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À Paradis City : un spectacle haut en couleur

12197355_10208073494342311_2033342554_o-2Par Jessica Lavoie, étudiante à la Maitrise en lettres

C’est avec une immense joie et une véritable frénésie que le 1er novembre dernier j’ai assisté au concert de Jean Leloup au Capitole de Québec. Je sais, j’ai déjà vanté les mérites de cet auteur-compositeur-interprète dans un article intitulé « Un retour très attendu », mais, cette fois, je souhaite vous faire de mon expérience de spectatrice!

C’est au printemps dernier que Jean Leloup a annoncé son retour sur scène pour l’automne 2015 en proposant à ses admirateurs deux spectacles complètement différents : Jean Leloup et son orchestre en concert à Paradis City et Jean Leloup solo. Le Fantôme de Paradis City. Comme c’est au premier que j’ai assisté la semaine dernière, c’est de lui que je vais vous entretenir dans cet article.

Dès la levée du rideau, Jean Leloup, accompagné de ses six musiciens, déploie une formidable énergie dans l’interprétation de ses principaux succès. Il joue évidemment les chansons retrouvées sur son dernier album À Paradis City, mais, au plus grand bonheur de ses spectateurs, il exécute aussi des pistes provenant de ses albums L’amour est sans pitié (1991), Le Dôme (1996), Les Fourmis (1998) et La vallée des réputations (2002). Le concert comprend effectivement plusieurs de ses anciens succès comme « Isabelle », « L’amour est sans pitié », « Edgar », « Le monde est à pleurer », « Le dôme », « Fourmis » et « Paradis perdu ». Toutefois, Jean Leloup les interprète de manière inédite. Il ajoute des introductions à ses chansons et il n’hésite pas à agrémenter celles-ci de solos de guitare. Également, selon son inspiration, il lui arrive de modifier le rythme de ses pistes et parfois même quelques paroles. Ses chansons deviennent alors des morceaux uniques, ce qui contribue à leur beauté.

Également, l’union de la guitare et des différents types de violon (je ne suis pas assez spécialiste en la matière pour les nommer sans risquer de me tromper) était éblouissante et ajoutait une nouvelle couleur aux nombreuses chansons. D’ailleurs, l’interprétation de « Retour à la maison » et celle du « Roi se meurt » étaient, par leur profondeur, très bouleversantes. Bref, Jean Leloup a offert une performance remarquable au Capitole de Québec le 1er novembre dernier.

Il n’est pas surprenant que l’artiste ait remporté trois Félix (interprète masculin de l’année, auteur ou compositeur de l’année et chanson de l’année pour « À Paradis City ») au Gala de l’ADISQ 2015!

Pour sa simplicité, sa lucidité, son talent et ses rythmes uniques, je vous recommande vivement d’ajouter du Jean Leloup à votre vie.

Pour plus d’informations, consultez son site Internet.

Bon mois de novembre,
Jessica

Le défi toujours plus grand de Pierre Lavoie

Photo blog oct_baptistePar Baptiste Hagège, étudiant au Baccalauréat en kinésiologie

Le samedi 24 octobre dernier s’est déroulé un événement sportif à Chicoutimi illustrant les efforts du désormais renommé Pierre Lavoie : La Grande Marche du Saguenay. Qui est cet homme ? Quelles sont ses convictions et d’où viennent ses événements qui gagnent en notoriété partout au Québec ?

Pierre est père de famille ayant perdu ses deux enfants touchés par l’acidose lactique, maladie héréditaire rare du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Déterminé à ne plus laisser cette maladie faire des ravages, il rassemble son énergie pour créer le premier Défi Pierre Lavoie : 650 kilomètres de vélo en 24 heures, qu’il effectuera trois fois. Grâce à cela, il réunit les fonds nécessaires à la création d’une équipe de chercheurs de l’UQAC qui découvrira en 2003 le gène responsable de l’acidose lactique. Actuellement, le Défi Pierre Lavoie a pour but de sensibiliser non seulement les élèves de niveau primaire de la province, mais aussi la population en général à adopter de saines habitudes de vie et que celles-ci deviennent des normes pour les générations futures.

On dit qu’il incarne le courage, le dépassement de soi et qu’il prône des valeurs fortes telles que le respect, l’audace et la passion. Il réussit à nous insuffler sa philosophie de vie à travers cinq grands défis.

