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Faire de ses études une expérience agréable

Image Jess 2 apple_A15Par Jessica Lavoie, étudiante à la Maitrise en lettres

L’article que je vous propose aujourd’hui est inspiré du livre Assieds-toi et écris ta thèse! Trucs pratiques et motivationnels pour la rédaction scientifique de Geneviève Belleville, professeure à l’École de psychologie de l’Université Laval. Lors des journées de la relève en recherche organisées par l’Association francophone pour le savoir (Acfas), qui se tenaient le 24 et 25 septembre 2015 à l’Université Laval, j’ai eu la chance d’assister à l’atelier Trucs pratiques pour la rédaction de mémoire ou de thèse de Mme Belleville. En plus de m’offrir de nombreux outils pour la rédaction de mon mémoire, cet atelier m’a également permis de réfléchir aux différents moyens qui facilitent non seulement les études supérieures, mais aussi celles de premier cycle et les études collégiales. J’ai donc décidé de vous présenter ici quelques trucs, provenant de madame Belleville et de mon expérience personnelle, qui vous permettront (je l’espère) d’être plus efficace dans votre cheminement académique.

1. Distinguer les trois étapes de la rédaction
Lorsque vous devez produire un travail (dissertation, travail long, recherche, critique, etc.), assurez-vous de faire les trois étapes suivantes :

1) La planification
Faites un plan détaillé de votre travail. Même si cette étape peut sembler ennuyante, sa pertinence ne doit pas être mise en doute! Le temps que vous passez à produire votre plan (idées principales, idées secondaires, citations, explications, etc.) est grandement bénéfique pour l’avancement de votre travail. Plus un plan est bien établi, plus la rédaction est simple et rapide!

2) La rédaction
Écrivez rapidement les idées qui vous passent par la tête sans vous réviser.

3) La révision
Si possible, laissez passer du temps entre la rédaction et la correction du travail. Plus ce laps de temps est grand, plus vous prenez du recul quant à votre texte et, donc, plus vous êtes en mesure de le corriger efficacement.
Questionnez la structure de l’argumentation (clarté des informations, fil conducteur, idées principales et secondaires, preuves, explications des citations, etc.), la nécessité de chaque phrase et la précision de chaque mot.
Veillez à ce que vos phrases soient simples et courtes (sujet + verbe + complément).
Corrigez votre travail (orthographe, grammaire, syntaxe et ponctuation).
Relisez votre travail à voix haute. De cette manière, vous remarquerez plus aisément les tournures de phrases inappropriées ou les phrases trop longues.

2. Éviter la procrastination
C’est un fait réel : plus on retarde le moment de faire un travail, plus ce travail nous apparaît fastidieux, colossal et angoissant. Plus on est anxieux, plus on évite de commencer le travail. C’est un cercle vicieux dont il faut absolument s’éloigner pour cheminer de manière agréable.

3. Se sentir bien dans sa tête et dans son corps
Je crois que le meilleur moyen d’arriver à se sentir bien est de dormir et de bouger suffisamment. Le sommeil permet de recharger ses batteries, ce qui est primordial pour tout étudiant dont les fonctions cérébrales sont suscitées durant plusieurs heures d’affilée. Un autre type de répit que l’on peut offrir à son cerveau est l’activité physique. Le fait de bouger permet non seulement de rester en forme, mais aussi de prendre une pause mentalement. Effectivement, la pratique d’activité physique nous permet de penser à autre chose qu’à notre cours du lundi ou à la dissertation qu’il faut terminer pour jeudi. Faire du sport en écoutant de la musique est, je crois, encore plus bénéfique et relaxant.

4. Se récompenser
Après avoir réalisé les tâches que vous vous étiez fixées, prenez du temps pour vous. Faites ce que vous aimez, passez du temps entre amis ou avec votre famille, allez au cinéma ou lisez un bon livre. Bref, faites-vous plaisir!

J’espère que ces quelques conseils vous seront utiles! N’hésitez pas à me suggérer les vôtres.

À bientôt,
Jessica

Les Journées de linguistique: par des étudiants, pour des étudiants

Par Xavier St-Gelais, étudiant au Baccalauréat en linguistique et langue française

Quand l’hiver refuse de céder sa place au pricocarde Alexisntemps, il faut renoncer au soleil comme source de motivation. Heureusement, il y en a bien d’autres! Dans mon cas, plusieurs projets ont rendu mon mois de mars fort intéressant. Entre une première expérience d’assistant de recherche et les préparatifs pour une demande de bourse d’initiation à la recherche pour l’été, j’ai eu beaucoup à faire ces dernières semaines.  Pendant la semaine de mi-session, j’ai notamment eu l’occasion de participer à un premier rendez-vous international consacré à mon domaine.

Les 6 et 7 mars derniers se sont tenues à l’Université Laval les XVIIIes Journées de linguistique (JDL), un colloque estudiantin d’un bout à l’autre: toutes les présentations sont faites par des étudiants chercheurs. La majorité d’entre eux étudient à la maîtrise ou au doctorat dans des domaines comme l’éducation, la traduction, la linguistique ou la littérature.  J’ai hésité avant de décider de participer à ces Journées: je pensais qu’avec le peu d’expérience que j’avais (étant en première année de bac), j’aurais de la difficulté à comprendre ce qu’on y présenterait.

