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L’Anse-Saint-Jean en traîneau

Par Benjamin Durand, étudiant à la Maîtrise en informatique

Il y a des activités qui collent à  la peau du Canada et le traîneau à chiens en fait bien entendu partie. Il fallait essayer ce mode de déplacement peut conventionnel en amateur de sports en plein air que je suis. Je suis donc aller découvrir l’activité durant les vacances de Noël et le moment était tellement magique que je ne pouvais pas en rester là .

J’ai donc décidé d’organiser une activité traîneau à  chien dans le cadre du club de plein air UQAC. Le but était assez simple : faire partager un moment unique aux participants et leur faire découvrir une activité pleine de sensations fortes.

Direction L’Anse-Saint-Jean et le chalet (La Grangette) de Vanessa pour « Musher » (et oui on ne dit pas conduire un traineau!). Je sais déjà  que la journée va être belle, car le soleil nous accompagne tout au long de la route. Arrivé sur place, les chiens sont plutôt calmes pour le moment et nos traîneaux nous attendent. Après avoir déposé nos affaires, direction vestiaire pour compléter nos tenues, car il est hors de question de partir à  l’aventure sans vraies bottes, mitaines ou tuques.

Ensuite, petit briefing de conduite et de sécurité. En effet, une des conditions essentielles pour être un bon musher, c’est de mettre ses chiens en confiance et cela passe par la voix, mais aussi par le frein. Grande révélation pour tous, un traîneau se conduit au frein, et les chiens doivent se sentir bien sans avoir peur de se prendre les pattes dans l’attelage.

C’est alors le moment de se répartir les rôles, l’activité se déroulant en binôme : un dans le traîneau qui profite du paysage sous une fourrure et l’autre qui dirige le tout. Bien sûr, les rôles changeront à  mi-parcours pour que chacun profite des différents aspects.

Et les chiens dans tout ça ? Il va falloir aller les atteler sur les traîneaux en les amenant en laisse un par un depuis leur enclos. Même si certaines personnes ont peur des chiens, Vanessa et Gulwen, très pédagogues, leur expliquent que ce sont des chiens très amicaux, qu’ils sont là  pour travailler et par conséquent qu’ils ont une éducation différente des chiens de compagnie. Les craintes s’apaisent et le contact se fait progressivement, alors que d’autres sont déjà  en train de les câliner. Mais au final, tout le monde apprécie ce moment avec les chiens qui commencent à  être de plus en plus excités par le départ qui approche. Deuxième difficulté, amener les chiens jusqu’au bon traîneau, les pluies de la semaine précédente rendent le sol glissant. Et parfois, on se demande qui de l’Homme ou du chien embarque l’autre! Mais finalement, tout le petit monde est prêt et on va pouvoir démarrer.

C’est parti pour 2 h 30 de promenade à  travers les bois, en montée, en descente. Comme je l’avais espéré, les paysages sont vraiment superbes et, à  ma satisfaction, nous empruntons un autre sentier que celui effectué plusieurs semaines auparavant. La distance entre les traîneaux rend souvent imperceptible les émotions de chacun, mais un parfum d’émerveillement flotte sur la matinée.

De retour à  la Grangette, les sourires sont sur tous les visages et il est maintenant temps de rentrer les chiens, de les remercier, de leur enlever leur harnais et de leur donner un bon repas. Il est également l’heure pour nous de manger et de prendre des forces pour un après-midi raquettes. à‰tonnamment, les derniers à  rentrer pour manger sont ceux qui le matin même n’osaient pas approcher les chiens. C’est pour eux une victoire personnelle.

L’après-midi, c’est Steeve, un étudiant en 3e année du bac en intervention plein air et guide pour Vanessa, qui va nous emmener dans la poudreuse et les sous-bois de L’Anse-Saint-Jean. Le soleil nous suit toujours et un gouter s’improvise en plein soleil sur un terrain abrupt qui offre une belle vue sur le paysage et les pistes du Mont à‰douard. La descente est une démonstration de style o chacun prodigue ses conseils, mais où tout le monde fini sur les fesses. Durant la randonnée, Steeve nous apprend quelques trucs sur la forêt Boréale, en particulier sur l’utilité de la résine de sapin pour allumer du feu ou encore mâcher des baies au gout de chewing-gum chlorophylle.

