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Gregory Charles en spectacle!

Photo Jess_DécPar Jessica Lavoie, étudiante à la Maitrise en lettres

Le 6 décembre dernier, Gregory Charles donnait un spectacle à la salle François-Brassard de Jonquière au profit de la 32e édition de Saguenay en neige. N’ayant jamais assisté à un concert de cet artiste auparavant, le 6 décembre a été, si vous me le permettez, mon baptême de Gregory. Et ce fut tout un baptême!

J’ai été charmée, tout d’abord, par le côté humain et la simplicité du personnage. Après les allocutions de divers organisateurs de Saguenay en neige, Gregory Charles est entré immédiatement sur scène, tout bonnement, en souriant. Il ne s’est pas fait attendre. Il n’y avait pas le coup du rideau qui se lève tranquillement ni même une voix hors champ pour le présenter; il était là tout simplement, sans fioriture ni flafla. De plus, tout au long du spectacle, il a fait preuve d’un grand respect envers son public en s’adressant constamment à lui. La formule du concert montrait particulièrement le souci de l’artiste à faire plaisir aux spectateurs. En effet, Gregory Charles demandait aux gens dans la salle de lever leur main et de dire une année se situant entre 1954 et 2015, après quoi il interprétait, avec l’aide de ses musiciens, les principaux succès de l’année choisie.

On ne peut faire autrement que d’être impressionné par le talent, ou les talents devrais-je dire, de cet artiste polyvalent. Chanteur hors pair, il interprète sans problème les succès d’artistes variés comme Chuck Berry, The Police, Michael Jackson, Oasis et Robert Charlebois, pour ne nommer que ceux-là. Il est aussi un excellent musicien, car il chante toujours en s’accompagnant de son clavier. Sa vivacité d’esprit et sa créativité débordante sont aussi ce qui le distingue des autres artistes. Comme son spectacle dépend du public qui lui dicte les années, il passe deux heures à improviser des chansons, les enchaînant les unes après les autres de manière naturelle. Bref, son énergie et celle de ses talentueux musiciens ont permis au public de passer une soirée grandiose.

Je vous souhaite un agréable temps des fêtes!
Prenez le temps de vous reposer, d’écouter un film, de cuisiner, de rire et peut-être aussi de lire.

À bientôt,

Jessica

À Paradis City : un spectacle haut en couleur

12197355_10208073494342311_2033342554_o-2Par Jessica Lavoie, étudiante à la Maitrise en lettres

C’est avec une immense joie et une véritable frénésie que le 1er novembre dernier j’ai assisté au concert de Jean Leloup au Capitole de Québec. Je sais, j’ai déjà vanté les mérites de cet auteur-compositeur-interprète dans un article intitulé « Un retour très attendu », mais, cette fois, je souhaite vous faire de mon expérience de spectatrice!

C’est au printemps dernier que Jean Leloup a annoncé son retour sur scène pour l’automne 2015 en proposant à ses admirateurs deux spectacles complètement différents : Jean Leloup et son orchestre en concert à Paradis City et Jean Leloup solo. Le Fantôme de Paradis City. Comme c’est au premier que j’ai assisté la semaine dernière, c’est de lui que je vais vous entretenir dans cet article.

Dès la levée du rideau, Jean Leloup, accompagné de ses six musiciens, déploie une formidable énergie dans l’interprétation de ses principaux succès. Il joue évidemment les chansons retrouvées sur son dernier album À Paradis City, mais, au plus grand bonheur de ses spectateurs, il exécute aussi des pistes provenant de ses albums L’amour est sans pitié (1991), Le Dôme (1996), Les Fourmis (1998) et La vallée des réputations (2002). Le concert comprend effectivement plusieurs de ses anciens succès comme « Isabelle », « L’amour est sans pitié », « Edgar », « Le monde est à pleurer », « Le dôme », « Fourmis » et « Paradis perdu ». Toutefois, Jean Leloup les interprète de manière inédite. Il ajoute des introductions à ses chansons et il n’hésite pas à agrémenter celles-ci de solos de guitare. Également, selon son inspiration, il lui arrive de modifier le rythme de ses pistes et parfois même quelques paroles. Ses chansons deviennent alors des morceaux uniques, ce qui contribue à leur beauté.

Également, l’union de la guitare et des différents types de violon (je ne suis pas assez spécialiste en la matière pour les nommer sans risquer de me tromper) était éblouissante et ajoutait une nouvelle couleur aux nombreuses chansons. D’ailleurs, l’interprétation de « Retour à la maison » et celle du « Roi se meurt » étaient, par leur profondeur, très bouleversantes. Bref, Jean Leloup a offert une performance remarquable au Capitole de Québec le 1er novembre dernier.

Il n’est pas surprenant que l’artiste ait remporté trois Félix (interprète masculin de l’année, auteur ou compositeur de l’année et chanson de l’année pour « À Paradis City ») au Gala de l’ADISQ 2015!

Pour sa simplicité, sa lucidité, son talent et ses rythmes uniques, je vous recommande vivement d’ajouter du Jean Leloup à votre vie.

Pour plus d’informations, consultez son site Internet.

Bon mois de novembre,
Jessica

Un retour très attendu

Jessica Lavoie mars

Je crois que, cette fois, tout y est… L’album À Paradis City de Jean Leloup est parfait. Si vous ne croyez pas en la perfection dites-vous, du moins, que c’est l’un des meilleurs disques qu’on ait entendu depuis longtemps.

Depuis la parution de Mille excuses Milady en 2009, l’auteur-compositeur-interprète québécois n’avait sorti aucun album. Il s’était, effectivement, retiré du monde musical. Vous imaginez donc ma joie lorsque j’ai appris la sortie de À Paradis City à l’émission Tout le monde en parle le 1er février 2015. D’ailleurs, si vous ne l’avez pas déjà fait, je vous invite à regarder le passage de Jean Leloup à l’émission de Guy A. Lepage et de Dany Turcotte. L’artiste fait preuve d’une grande sincérité et d’une sensibilité non moins puissante dans l’entrevue. Aussi, sa prestation de la chanson Le roi se meurt est excellente.

Par ailleurs, les quelques extraits de chansons que j’ai entendus lors de cette émission m’ont immédiatement charmée. Quelques jours plus tard, je ne pouvais déjà plus me séparer de l’album. Plus d’un mois s’est écoulé et c’est toujours le cas…

Jean Leloup dans la voiture. Jean Leloup dans le salon. Jean Leloup au bureau. Jean Leloup partout.

Le rythme est bon et entraînant. Les textes sont profonds et réfléchis. Ce qui fait la beauté de la musique de cet artiste ce sont, sans aucun doute, les paroles émouvantes qui se cachent à travers la cadence joyeuse et rythmée de certaines chansons. Willie, Voyageur et Paradis City en sont d’ailleurs d’excellents exemples. Jean Leloup dit beaucoup en peu de mots, ce qui est tout à son honneur. De même, il parvient à susciter chez l’auditeur de fortes émotions. D’ailleurs, la piste Les Bateaux possède une sensibilité qui, par sa simplicité, m’émeut chaque fois.

À Paradis City est un baume sur l’hiver qui s’attarde, une façon de nous faire oublier le froid.

Bon printemps,
Jessica

« Jean Leloup déterre Jean Leloup », YouTube, [En ligne], https://www.youtube.com/watch?v=TZXdGskBYPg, page consultée le 21 mars 2015.