin de baccalauréat…

La deuxième année du programme de Baccalauréat en science des produits naturels aborde plus dir

ectement le coeur de notre domaine, après une première année passée à  assimiler les bases. Au programme, je suivrai des cours de pharmacognosie, de botanique systématique et de chimie instrumentale. Cette session comporte également un cours optionnel, pour lequel j’ai choisi le laboratoire de chimie inorganique, ainsi qu’un cours d’enrichissement (dans mon cas, Pratiques de communication publique). J’aurai bien entendu l’occasion de vous parler un peu plus de chacun de ces cours au fil de la session!

La conjonction de ces cours et de mon travail au laboratoire me fait pour la première fois prendre conscience avec autant de précision de ce vers quoi peut mener la science des produits naturels. Je savais déjà  plus ou moins clairement qu’il s’agissait d’un domaine très polyvalent, faisant appel à  de nombreuses disciplines et o๠l’on ne peut que difficilement s’ennuyer, en plus d’offrir de belles perspectives de découverte et d’avenir, mais le tout acquiert aujourd’hui une nouvelle signification pour moi, plus immédiate. Le sentiment est difficile à  décrire, mais j’ai désormais l’impression de faire partie d’une discipline, de contribuer à  sa construction (bien qu’étant encore débutant), de vivre pleinement l’atmosphère du département et des recherches qui s’y mènent. Je suis convaincu que, le temps aidant, ce sentiment d’appartenance ira en s’enrichissant, signe que j’ai certainement fait le bon choix de carrière!

D’ailleurs, les déformations professionnelles commencent (déjà !) à  s’implanter chez nos étudiants… Une simple anecdote peut le démontrer: il y avait aujourd’hui à  l’université un kiosque d’information sur une nouvelle boisson apaisante. Celle-ci contient bien sûr plusieurs ingrédients d’origine végétale. En un rien de temps, tous les étudiants en chimie de notre table avaient une canette à  la main et étaient en train de décortiquer méthodiquement la liste des extraits végétaux intégrés au breuvage!

Cette session promet d’être riche en informations à  vous transmettre. N’hésitez pas à  commenter mes billets si vous avez des questions!

Continuellement vàŽtres,

Alexis