Le soir, malgré la fatigue, on sent encore la bonne humeur et chacun reparle des moments uniques de sa journée. Alors si vous aussi l’expérience vous tente, sachez que le club plein air va organiser une nouvelle sortie le dimanche 17 mars. Vous pouvez contacter les responsables pour leur faire part de votre intérêt via l’adresse clubpleinairuqac@gmail.com. Vous pouvez également consulter le site de Vanessa http://www.pleinairdelanse.com/ .

Comment profiter de l’hiver saguenéen

La Vallée des Fantômes, Parc des Monts-Valin Photo: Justine Lévesque

Par Sebastian Kluth, étudiant au Baccalauréat en enseignement au secondaire — profil univers social

Nous sommes en plein milieu de l’hiver saguenéen et d’habitude ce que nous voyons pour le moment en dehors de nos classes et résidences n’est que le début car d’après mes nombreuses expériences le niveau de la neige augmentera encore davantage vers la fin du mois de janvier et en février et ce miracle blanc nous quittera seulement vers le mois d’avril. Pour certains étudiants, il s’agit du premier hiver qu’ils passent dans la région, d’autres le connaissent depuis longtemps mais ne savent pas trop comment en profiter. Ce petit reportage s’adresse donc à  tous ceux et celles qui sont décidés à  découvrir l’hiver saguenéen en présentant brièvement les lieux à  visiter dans ces temps-ci.

Pour ceux qui veulent profiter de l’hiver saguenéen pour enfin apprendre ou faire du ski ou de la planche à  neige, la région offre de belles pistes qui vont d’un niveau facile et intermédiaire à  un niveau difficile. Personnellement, j’ai appris à  faire du ski au Mont Fortin qui est situé en plein centre-ville de Jonquière. Une école de ski renommée et de nombreux moniteurs sont sur place pour donner des cours de qualité. Je conseillerais de prendre au moins trois cours pour le début. Les matériaux ainsi que onze pistes sont sur place et il suffit alors de s’habiller comme il faut avec une paire de mitaines, une tuque, des bas de laine, un pantalon de neige et un bon manteau. Tous ces vêtements se trouvent facilement aux centres d’achats, par exemple à  la Place du Royaume. Pour ceux et celles qui ont déjà  des bonnes bases, je conseillerais de faire un tour au Mont Bélu qui est situé à  La Baie o๠on offre des cours de tous les niveaux, des cours techniques et sécuritaires en groupe ou en leçon privée. La boutique Spectral sur place permet d’acheter du matériel sur place et d’avoir un bon service par des experts. Il y a également onze pistes dont une piste réservée uniquement au boardercross et au skicross. Pour ceux et celles qui adorent être dans la nature et qui sont déjà  plus expérimentés, je conseillerais le Centre de ski Le Valinouà«t qui est seulement un peu plus difficile à  atteindre avec les transports en commun, vu qu’il est situé à  environ quarante-cinq kilomètres du centre-ville de Chicoutimi. Mais avec un total de vingt-sept pistes différentes en plein milieu de la nature, tous les goûts y sont couverts et il est possible d’y faire également de la motoneige, du ski de fond, de la raquette et bien plus encore dans le coin de Falardeau.

Pour tous ceux et celles qui adorent faire la raquette à  neige, le Saguenay offre encore plus de possibilités. Le Parc de la rivière du Moulin est situé juste derrière le centre d’achats de la Place du Royaume et offre quatre sentiers différents dans un paysage magnifique. Sur le terrain du club de ski de fond Le Norvégien à  Jonquière, qui se trouve à  environ quinze minutes du centre-ville, se trouvent trois à  quatre pistes pour faire de la raquette allant d’une longueur de deux à  plus que douze kilomètres. Pour ceux qui veulent vivre une véritable aventure, il est possible de faire plusieurs journées de sport intensif au Parc des Monts-Valin en proximité du Valinouà«t o๠l’on peut dormir dans des cabanes en plein milieu de la nature pour continuer la randonnée le lendemain matin et découvrir ainsi la fameuse Vallée des fantàŽmes lors de « La traversée » qui dure trois jours et offre un sentier linéaire de vingt-sept kilomètres.

