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Moment de bonheur d’une littéraire

Expo Gabrielle RoyPar Jessica Lavoie, étudiante au Baccalauréat en études littéraires françaises

En juillet dernier, lors d’un voyage à Charlevoix, le hasard (ou le destin?) m’a mené au Musée de cette magnifique région. Je venais à peine d’entrer lorsque je vis l’affiche : Gabrielle Roy – Des Amitiés en Charlevoix. Vous ne vous imaginez pas ma joie à l’idée de voir l’exposition d’une de mes auteures préférées!
Je regardais partout, sans parler et sans savoir par où commencer. Une certaine solennité flottait dans ce lieu relatant la vie d’une femme qui a marqué la littérature canadienne à tout jamais. Sur les murs de la salle, on pouvait lire différentes périodes et événements de la vie de l’écrivaine. Cette dernière a d’ailleurs passé tous ses étés, de 1956 à 1983, à Charlevoix. L’exposition était aussi composée de nombreuses photographies montrant Gabrielle Roy, de son plus jeune âge jusqu’à ses soixante-dix ans, avec sa famille ou ses amis.
Ce que la littéraire en moi à le plus appréciée, cependant, est d’avoir pu contempler différents croquis (écrit de la main de Gabrielle Roy) de La Petite Poule d’Eau et de Cet été qui chantait. J’ai aussi passé plusieurs minutes à regarder la première machine à écrire que l’écrivaine s’était offerte. Finalement, j’ai terminé l’exposition en scrutant, à travers la vitre d’un présentoir, chacun des livres ayant marqué et influencé l’écrivaine.
Bref, je peux vous assurer une chose, c’est que l’exposition en vaut le déplacement!
Le Musée de Charlevoix présente Gabrielle Roy Des Amitiés en Charlevoix jusqu’au 6 avril 2015.


Je termine en partageant un extrait magnifique de La Détresse et l’enchantement, l’autobiographie de Gabrielle Roy :

« Il prit ma main. Il enlaça ses doigts aux miens. Tout ce que j’avais connu de triste, de désespérant dans l’amour humain s’effaça de mon esprit. Nous sommes parvenus entre les plus vieux arbres. Sous leurs gestes figés dans la pénombre, soudain nous étions enlacés à nous étreindre comme si nous étions les seuls êtres de notre espèce à être restés ensemble sur la terre. »

Jessica

Suggestion de lecture pour l’été

Par Jessica Lavoie, étudiante au Baccalauréat en études littéraires françaises

« Le réel peut être encore plus riche et plus beau que l’imaginaire. » Yvon Rivard

En vue de l’été qui s’annonce, j’ai choisi de vous suggérer un livre québécois que j’adore et qui, j’en suis certaine, agrémentera vos vacances.

L’œuvre que je vous présente est Ciel mon mari de Mylène Bouchard, une auteure que j’apprécie beaucoup.

Tout d’abord, qui est Mylène Bouchard ?

Mylène Bouchard est née au Lac-Saint-Jean en 1978.  À l’âge de dix-neuf ans, « sur un coup de tête, [elle] achet[e] un billet d’avion pour un séjour de quatre mois en France[1] ». Ce sera pour elle le début d’un long voyage entre la France et plusieurs villes du Québec.  Effectivement, c’est seulement en 2005 qu’elle revient en région. L’année suivante, avec Simon Philippe Turcot, elle  fonde la maison d’édition La Peuplade. Celle-ci est principalement reconnue pour sa poésie, ses essais et ses fictions. Mylène Bouchard se fait d’abord connaître, en 2006, avec son roman Ma guerre sera avec toi. Trois ans plus tard, son deuxième roman La garçonnière connaît un succès éclatant. En avril 2013, elle publie Ciel mon mari, un ouvrage qu’elle décrit comme étant une collection de fictions. Mylène Bouchard poursuit actuellement des études supérieures à l’UQAC!

Pourquoi lire Ciel mon mari ?

Composé de vingt nouvelles, Ciel mon mari nous offre une perspective différente de la réalité. En effet, le recueil nous montre que toutes les histoires, même celles qui sont tristes ou banales, comportent leur lot de magie. Ainsi, le lecteur ne peut s’empêcher de sourire lorsqu’il croise la magie là où il ne croyait pas la trouver.