La Grande Marche : Ce sont des événements conviviaux qui consistent à marcher 5 ou 7 km dans une ambiance festive avec des milliers d’autres marcheurs. Ce rassemblement non compétitif a pour but de sensibiliser la population à l’importance de la marche dans notre santé au quotidien.

Le 1000 km , c’est 60 heures de vélo pour 1000 kilomètres, du Saguenay–Lac-Saint-Jean à Montréal en s’arrêtant dans d’autres villes de la province. 200 équipes se sont inscrites en 2015 et on en attend davantage en 2016. C’est un événement majeur qui mobilise plus de 600 bénévoles. De plus, les participants du 1000 km ont acquis 1,9 millions de dollars en 2015 !

Les Cubes énergies : Le but de ce projet est d’accumuler le plus de Cubes énergie possible. Comment les gagne-t-on ? En bougeant ! 15 minutes d’activité physique égale 1 cube. Les élèves des écoles participatives inscrivent dans un carnet le nombre de cubes qu’ils gagnent et pourront sûrement assister à la Grande récompense. De 2009 à 2014, le nombre de cubes accumulés est passé de 17 000 000 à 91 000 000 !

La Boucle : C’est 135 km de vélo dans la magnifique région de Montmagny, accueillant tous les ambassadeurs des saines habitudes de vie. Les profits générés par l’événement sont investis dans les programmes de bienfaisance du Grand défi Pierre Lavoie !

La Course De Nuit : Cette année, la course aura lieu à Montréal le 13 mai 2016 à 21 h 30 et à Québec le samedi 14 mai 2016 à 21 h 30. C’est une course de 5 km non chronométrée et accessible à tous, aucune expérience dans la course à pied n’est exigée ! Un événement à ne pas louper haut en couleur et en lumière.

L’Art éphémère au Saguenay

Image 2 Gaétan_A15Par Gaetan Reine, étudiant au Baccalauréat interdisciplinaire en arts

C’est au centre social de l’Université, un vendredi matin que plusieurs artistes de la relève, étudiants en Arts se sont exprimés à travers l’Art Performance et ils y ont laissé leurs traces.

J’étais de ces explorateurs d’un Art qui attire l’attention, retient l’intérêt et qui surprend de par ses codes et ses frontières disciplinaires souvent occultées. Le corps, le temps et l’espace sont les matériaux de base de l’art performance.

L’Œuvre que j’ai présentée avec Isabelle, amie et collègue, se voulait très simple et épurée dans sa forme, car c’est le fond, personnel et profond que nous voulions partager, exempté de toutes fioritures. On a donc proposé « Mask in Tape » aux personnes présentes le vendredi 2 octobre dernier.

Cette œuvre que nous avons présentée consistait à nous retrouver dans un premier temps l’un en face de l’autre d’un bord et de l’autre du centre social. Nous avions tous deux un bloc d’argile dans les mains, porté contre notre corps face à nous.

Le mien était marron et celui d’Isabelle était blanc. Après un temps d’arrêt à se regarder nous avons commencé à marcher l’un vers l’autre. Jusqu’à se retrouver et s’agenouiller, toujours face à face. Nous déposâmes tranquillement nos blocs respectifs et commençâmes tous deux lentement l’exploration de nos visages, du bout des doigts.

Nos regards n’étaient pas dans l’instant, mais dans tous les souvenirs que l’ont pouvaient associer à ces premiers instants de découverte de l’autre.

Une fois nos têtes collées, nez à nez, nous avons commencé en même temps à prendre des bouts d’argiles de nos blocs pour les appliquer sur la face de l’autre. Avec la concentration d’un sculpteur, petit à petit nous avons accéléré le rythme. Dans des attitudes respectives, tantôt heurtées, tantôt bestiales, nous appliquâmes d’un rythme de plus en plus soutenu les morceaux d’argiles dans le but de recouvrir le maximum de surface. Jusqu’à la création d’un bloc d’Argile de couleur mixe, qui reliâmes le temps d’un long moment de répit nos deux têtes. Nous respirions peu.

Et enfin, nous laissâmes ce bloc se détacher au fur et à mesure que nous nous éloignons. Pour laisser à nos pieds, la trace de la découverte, de la rencontre, ainsi que de la séparation.  Avec cette œuvre, nous voulions entre autres, questionner toutes ces étapes de vie en symbolisant avec l’argile, la trace que nous laissons chez l’autre.

C’était à l’UQAC, lors du off festival Art Nomade 2015.

Merci à Frédéric pour cette photo et à Antonio pour nous avoir embarqués dans cette aventure performative très personnelle.

À bientôt.