Pour ceux et celles qui sont intéressés par l’hiver, mais qui ne veulent pas nécessairement l’associer à  des activités sportives, il y a d’autres possibilités. Une visite au fameux zoo de Saint-Félicien au Lac-Saint-Jean est particulièrement intéressante pour découvrir des animaux dans leurs environnements naturels. La visite du village historique de Val-Jalbert avec ses fameuses chutes d’eau est un événement culturellement et historiquement impressionnant. Pour tout le monde qui veut rester plus proche, l’activité « Saguenay en neige » se déroule au centre-ville de Jonquière entre le trois et le treize février au Parc de la Rivière-aux-Sables. On peut y admirer des sculptures de neige professionnelles ainsi que des sculptures faites par des élèves doués des écoles secondaires de la région. L’activité du fameux bain de neige qui se déroule à  chaque année est un autre événement à  ne pas manquer.

Finalement, pour tous ceux et celles qui ne veulent malgré tout rien savoir de l’hiver, des activités telles que le festival international du film court « REGARD sur le court métrage au Saguenay » entre le neuf et le treize mars ou encore un peu plus tard le festival jazz et blues de Saguenay qui se déroule au centre-ville de Chicoutimi notamment entre le douze et le dix-sept avril pour nommer seulement deux possibilités.

Ceci devrait donc vous donner une bonne idée et inspiration pour faire de belles activités diversifiées durant l’hiver saguenéen. De temps en temps, la Vie à‰tudiante à  l’université offre des excursions spéciales de temps en temps comme la sortie au Valinouà«t pour faire de la raquette en cette fin de semaine. Je vous conseille donc de surveiller les activités en espérant que cela bougera encore plus dans le futur. J’espère également fortement que l’Association des étudiants Internationaux de l’UQAC s’impliquera encore davantage dans l’organisation de ce genre d’activités. Il ne me reste qu’à  souhaiter un bel hiver saguenéen à  tout le monde en souhaitant que je croiserai l’un ou l’autre entre vous sur les pistes hivernales de la région bientàŽt.

Janvier m’achèvera ou comment en finir avec janvier

hiverPar Anaïs Plasse, étudiante au Baccalauréat interdisciplinaire en arts

Janvier est un sacré énergumène !

J’ai toujours entendu dire :

« Au Québec, il ne fait pas froid,
il y a seulement des gens mal habillés ! »

Je dois en conclure que je n’ai pas encore totalement trouvé les vêtements adaptés !
Il est évident qu’après deux années consécutives passées dans le Sud de la France, près de Marseille, ma garde-robe allait de pair avec les douces soirées en terrasse… soirées passées à  flâner près des fontaines de la ville…

J’accorde donc aujourd’hui à  Janvier le diplôme du mois le plus froid jusqu’à  présent connu au Québec.
Il faut dire que je m’en reviens d’une fin de semaine passée au bord du Lac Saint-Jean. J’aurais pu trouver la place belle, si seulement j’avais pu voir au travers de mes nombreuses couches (entre tuque et grosses écharpes, il reste très peu d’espace pour ouvrir les yeux!).

On m’a également dit qu’il suffisait de couvrir les extrémités du corps pour avoir chaud !
Je peux confirmer cela en vous avouant que les chaussures en cuir sont à  proscrire ici ! Le cuir gèle vite et une fois froid, impossible de demander à  ses orteils de se réchauffer !
Je progresse dans l’habillage, puisque j’ai compris aussi que les mains étaient des outils vitaux à  l’être humain : après avoir eu plusieurs fois au cours de janvier des gerçures au bout des doigts, j’ai troqué mes gants soigneusement tricotés par une dame du Saguenay pour des moufles un peu moins élégantes mais tout autant efficaces !

Janvier m’achèvera donc !
Vivement de voir arriver Février !

Si par chance en revanche, vous avez l’occasion de vous rendre au Lac Saint-Jean, n’hésitez pas à  faire un détour par Saint-Félicien !
Un zoo vous y attend, peuplés de ses nombreuses espèces hivernales ! N’attendez pas de croiser un orignal au bord d’une route ou n’essayez pas de vous aventurer dans les forêts pour apercevoir un grizzli,
il est bien plus simple de prendre un ticket au zoo pour admirer les animaux du Grand Nord.
Pas de panique pour tous les adeptes de protection des animaux : l’environnement naturel dans lequel évolue chaque animal est immense…
Aucune cage ne les retient… c’est vous qui êtes enfermés pour les admirer !