Je me trompais complètement! Je n’ai pas eu à regretter une seule fois de m’être déplacé à Québec pour l’occasion. Les communications étaient réparties en plusieurs blocs et duraient chacune 20 minutes: elles étaient suivies d’une période de questions d’une dizaine de minutes. Les sujets étaient des plus variés: de la phonétique dans son application juridique aux changements morphosyntaxiques en cours dans le français parlé à Montréal en passant par une étude des ressources lexicales des bilingues roumain-français… Bref, beaucoup de variété. Plusieurs étudiants de l’UQAC étaient présents, et l’une d’entre elles, Maude Martineau, a présenté les résultats préliminaires de son projet de maîtrise sur l’usage des pronoms relatifs en français de la Nouvelle-France. J’étais heureux de voir une représentante de l’Université à l’oeuvre aux JDL! Cela m’a même donné envie d’y présenter une recherche à mon tour et ce, dès que l’occasion se présentera. Après tout, les étudiants de premier cycle peuvent eux aussi se livrer à l’exercice!

L’ambiance des JDL est très décontractée: une quarantaine de participants, une classe, du café et hop! des liens se créent. Je n’ai pas établi un réseau de contact en claquant des doigts, notamment parce que j’étais moins expérimenté que beaucoup d’autres personnes présentes, mais j’ai vu qu’il s’agissait d’un événement propice à la réflexion collective et au partage de connaissances. J’ai beaucoup appris sur l’application pratique de plusieurs notions vues en classe. Vous avez sûrement déjà pensé à quelques reprises que certaines notions ne semblaient pas avoir d’utilité concrète. Cela m’est aussi arrivé, mais l’imposant éventail de sujets abordés lors des JDL m’a prouvé que la linguistique est un champ très vaste aux applications pléthoriques.

La plupart des sujets étaient faciles d’accès, même pour un étudiant de première année: si l’occasion de participer à un tel colloque s’offre à vous, n’hésitez pas un moment. Les rencontres scientifiques sont l’occasion rêvée de pousser votre apprentissage au-delà de ce qui est vu en classe. J’ai écouté, j’ai retenu. Mais surtout, j’ai senti que je voulais faire partie de ce réseau d’échange et contribuer moi aussi à la recherche en linguistique.

C’est avec une conviction redoublée que je suis revenu des JDL le 7 mars: je suis dans le bon programme!

Site des Journées de linguistique: http://www.ciral.ulaval.ca/jdl/accueil.html

Printemps, lanternes et dragons dans le centre social de l’UQAC

Nouvel An chinois à  l’UQAC – Photo: Justine Lévesque

Par Sebastian Kluth, étudiant au Baccalauréat en enseignement au secondaire — profil univers social

Le 26 janvier 2012 s’est déroulé une activité particulièrement passionnante dans le centre social de l’UQAC. Il y avait un kiosque d’information, une exposition d’objets et plusieurs activités diversifiées dans le but de souligner le Nouvel An chinois.

Cette fête du printemps se déroule sur quinze jours et rassemble dès sa veille, de grandes familles qui tentent souvent de voyager à  leurs lieux d’origine en claquant ensemble des pétards lorsque minuit sonne. Des visites entre amis et collègues sont fréquentes dans les jours qui suivent et la plupart des gens sont en congé pendant la première des deux semaines. La fête est liée à  certaines coutumes comme le grand nettoyage de la maison, suivie de la mise en place de plusieurs décorations incluant des devises parallèles calligraphiées sur des papiers rouges et collées sur les portes. Le portrait du dieu gardien, du dieu de la fortune ou encore le caractère chinois renversé pour bonheur trouve également sa place sur les portes de beaucoup de maisons ou chambres. Deux lanternes rouges sont également souvent fixées sur les portes de ceux et celles qui respectent les traditions anciennes. Cette année, l’année du dragon a commencé le 23 janvier 2012 et trouve sa fin deux semaines plus tard, avec la fête des lanternes.

Les étudiants internationaux qui ne pouvaient pas voyager dans leur patrie ont donc décidé de transférer et de partager cette grande fête dans une atmosphère plus intime ici au Saguenay. Organisées par l’Association des étudiants internationaux et de nombreux étudiants bénévoles d’origine chinoise, les activités ont su attirer un bon nombre de personnes sur l’heure du dîner et durant les pauses des cours, notamment. Même si les prix pour certains petits objets étaient élevés, j’ai décidé de soutenir l’engagement des étudiants en achetant deux paires de baguettes, un bracelet et une sorte d’éventail traditionnel. Mais le plus intéressant était d’avoir l’occasion d’échanger avec plusieurs étudiantes et étudiants de la culture de ce pays fascinant, qui entretient depuis longtemps de bonnes relations avec le Québec et qui accueille de nombreux étudiantes et étudiants de cette nationalité dans ses universités.

Les activités offertes durant cette journée-là  touchaient par exemple la calligraphie chinoise, où l’on pouvait écrire des messages ou simplement son nom en mandarin. On pouvait aussi faire imprimer des cartes de voe“ux. Il y avait aussi un endroit où l’on pouvait faire une consultation de l’art taoïste du feng shui, en faisant analyser son destin à  l’aide de la chiromancie ou du siang mien. Une cérémonie de thé était également possible sur place. Une autre activité intrigante touchait l’art détaillé du papier chinois découpé (ou janzhi), où l’on pouvait choisir des couleurs de papiers et des symboles différents, qui ont  des significations particulières. Ces activités étaient une belle alternative aux kiosques d’informations plus rigides et formels qui trouvent habituellement leur place dans le centre social.

Espérons que d’autres activités culturelles seront organisées et bien visitées dans le futur pour faire rayonner les coutumes diversifiées des étudiants des quatre coins du monde qui fréquentent l’université. Je vous souhaite une bonne année du dragon ou encore: 春节快乐!