Ce qui est aussi admirable chez cette auteure est son style. Les phrases simples et concises de Mylène Bouchard sont peuplées d’images. L’écrivaine a une manière de raconter qui lui est propre. Elle réussit à dire beaucoup de choses en peu de mots, ce qui est une qualité exceptionnelle chez un auteur. D’ailleurs, elle maîtrise si bien la description, qu’on arrive à voir les lieux qu’elle décrit comme si on y était.

Il faut lire Ciel mon mari aussi pour voir l’habileté avec laquelle l’écrivaine manie différents genres comme la fiction, l’essai et le théâtre. Le recueil débute, par exemple, avec un essai sur l’écriture. De son côté, « Au Cadavre exquis » est une fiction construite comme un dialogue théâtral.

Bref, Ciel mon mari est un petit bijou qui vous émouvra tout en vous faisant sourire.

Sur une chaise longue au bord de la piscine, sur le sofa de votre salon, à la bibliothèque ou à la plage tous les endroits sont bons pour savourer Ciel mon mari.

Alors bonne lecture!

Jessica

Pour plus d’informations concernant Mylène Bouchard ou la maison d’édition La Peuplade : http://lapeuplade.com


[1] BOUCHARD, Mylène (2012, 30 novembre), « Le bénévolat pour les nuls », Mauvaise herbe, [En ligne], <http://www.mauvaiseherbe.ca/2012/11/30/le-benevolat-pour-les-nuls/> , page consultée le 16 avril 2014.

REGARD sur le court métrage : un rendez-vous culturel à ne pas manquer!

RegardPar Jessica Lavoie, étudiante au Baccalauréat en études littéraires françaises

Du 12 ou 16 mars prochain, Saguenay aura la chance d’accueillir, pour une dix-huitième année consécutive, REGARD sur le court métrage. Ce festival, dans lequel s’affrontent des films courts provenant des quatre coins du globe, est le plus important événement de courts métrages au Canada.

Pour célébrer sa majorité, l’édition 2014 se déroule sous le thème « Intersections ». Le site Internet du festival nous renseigne sur la signification particulière de ce thème : « C’est notre dix-huitième lancée marquée cette fois-ci par un thème approprié, Intersections. L’âge d’une maturité avouée et d’une activité débridée. On vous sollicite comme un carrefour, un lieu de rencontres où se conjuguent les forces vives du cinéma d’ici et d’ailleurs. »

Cette présentation de la dix-huitième édition du festival réussit, en quelques mots seulement, à nous mettre l’eau à la bouche. Les courts métrages ne manqueront certainement pas de nous faire voyager dans des univers particuliers et fascinants. REGARD sur le court métrage est une occasion unique de célébrer la création et le cinéma. Les films courts présentés nous proposent diverses façons d’appréhender le monde en plus de susciter, chez chacun de nous, une réflexion personnelle. C’est pourquoi le spectateur ne peut que sortir grandi de cette expérience.

Pour illustrer l’importance et l’impact du festival, je ne peux m’abstenir de mentionner la vision qu’en a Sébastien Huberdeau, le porte-parole de l’édition 2014. Je tiens à citer le texte qu’il a rédigé pour l’événement, car il constitue un véritable hommage à l’art cinématographique, mais aussi à toutes les autres formes d’art :

« L’espace d’un moment, ces secondes qui s’égrènent, ces minutes qui s’accumulent, ces images et ces sons qui s’entassent, qui s’enlacent et qui déferlent. Par une poignée d’instants, une parcelle du monde nous apparaît nous révélant un reflet de nous-mêmes. Ce à quoi nous rêvons, ce que nous voyons, ce qui nous choque, ce qui nous gêne, ce qui nous révolte, ce que nous aimons, et ce à quoi nous croyons. Pour plusieurs cinéastes le court métrage est essentiel dans l’apprentissage du cinéma, peut-être même vital. Pour nous, spectateur, il va de soi de poser un regard sur cette petite fenêtre, si souvent éclairante. »

Jessica

Pour obtenir la programmation du festival REGARD sur le court métrage, rendez-vous sur : http://regardsurlecourt.com/